‘Ecrivains en Touraine’

Voici une liste, forcément incomplète, des écrivains ayant un lien avec la Touraine

 

Abraham de la Bretonnière Pierre (1701-1778) :  né et mort à Tours ; auteur de poèmes dans lesquels il parle de la Touraine et de ses écrivains célèbres.

Alcuin (796-804) ; Albinus Flaccus, né en Angleterre et mort à Tours fut sans doute un piètre poète et un piètre philosophe mais il fut aussi un des hommes les plus cultivés de son époque. Nommé par Charlemagne abbé de Saint-Martin-de-Tours, il fit de son abbaye le centre de la « Renaissance carolingienne ».

Balzac Honoré (de) (1799-1850) : voir Balzac et la Touraine.

Baudri de Bourgueil (1060-1130), né à Meung-sur-Loire, il fut abbé de Bourgueil de 1089 à 1107 ; auteur d’œuvres poétiques et historiques (en latin), notamment d’une Vie de Robert d’Arbrissel, le fondateur de Fontevraud.

Beaumarchais (1732-1799) : propriétaire du domaine des Verneries à Vouvray et d’une partie de la Forêt de Chinon, on dit qu’il emprunta à l’entourage du duc de Choiseul, exilé à Amboise, de nombreux détails du Mariage de Figaro.

Bedel Maurice (1883-1954) :  né à Paris, il s’était installé à Thuré, dans la Vienne, où il mourut ; prix Goncourt en 1927 pour son premier roman : Jérôme 60° latitude nord ; est également l’auteur de La Touraine (1936).

Benjamin René (1885-1948) :  né à Paris, il obtient en 1915 le prix Goncourt pour son roman Gaspard et il est le premier lauréat à être élu à l’Académie Goncourt en 1938. Ami de Charles Maurras et de Léon Daudet, collaborateur de l’Action Française, admirateur du maréchal Pétain, redoutable pamphlétaire, René Benjamin fut arrêté à la libération et passa un an en prison avant d’être finalement acquitté. Il avait épousé, en 1916, Elisabeth Lecoy de Saumur, dont la famille possédait le château de Saché et il s’était ensuite installé au manoir du Plessis, à Savonnières, que lui avait fait connaître Joachim Carvallo, le restaurateur du château de Villandry, et où vivent toujours ses descendants.

Benoît de Sainte-Maure (1130-1180) :  né à Sainte-Maure de Touraine ou à Chinon (dans ce cas, de Sainte-Maure serait son nom), Benoît de Sainte-Maure est l’auteur du Roman de Troie, dédié à Aliénor d’Aquitaine et inspiré par les traductions latines des oeuvres d’Homère ainsi que de Estoire (ou Chronique) des ducs de Normandie, oeuvre inachevée commandée par Henri II Plantagenêt.

Béranger Pierre-Jean (de) (1780-1857)  : né à Paris, Béranger ne fut pas qu’un chansonnier ; il fut également un poète pamphlétaire que les plus grands écrivains (y compris Chateaubriand, Lamartine et Mallarmé) admirèrent. Il habita à Tours (place Saint-Eloi) pendant quatre ans après avoir loué la Grenadière à Saint-Cyr-sur-Loire de 1836 à 1839 ; il écrivit une chanson intitulée Les oiseaux de la Grenadière.

Bérenger de Tours (998-1088) : Beringerius Turonnensis, né et mort à Tours, est l’auteur d’écrits théologiques en latin qui eurent beaucoup de succès mais qui furent condamnés par l’Église.

Béroalde de Verville François (1556-1626)  : né à Paris, il vécut à Tours, où il était venu avec le Parlement, à partir de 1589 et il y mourut ; il devint en 1595 chanoine de la cathédrale Saint-Gatien ; son oeuvre la plus connue est Le moyen de parvenir (1617), inspirée de Rabelais.

Bergson Henri (1859-1941)  : connu surtout comme philosophe, Bergson obtint néanmoins le prix Nobel de littérature en 1927. Durant ses dernières années, il séjourna souvent dans une propriété qu’il avait achetée à Saint-Cyr sur Loire : la Gaudinière, située en face de la propriété d’Anatole France : la Béchellerie.

