Cette voie était une des rares voies transversales qui, depuis Loches (voir voie A2), reliait la partie est du pays des Turons à la partie ouest et à Chinon (voir voie B1), ces deux parties étant séparées par la dorsale que constitue la voie Poitiers-Tours (voie VP2).
vsA6 : de Loches à Saint-Épain
Après Loches cette voie se dirigeait vers Manthelan (voir voie A1) en passant peut-être par Neuville et le Carroi-Jonc (commune de Loches) puis, peu après, à côté du petit menhir, appelé d’une façon paradoxale, la Haute Borne ou la Grande Borne (à gauche de la D760, un peu après la ferme des Passoires, sur la commune de Chanceaux-près-Loches), qui, selon la légende, serait « une pierre qui pousse ».
La voie croisait les voies A1 et A5 à Manthelan puis passait peut-être à Mazère (commune du Louroux) avant d’arriver à La Croix des Barres, à la limite entre Louans et Sainte-Catherine.
C’est là un carrefour où la voie A6 croisait la voie A4, venant de Sainte-Maure et allant vers Saint-Branchs.
Elle continuait ensuite vers Sainte Catherine de Fierbois (voir voie A4).
Après avoir traversé l’actuelle D 910 (ancienne RN 10) la voie arrivait sur la commune de Saint-Épain (voir voie VP2) au lieu-dit les Maisons Rouges puis elle continuait vers le centre de cette commune en passant près des sites troglodytiques et néolithiques du souterrain-refuge de la Cave Fourte, près de la Morinière, et de la Billette.
Il est vraisemblable que la D21, qui passe devant le château de Mongoger, reprenne le tracé de l’ancienne voie.
On trouve, pour ce lieu appelé Mons Gaugerii (la colline de Gaugerius) au 13ème siècle, les orthographes suivantes : Mongauger, Mongoger, Montgauger et Montgoger ; là se dressent les ruines d’un château considéré par Louis XIII comme « une des plus belles maisons de (son) royaume » mais sur lequel la malchance ou la malveillance semble s’être acharnée ; après avoir appartenu à la famille de Sainte-Maure à partir du 12ème siècle, ce château abrita, dit-on, des faux-monnayeurs à la fin du 18ème siècle puis fut dévasté par deux incendies, en 1883 et en 1943.
La voie A6 croisait la voie VP2 à Saint-Épain et nous l’appellerons maintenant la voie B6.
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