LE BOURG ET L’ÉGLISE SAINT-VINCENT

Quand on vient de Pussigny par la D 18, on entre dans la commune au Moulin de Libéré et l’on peut voir, peu après, sur la droite une cheminée de four à chaux puis, en contrebas, un ancien lavoir, datant du moyen-âge.

   

On arrive ensuite sur la place Saint Vincent, patron des vignerons, qui a sa statue (dont la tête a été refaite) en haut de la place.

Statue de Saint-Vincent
Statue de Saint-Vincent

C’est lui qui a donné son nom à l’église.

L’église Saint-Vincent, à Antogny, est une église romane du 11ème siècle, qui a sans doute remplacé une église antérieure ; elle a été agrandie au 12ème siècle vers le sud (en amont de la Vienne) et de ce fait le portail d’entrée a été déporté sur la gauche. Le mur latéral sud est percé de trois petites baies en plein cintre. Le clocher, octogonal, est de style auvergnat. De chaque côté du porche, des pierres, dites pierres d’attente des morts, permettaient, au moyen-âge, l’exposition des défunts.

  

À la fin du 11ème siècle, cette église qui, à l’origine, appartenait à deux seigneurs de Nouâtre, fut donnée à l’abbaye de Noyers, comme l’indiquent plusieurs chartes du cartulaire de cette abbaye. Voir notamment les chartes 211 et 212 de 1091. Ces deux « seigneurs » étaient Ervisus Chabron et Simon de Nouâtre, neveu de Ganelon.

À l’intérieur, on peut remarquer la cuve baptismale, qui est d’origine et qui a été replacée en 1957 dans l’église après une belle restauration ainsi que, dans le chœur, à gauche, un petit vitrail moderne représentant saint Christophe traversant la Vienne à Tivoli (au bord de la Vienne, près des Ormes). Cette belle église est toujours ouverte (ce qui est rare dans la région) et peut être visitée facilement.

Non loin de l’église, après le Prieuré, où, selon la tradition, Aliénor d’Aquitaine serait passée, une petite route, à gauche, qui mène aux Ormes (dans la Vienne), conduit à l’ancien cimetière, dont les tombes ont été dévastées par les crues de la Vienne mais aussi, pensent certains, par le vandalisme de quelques personnes. À côté de cet ancien cimetière, une aire de pique-nique, au bord de la Vienne, peut accueillir les promeneurs ; il y avait là un gué permettant de rejoindre, le beau manoir du Pin, situé sur la commune des Ormes.

2 ont commenté “Antogny-le-Tillac

  • a écrit le :

    Juste une petite précision tirée du livre de Stéphane Gendron: L’origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire.
    « En 1987, la commune d’Antogny obtint la suppression des traits d’union à l’intérieur de son nom. Trois autres communes connaissent cette exception en France: Thiron Gardais (Eure-et-Loir), Salles les Alpes (Hautes-Alpes) et, avec suppression partielle, Fontcouverte-la Toussuire (Savoie) ».

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