Bidchiren Olivier (né en 1964)  : né à Tours, de son vrai nom Olivier Brosillon ; auteur de poèmes, de nouvelles et de pièces de théâtre. Voir son site officiel

Bizeau Eugène (1883-1989)  : né le 29 mai 1883 à Véretz, (où il fut également enterré), Eugène Bizeau est un poète et chansonnier anarchiste qui collabora à de nombreuses revues, dont Le libertaire. 

Bonnefoy Yves (né en 1923)  : né à Tours, où il passa son enfance et où il fit ses études secondaires au lycée Descartes, Yves Bonnefoy continue à se consacrer à la poésie et aux essais ; un colloque intitulé : Yves Bonnefoy. Écrits récents (2001-2009) a eu lieu à Zürich en 2010.

Bouilly Jean-Nicolas (1763-1842)  : né à la Coudraye (commune de Joué-les-Tours), il fut, pendant la Révolution, membre de la Commission chargée, à Tours, de rédiger un plan d’éducation pour la jeunesse. Auteur prolixe, il a écrit de nombreuses pièces de théâtre, des contes et des poèmes qui l’ont fait surnommer « le poète lacrymal » ; sa pièce : Éléonore ou l’amour conjugal (1794) est à l’origine du livret de Fidelio de Beethoven

Bourgeade Pierre (1927-2009)  : cet écrivain, considéré comme sulfureux, est mort le 12 mars 2009 à Loches

Boylesve René (1867-1926)  : voir Boylesve René

Brodeau Victor (mort en 1540) : secrétaire de François 1er et poète estimé par Marot, il fut le propriétaire de la Chassetière à Notre-Dame d’Oé.

Bruneau de Tours (13ème s.) : considéré comme un des plus anciens poète de langue d’oil et comme le plus ancien poète lyrique de Touraine ; tout ce qu’on sait de lui est qu’il est né à Tours et il ne nous reste de lui que deux chansons.

Chappuys Gabriel(1546-1613) : né à Amboise ; neveu de Claude Chappuys (né également à Amboise, bibliothécaire de François 1er et auteur de poèmes galants, d’épitres et d’épigrammes), Gabriel Chappuys, surnommé le Tourangeau, fut surtout un traducteur et un historien mais il enrichit considérablement ses traductions de nouvelles. 

Choderlos de Laclos Pierre  (1741-1803) : l’auteur des Liaisons dangereuses, alors général, séjourna à Chinon où l’un de ses frères présidait la Société des Jacobins. 

Commire Jean  (1625-1702) : jésuite né à Amboise, il est l’auteur de poèmes (odes, fables, épigrammes, etc.) écrits en latin. 

Courcelles Pierre (de)  (16ème siècle) : né à Candes, cet humaniste hébraïsant et helléniste fit partie de ceux qui tentèrent de réconcilier catholiques et protestants ; il est notamment l’auteur de la Rhétorique (1557) et de Cantiques réformés (1564) 

Courier  Paul-Louis  (1772-1825) : né à Paris, Paul-Louis Courier de Meré passa une partie de son enfance dans la propriété familiale appelée La Véronique à Cinq-Mars-la-pile. Officier dans les armées républicaine et napoléonienne, il était plus intéressé par le grec que par la guerre et il publia une nouvelle édition complète de Daphnis et Chloé. Libéral et anticlérical, il écrivit de nombreux pamphlets qui lui suscitèrent de nombreux ennemis ; il fut assassiné le 10 avril 1825 dans la forêt de Larçay (qu’il avait achetée en 1815), près de Véretz (où il habitait, à la Chavonnière), par son garde-chasse Louis Frémont, manipulé, dit-on, par l’épouse de son maître. Sa tombe est dans le cimetière du village et il y a un monument en son honneur près du château. Voir aussi voie romaine VP1b

Courteline Georges (Georges Moineaux)  (1858-1929) : Georges Moineaux, de son vrai nom, et fils de Jules Moineaux (voir ci-dessous), Courteline naquit à Tours, où il séjourna chez ses grands-parents, rue de Lariche, aujourd’hui rue Courteline, jusqu’en 1870. C’est aussi à Tours qu’il se réfugia pendant la Première guerre mondiale, allant souvent à Saint-Cyr sur Loire pour rendre visite à son ami Anatole France. 

