LES ROCHES TRANCHELION

Collégiale des Roches-Tranchelion (avril 2013)

Le château : de la forteresse édifiée au 15ème siècle par Guillaume de Tranchelion (voir Histoire) et qui était déjà détruite à la Révolution, il reste des vestiges de la porte d’entrée fortifiée, du mur nord avec une tour carrée et de la muraille sud ainsi que des casemates creusées dans le rocher.

La collégiale : l’église actuelle a été construite au 16ème siècle par Lancelot de la Touche (voir histoire) ; la façade avec ses niches à colonnettes, et son pinacle représentant le Père Éternel coiffé de la tiare et entourés d’anges munis d’une double paire d’ailes, la main gauche appuyée sur la Terre et la main droite bénissant les visiteurs, est des rares témoignages du gothique flamboyant en Touraine. On peut voir à l’intérieur une jolie niche avec un dais richement sculpté (dans le bras du transept) ainsi que, dans le chœur, l’entrée d’une crypte funéraire creusée dans le rocher et destinée à recueillir les seigneurs du lieu. Les murs de la tour d’escalier montant au clocher sont couverts de graffiti ; la plupart ont été écrits par des soldats, sans doute en poste au camp du Ruchard mais on peut aussi distinguer dans l’embrasure d’une fenêtre un graffiti daté « mil cinq cens soixante et ung »  et attribué à Gabriel de Montgommery. Selon Jacques Maurice (voir Bibliographie), il existe aussi deux autres graffiti anciens, l’un indiquant  «  Vigne Tounner, couvreulx, demorant à Crissé, mil cinq cens XXIII », et l’autre « la cloche paise 95 livres, la petite 61. Elles sont faites aux frais de Pierre-Candide Perraud ». Ce dernier fut le doyen des cinq chanoines de 1768 à 1790. En effet Lancelot de la Touche avait institué un collège de cinq chanoines (d’où le nom de l’église) chargés d’assurer la célébration du culte, qui perdura jusqu’à la Révolution ; les vestiges de la maison des chanoines subsistent au bas d’un escalier descendant de la butte.

Pinacle de la collégiale (avril 2013)

Dans le chemin qui passe sous la Collégiale, qui, m’a-t-on dit, s’appelait la rue chaude, on peut voir des habitations troglodytiques ; la première est ouverte et contient une belle cheminée.

Lavoir des Roches-Tranchelion (avril 2013)

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