Les ami-e-s de Mallarmé

Auguste Renoir (1841-1919)


C’est sans doute en 1873 que Mallarmé fit l,a connaissance, par l’intermédiaire de Manet d’Auguste Renoir.


Mallarmé écrivit pour lui ce quatrain-adresse :

Villa des Arts, près l’avenue

De Clichy peint Monsieur Renoir

Qui, devant une épaule nue

Broie autre chose que du noir.


Il écrivit également cette dédicace sur un exemplaire de Pages, dont le frontispice avait été dessiné par Renoir :

Offre à sa vision amie un promenoir

Mainte page du livre illustré par Renoir.

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Renoir : frontispice de Pages (détail)

À propos de ce frontispice : une femme plantureuse qui évoque Le phénomène futur, Huysmans écrit à Mallarmé, en 1891 « le Renoir (…) très curieux, met réellement un alléchant panneau à votre porte, derrière laquelle diabolise le magistral ecclésiastique dont vous narrez les mélancoliques prouesses. »

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Mallarmé par Renoir

En 1892 Renoir fait le portrait de Mallarmé mais selon Edmond Bonniot ce portrait ne plut pas à Mallarmé qui se trouvait avoir l’air d’un « financier cossu ».

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Mallarmé et Renoir par Degas

C’est en 1895 que Degas fait cette fameuse photographie représentant Renoir et Mallarmé ; cette photographie, prise chez Julie Manet et ses cousines, au 40 rue de Villejust, fut donnée par Degas à Valéry, qui y écrivit cette légende : « Cette photographie m’a été donnée par Degas, dont on voit l’appareil et le fantôme dans le miroir. Mallarmé est debout auprès de Renoir assis sur le divan. Degas leur a infligé une pose de 15 min. à la lumière de neuf lampes à pétrole (…) »

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Renoir avec Misia et Thadée Natanson, après l’enterrement de Mallarmé

Très affecté par la mort de Mallarmé, Renoir, dit-on, but plus que de raison au cours du repas qui suivit l’enterrement et s’excusa en disant : « Ah ! c’est qu’on n’enterre pas Mallarmé tous les jours ! »

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Un commentaire pour “Les ami-e-s de Mallarmé”

  1. MERY LAURENT dit :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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