David Georges (1878-1963) : né à Richelieu, écrivain qui s’est surtout consacré aux romans régionalistes, dont certains mettent en scène les habitants de sa ville natale, comme La ville aux eaux mortes (1956). 

Descartes René (1596-1650) : voir Descartes

Droz Gustave  (1832-1895) : Né à Paris, Gustave Droz acheta en 1880 le château de La Vauguyon à Parilly (Voir Rabelais : Chinon) et commença à le restaurer. Son ouvrage le plus célèbre : Monsieur, Madame et Bébé (1866) : un recueil d’articles sur sa vie familiale parus dans La vie parisienne, connut un immense succès en Europe et aux USA. 

du Bellay Joachim (1522-1560)  : Né au château de la Turmelière à Liré (Maine et Loire), il passa également une partie de son enfance dans le château de Gizeux, propriété familiale (de 1315 à 1660) située au nord de Bourgeuil, en Anjou autrefois mais actuellement en Indre-et-Loire. Il était le neveu du cardinal Jean du Bellay qui le protégea, comme il avait protégé Rabelais. 

Duchêne Georges (1824-1875) : né à Beaumont en Véron et ancien élève du petit séminaire de Tours, il devint à Paris un journaliste révolutionnaire, ami de Proudhon ; sa collaboration aux différents journaux fondés par ce dernier lui valurent de nombreuses années de prison.

Dutens Louis  (1730-1812) : né à Tours de parents calvinistes, il se réfugia à Londres où il devint historiographe du roi d’Angleterre. Il est l’auteur de nombreuses oeuvres, notamment Mémoires d’un voyageur qui se repose (1806), dans lesquelles il raconte de nombreuses anecdotes et parle de Voltaire avec qui il entretint des relations amicales. 

Elléouët Yves  (1932-1975) : ce poète, peintre et écrivain, proche du mouvement surréaliste, épousa en 1956 Aube, fille d’André Breton ; à l’instigation de Calder, dont il était l’ami, il s’installa en 1966 à Saché, où il mourut à l’âge de 43 ans et où il est enterré. 

Engerand Roland (1900 ? – 1951)  : cet officier nommé chef de bataillon au 501ème Régiment des Chars de Combat de Tours en 1923, s’installe à la Fabrice à Saint-Cyr-sur-Loire où il commence à écrire, notamment des ouvrages historiques centrés sur la Touraine, comme Adorable Touraine et où il meurt le 10 novembre 1951. Il est enterré au cimetière République de Saint-Cyr-sur-Loire. 

Fame René (1499-1540) : fils d’un banquier de Tours, propriétaire du château de Mazières à Notre-Dame-d’Oé et humaniste tourangeau, il traduisit notamment en français les œuvres d’Erasme.

France Anatole  (1844-1924) : Né à Paris, il mourut dans sa propriété de La Bechellerie à Saint-Cyr sur Loire où il s’était retiré en 1914. Cette propriété appartint ensuite à son petit-fils : l’écrivain Lucien Psichari.

Frédégis : Fredegisus, né en Angleterre, mort à Tours en 834. Nommé abbé de Saint-Martin-de-Tours, il fut l’auteur de poèmes philosophiques et théologiques en latin.

Gatineau Péan, chanoine de Saint-Martin-de-Tours au 13ème siècle, il fut musicien, historien et poète en langue latine.

Genet Jean (1910-1986) : dans sa jeunesse, après plusieurs fugues, il est enfermé dans la colonie pénitentiaire de Mettray (au nord de Tours), créée en 1840 et fermée en 1939 ; dans son roman Le miracle de la Rose (1946) il évoque ce lieu ainsi que la centrale pénitentiaire de l’abbaye de Fontevraud où il est dit souvent qu’il séjourna ; mais les registres d’écrou ne signalent pas la présence de l’écrivain. 

Genevoix Maurice  (1890-1980) : la vie de Maurice Genevoix est surtout liée au Loiret où il habita une grande partie de sa vie mais aussi à Champigny sur Veude où il vint souvent en vacances. 

