Mallarmé à Valvins (1874-1898)

Le journaliste Henri Roujon, qui fut aussi directeur des Beaux Arts et académicien, a laissé La Galerie des Bustes, une brève description de la Maison de Valvins : « quelques toiles de Jouy aux murs blanchis à la chaux, de bons vieux fauteuils, des livres des amis, quelques kakemonos, une pendule de Saxe digne d’un musée donnaient à cet asile champêtre une grâce d’aristocratie ». C’est lui qui, à la mort de Mallarmé, prononcera un discours « au nom des anciens ».

Jardin de la maison

James Whistler parle aussi, dans une lettre à sa femme, de cette maison où il séjourne en juin 1891 : « Mallarmé charmant. Une merveilleuse petite maison de campagne au bord de la rivière, où la petite famille mange de la soupe aux choux et s’habille n’importe comment ! ».


En effet, Mallarmé aime s’occuper de son jardin et comme il l’écrit à sa femme Marie et à sa fille Geneviève : « Tous les matins je me promène avec le sécateur et fais leur toilette aux fleurs avant la mienne ». Il porte alors des sabots, peut-être semblable à ceux que l’on voit sur une surprenante photo de Mallarmé en paysan ! Selon Hélène Pillu, conservatrice adjointe du musée Mallarmé, qui a aimablement accepté de relire et de corriger cette partie, il est possible que cette photographie ait été prise à Clermont-Ferrand en août 1888, alors que Mallarmé est au Splendide Hôtel de Royat où séjournent aussi Méry Laurent et le docteur Evans. (Voir les portraits de Mallarmé ainsi que Mallarmé rue de Rome).

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Un commentaire pour “Mallarmé à Valvins (1874-1898)”

  1. ANDRE MURCIE dit :

    Cher Pierre-Marie Danguigny,

    Pour information : vous trouverez plusieurs articles consacrez au musée Mallarmé sur notre site le-cygne-noir.com
    dans la rubrique INTENTIONS 2.

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