HISTOIRE

Le nom de cette commune apparaît pour la première fois au 8ème siècle, sous la forme Bragonnum, dans le cartulaire de l’abbaye de Cormery  Ce toponyme vient du gaulois Burnomagos, signifiant « le marché de Burnos » ou « le marché de la source », du gaulois « born ».

n°6 bipenne (Cordier)
n°6 bipenne (Cordier)

Une moitié de bipenne à flancs arrondis et grandes faces légèrement concave, en roche d’aspect doléritique bien polie, a été trouvée à 1,3 km à l’est du bourg. Voir Gérard Cordier  : Instruments perforés de l’Indre-et-Loire, in Bulletin de la Société Préhistorique Française, 75-2, 1978.

 

Selon le docteur Louis Dubreuil-Chambardel, des silex taillés ont été découverts au nord-est du bourg (Les Perrières et La Durellière), à l’est (La Davière), à l’ouest (Paimbault et Chemily) et au sud-ouest (La Soultière).

 

Chemely (août 2014)

Une villa gallo-romaine se trouvait au lieu-dit Chemely, qui vient de Camiliacus ou domaine de Camilius.

L’ancienne voie romaine allant de Poitiers à Amboise passait au nord de cette paroisse et son tracé sert encore de limite entre Bournan et Bossée.

Ancienne voie romaine entre Sepmes et Bossée (août 2014)

Le territoire de Bournan fut donné par Charlemagne à l’abbaye Saint-Martin de Tours puis à l’abbaye de Cormery, par l’abbé Ithier. Cette dernière fonda à Bournan un petit prieuré bénédictin.

Au moyen-âge, Bagneux (voir ci-après), la Benardière et les Aigremont (voir ci-après) constituaient des fiefs nobles.

Plan du souterrain-refuge

Dans le bourg il y avait également un souterrain refuge creusé dans le tuffeau et dont l’entrée se trouve dans une maison de la rue de Versailles.

Un visiteur décrit ainsi ce souterrain « Dans la cave d’une maison du bourg, un long escalier rectiligne (…) s’enfonce dans le roc. (…) Cet accès est prolongé par une large galerie, mais sur la droite, un autre boyau moins important recèle deux curieux personnages. Figées dans la pierre, deux silhouettes humaines, l’une allongée et l’autre debout, se font face. (…) Revenons auprès de l’escalier dans la large galerie centrale. (…) Plus loin, le couloir s’incurve brusquement et au fond (…) un mur obstrue le couloir sur les deux tiers de sa largeur. Cette importante construction est d’autant plus intrigante qu’une fente, véritable œil noir surveillant l’intrus, est aménagée entre les pierres. (…) Plus loin, la large galerie s’incurve fortement (…) après une dizaine de mètres (…) une salle s’ouvre dans la paroi de droite. La voûte est arrondie et au fond, dans la roche, deux hautes niches en arc brisé (…) celle de droite présente un fond sculpté ; faisant saillie, une croix se dresse sur un socle. Deux petites niches (…) accompagnent cette croix. Cette décoration a sans doute une vocation religieuse et ce lieu semble bien avoir été réservé au culte, constituant véritablement la chapelle du souterrain. (…) Cet immense réseau, un des plus importants de Touraine, comportant à peu près 150 mètres de galeries, a gardé son entrée initiale. (…) La capacité de ce souterrain-refuge est très importante et il devait abriter une véritable communauté. »

À l’est du bourg, près du lieu-dit Laisse-les-dire, se trouve un dépôt de pierres ferrugineuses, qui, selon la tradition, étaient ramassées et vendues clandestinement.

Dépôt de pierres ferrugineuses (août 2014)

En septembre 1912, les grandes manœuvres de l’ouest se terminèrent par la prise de Bagneux. L’assaut final fut suivi, depuis le château, par le président Armand Fallières, le Grand Duc Nicolas de Russie et le ministre français de la guerre Alexandre Millerand.

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