 Grécourt (abbé) : Willart de Grécourt Jean-Baptiste (1673-1743) : né à Tours d’où sa mère était originaire ; bien que prêtre et chanoine de Saint-Martin de Tours, il écrivit de nombreux contes licencieux et des poèmes souvent libertins. Son oeuvre a été publiée en en 1881 sous le titre : Oeuvres badines de l’abbé Grécourt. 

Grégoire de Tours : Georgius Florentius Gregorius, né à Clermont-Ferrand en 539, mort évêque à Tours en 594. Auteur d’une Vie de Saint Martin et d’une monumentale Histoire des Francs (en latin).

Guy de Tours (1562-1611) : avocat au Présidial de Tours et ami de Ronsard, il fut l’auteur de poèmes lyriques et érotiques.

Halet Pierre  (1924-1996) : né en Alsace, Pierre Halet s’installe à Chançay, près de Vouvray en 1947 et il y restera jusqu’à sa mort, cultivant sa vigne avec passion. Il est l’auteur d’une oeuvre importante ! poèmes, contes, nouvelles, pièces de théâtre. 

Hildebert de Lavardin (1056-1133) : mort évêque de Tours, il fut l’auteur de pièces satiriques et d’œuvres théologiques ; il est aussi considéré comme un des meilleurs poètes latins de son époque.

Jean de Marmoutier : moine à l’abbaye de Marmoutier entre 1164 et 1173, il est considéré comme un des premiers historiens et il est l’auteur d’une des Chroniques des comtes d’Anjou (en latin).

Laclavetine Jean-Marie (né en 1954) : né à Bordeaux, Jean-Marie Laclavetine vit à Tours ; il a écrit des oeuvres sur Rabelais et sur la Loire ; il a été président du Centre Chorégraphique National de Tours de 1989 à 1993. 

Lefèvre Frédéric (1889-1949) : professeur à Perrusson, c’est lui qui fut à l’origine de la carrière littéraire de Maurice Mardelle.

Luce Gaston (1880-1965) : né à Huismes, instituteur à Amboise, Rivière et Tours ; auteur de nombreux poèmes, parus notamment dans, Prébendes d’OéMa Touraine et Le jardin de Ronsard.

Maeterlinck Maurice (1862-1949) : l’auteur de L’oiseau bleu (1909), prix Nobel de littérature en 1911, séjourna dans le château du Coudray-Montpensier à Seuilly, qui fut la propriété des parents de son épouse Renée Dahon, de 1926 à 1930. (Voir : Maurice Maeterlinck, hôte de la Touraine (1998) de Catherine Réault-Crosnier). 

Mardelle Maurice  (1886-1948) : né à Perrusson, à côté de Loches, il fit ses études au collège Saint-Martin de Tours puis revint s’occuper de la menuiserie familiale ; surnommé l’écrivain-charpentier ou le chantre de Perrusson, il écrivit des poèmes, des romans et des nouvelles ; son oeuvre la plus intéressante : Pierruche au soleil, publiée en 1935, est un recueil de six contes, inspirés par Rabelais. 

Marolles Michel (de)  (1600-1681) : né au château de Marolles (commune de Genillé), il fut abbé de Baugerais (commune de Loché-sur-Indrois) et de Villeloin ; il est surtout connu pour avoir rassemblé une importante collection d’estampes et pour ses Mémoires

Mary Jules  (1851-1922) : né dans les Ardennes, Victor Martinie, dit Jules Mary, habita pendant de 1897 à 1904 dans le château de la Chevrière, à Saché. Il fut surnommé le Balzac du pauvre ; ses oeuvres les plus connues sont Roger-la-honte et La pocharde

Moineaux Jules  (1815-1896) : pseudonyme de Joseph-Désiré-Jules Moineaux, écrivain né à Tours au 34 rue Eugène Sue (nommée alors rue des anges) ; auteur notamment de Le bureau du commissaire, Les gaités bourgeoises, Les tribunaux comiques, œuvres qui annoncent celles de son fils Georges Moineaux, dit Courteline. Curieusement la plaque dans la rue qui porte son nom (près de la cathédrale) indique les dates : 1824-1895. 

