Grangé Jean-Christophe : Miserere (2008)
J’ai un peu honte à le dire mais jusqu’à la semaine dernière j’ignorais l’existence de cet auteur et je ne saurais trop remercier l’amie qui m’a conduit à le lire.
- Comment, m’a-t-elle dit, tu ne connais pas Jean-Christophe Grangé !
- C’est bien ?
- Ce n’est pas bien, c’est géant !
Le seul livre de Grangé disponible dans la bibliothèque que je fréquente était Miserere, que j’ai lu en deux jours ou plutôt en deux nuits. En effet, depuis Le nom de la rose d’Umberto Eco puis The Da Vinci code de Dan Brown, aucun thriller (1) ne m’avait autant fasciné et, comme pour ces deux grands romans, auxquels il fait songer, une fois que j’ai eu le livre en main, il m’a été difficile de le lâcher.
Dans un style torturé (comme les victimes), Jean-Christophe Grangé nous présente deux policiers marginaux, d’une noire épaisseur, plongés dans l’empire de la souffrance et à la poursuite d’un monstre (el Ogro) ; mais ne sommes-nous pas tous des monstres ? se demandent les personnages !
Ancien grand reporter, Jean-Christophe Grangé a beaucoup voyagé et nous fait voyager, dans le temps comme dans l’espace ; ancien journaliste (2) , il connaît et nous fait connaître les sombres dessous de l’histoire contemporaine ; auteur d’une maîtrise sur Gustave Flaubert, il a adopté l’écriture chirurgicale et documentée de ce dernier.
Si après ce panégyrique, vous ne vous précipitez pas pour lire Miserere, c’est à désespérer de la critique littéraire !
(1) De l’anglais to thrill = frémir, le thriller est un roman policier ayant pour but de provoquer un délicieux sentiment de peur.
(2) Son travail journalistique a été récompensé par le prix Reuter en 1991 et par le prix World Presse en 1992