Montesquiou Robert (de) (1855-1921) : ce célèbre dandy, qui inspira le des Esseintes de Huysmans et le baron de Charlus de Proust, fut aussi un poète, ami de Mallarmé, et il venait parfois au château de Charnizay, qui appartenait à sa famille.

Moreau Jean-Luc  (né en 1937) : né à Tours ; agrégé de russe ; traducteur et poète. 

Morin Robert (1893-1925) : cet écrivain régionaliste vécut au manoir de Ménard à Pocé-sur-Cisse ; il est notamment l’auteur de Mélie, buttelière, roman publié en 1926 (après sa mort prématurée), qui se passe à Limeray

Néricault-Destouches Philippe  (1680-1754) : né à Tours, Philippe Néricault prit le pseudonyme de Des Touches en tant que comédien ; il écrivit de nombreuses comédies comme Le philosophe marié (1727) ou Le glorieux (1732). Membre de l’Académie Française en 1723. 

Nicolas de Troyes : domicilié en Touraine dans les années 1530, il publie, avant Rabelais, des nouvelles satiriques réunies dans le Grand Paragon des nouvelles Nouvelles.

Nizan Paul  (1905-1940) : né à Tours ; agrégé de philosophie ; auteur de pamphlets  comme Aden Arabie (1931) et de romans comme La conspiration (1938) ; il rompt avec le PCF, dont il était un des dirigeants, après la signature du pacte germano-soviétique et il est tué (assassiné ?) au début de la seconde guerre mondiale lors de l’offensive allemande contre Dunkerque. 

Papillon Marc dit Capitaine Lasphrise (1555-1599) : né vers 1555 près d’Amboise et petit-fils de Jean Prévost, seigneur de Forges à Neuillé-le-Lierre (37380), il participa à des expéditions militaires contre les Turcs puis aux guerres de religion du côté de la Ligue, avant de se retirer sur ses terres de Nazelles, où il meurt vers 1599. ; poète satirique et érotique, il écrivit une oeuvre immense (plus de 20 000 vers), notamment Les amours de Théophile pour une religieuse et L’amour passionné de Noémie pour une de ses cousines : Noémie la Tourangelle 

Queneau Raymond  (1903-1976) : il est né au Havre mais sa famille est originaire de Saint-Epain, où elle est toujours présente à la ferme de La Touche ; son oeuvre la plus célèbre est Zazie dans le métro (1959) mais Raymond Queneau a aussi écrit de nombreuses chansons, dont Le fromage de Sainte-Maure. Il fit plusieurs séjours à Saint-Épain, notamment de 1913 à 1923. 

Quillet Claude  (1607-1661) : né à Chinon, ce poète latin, dont Racine disait : « il me semble qu’on ne peut pas faire de plus beaux vers latins … » fut notamment l’auteur de la Callipédie ou L’art de faire des beaux enfants (1665) ; il fut également secrétaire du maréchal François-Annibal d’Estrées,  ambassadeur de France à Rome. 

Rabelais François (1494-1553)  : voir Rabelais à Chinon

Racan (Honorat de Bueil, seigneur de) (1589-1670) : né à Aubigné-Racan (dans la Sarthe), le poète Racan se retira sur ses terres de Touraine dès 1630 et fit reconstruire le château de La Roche-Racan à Saint-Paterne Racan. Poète et ami de Malherbe, il fut un des premiers académiciens lors de la création de l’Académie Française en 1634. 

Rancé : Armand Jean le Bouthillier de Rancé (1626-1700) : neveu de Victor le Bouthillier, évêque de Tours, il commença par mener une vie dissolue, bien qu’étant déjà prêtre et abbé commendataire de l’abbaye de la Trappe en Normandie ; mais après la mort de sa maîtresse : la duchesse de Montbazon, il se retira dans son château de Veretz avant d’entreprendre une réforme austère de la Trappe ; auteur d’œuvres mystiques et théologique. Voir la Vie de Rancé de Chateaubriand.

Rapin René  (1621-1687) : jésuite né à Tours, il est l’auteur d’une oeuvre abondante, écrite en vers latin ou en prose ; ses Eglogae sacrae (1659) lui valurent le surnom de « second Théocrite«  . 

Raspail Jean  (né en 1925) : cet écrivain (que je n’apprécie pas particulièrement), est né à Chemillé-sur-Dême et il est donc juste de le faire figurer dans cette liste. Il est l’auteur de nombreux romans, dont notamment Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, publié en 1981 et grand prix de l’Académie Française. 

Romains Jules  (1885-1972) : né en Haute-Loire, Louis Farigoule (dit Jules Romains) s’installa en 1928 à Saint-Avertin où il acheta le manoir de Grandcour, ancienne closerie du 17ème siècle, et où il écrivit la plus grande partie de son oeuvre. Il fut nommé citoyen d’honneur de Saint-Avertin en 1963. Alors qu’il était à l’hôpital Foch à Paris, en 1972, ses dernières paroles, adressées à sa femme, furent : »l’année prochaine (…) nous passerons un bon été tous les deux à Grandcour. »

Ronsard Pierre (de) (1524-1585)  : voir Ronsard

Rougé Jacques-Marie  (1873-1956) : né à Ligueil, il s’intéressa particulièrement au folklore de la Touraine et il fut le conservateur du musée de la préhistoire du Grand-Pressigny. 

Rousseau Jean-Jacques  (1712-1778) : amoureux de Louise-Marie Dupin, dont il fut le secrétaire particulier de 1745 à 1751, Rousseau séjourna alors au château de Chenonceau, qui appartenait à l’époux de celle-ci  : le fermier général Claude Dupin

Saint Bris Gonzague  (né en 1948) : né à Loches, il fut élevé dans le château du Clos Lucé à Amboise ; sa mère : la poétesse Agnès Mame, est de la famille des célèbres imprimeurs de Tours ; auteur de nombreuses œuvres souvent d’inspiration historique ; son roman Les vieillards de Brighton obtint le prix Interallié en 2002 ; créateur du festival littéraire La forêt des livres à Chanceaux-près-Loches

Scarron Paul  (1610-1660) : né à Paris, l’auteur du Roman comique, acquit en 1643 le château de la Vallière, à Négron (aujourd’hui Nazelles-Négron) en Touraine ; il avait aussi des possessions à Limeray, où il séjourna en 1652/1653 au moment de son mariage avec Françoise d’Aubigné, petite fille d’Agrippa d’Aubigné et future marquise de Maintenon

Senghor Léopold Sédar   (1906-2001) : agrégé de grammaire, il fut professeur au lycée Descartes de Tours de 1935 à 1938 ; pendant cette période il écrivit de nombreux poèmes, comme Jardin des Prébendes, où il est présent sous la forme d’une sculpture moderne, dont la plupart seront publiés dans Chants d’ombre (1945) et dans Hosties noires (1948). Après avoir été Président de la République du Sénégal de 1960 à 1980, Senghor sera élu à l’Académie française en 1983. 

Tallemant des Réaux Gédéon  (1619-1692) : né à La Rochelle, Gédéon Tallemant des Réaux acquit en 1651 le château de Plessis-Rideau, sur la commune de Chouzé-sur-Loire, près de Bourgueil, qui dès lors s’appela le château des Réaux. Familier de l’hôtel de Rambouillet, il y trouva là l’inspiration de la plus grande partie de ses Historiettes

Theuriet André (1833-1907) : né à Marly-le-roi, André Theuriet vécut à Sainte-Maure de Touraine et à Tours de 1859 à 1863.  La Touraine lui inspira des poèmes comme Véretz ou La chanson du vannier (de Villaines-les-rochers) ainsi que des romans Eusèbe Lombard et Le fils Maugars, situés à Paulmy ou comme L’abbé Daniel soustitré : études de la vie de campagne. Il fut élu à l’Académie Française en 1896. 

Vielé-Griffin Francis  (1864-1937) : né au USA, ce poète symboliste, ami de Mallarmé, s’installa en Touraine, à Nazelles (aujourd’hui Nazelles-Négron). 

Vigny Alfred (de)  (1797-1863) : voir Vigny et Loches

 

Liste des écrivains

Dimanche 30 mai 2010