Le nom de cette commune, au confluent de la Loire et de la Vienne, apparaît pour la première fois, dans une lettre de Sulpice Sévère sous la forme Condacensem diocesim, venant du gaulois Condate et signifiant « église du Confluent »

Candes Août 2015
Candes (Août 2015)

PATRIMOINE À VOIR

De l’époque gauloise : Les bornes des Trois évêchés : à La Bournée, au sud-ouest du bourg se dresse une ancienne borne gauloise, qui marquait le point de jonction de trois territoires : celui des Turons, celui des Pictons et celui des Andécaves. Une autre borne gallo-romaine, portant les noms de ces trois peuples, fut ensuite placée à proximité ; après restauration, elle fut réinstallée en 1981. Cette position privilégiée explique qu’une agglomération relativement importante s’établît là dès l’époque gauloise mais tout ce qui a été découvert date de l’époque gallo-romaine.

Les bornes des 3 évêchés (mars 2019)
Les bornes des 3 évêchés (mars 2019)

De l’époque gallo-romaine : quand la Vienne est basse, on peut encore voir des pieux de bois qui émergent au-dessus de la surface de l’eau. En 1996, on observa 46 pieux dans la Vienne et 6 pieux dans la Loire, preuve qu’un pont franchissait les deux cours d’eau en passant sur la langue de terre située au confluent et appelée la Coue (Queue) du Pré. Analysés par la dendrochronologie, certains de ces pieux ont été datés de 14 avant JC.  Un second pont, plus solide, fut construit au 1er siècle après JC. Voir notamment l’article de Jean-Paul Lecompte et Gilles Courtoux : Les aménagements antiques dans la confluence de la Vienne et de la Loire à Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire) in Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 57, 2011.

 

Les pieux de l'ancien pont (photo JP Lecompte)
Les pieux de l’ancien pont (photo JP Lecompte)

PATRIMOINE DÉCOUVERT

 

Voir les articles de Christèle Hervé in Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, 1999 et de Stéphanie Philippon in Revue archéologique du Centre de la France, 53, 2014.

 

Du néolithique et de l’âge du fer : Des indices d’occupations du néolithique, dont un nucléus, ainsi que de l’âge du Fer ont été découvert à l’est du bourg.

De l’époque gallo-romaine :

Des fouilles réalisées en 1858 dans le parc du château(B sur le plan) aboutissent à la découverte d’importantes structures antiques, des murs, des décors sculptés ainsi que des sarcophages contenant deux monnaies d’Auguste (empereur de – 24 à + 14) et de Tibère (empereur de 14 à 37) . Les interprétations divergent sur la fonction de ces bâtiments et une polémique éclate entre Charles de Grandmaison, pour qui il s’agit du temple  que Saint Martin détruisit au 4ème siècle pour édifier son église consacrée à Saint-Maurice et Gustave de Cougny qui y voit les vestiges d’une maison de maître d’un domaine gallo-romain.  Jean-Paul Lecompte, auteur des observations les plus récentes (2002-2005) pense, quant à lui, que ce serait un ensemble cultuel monumental ou un forum.

carte wikipedia

Toujours dans le lit de la Vienne, mais parallèlement à son cours et le long de sa rive gauche, en amont des ponts antiques, au lieu-dit la Cale du bac (E sur le plan), des alignements de 54 pieux sont interprétés comme les vestiges d’un ponton ou d’un quai construit au début de notre ère. Le sol est remblayé avec des matériaux comprenant entre autres de nombreux fragments de poteries antiques et de tuiles.

la cale au bac
la cale au bac (relevé C. Hervé)

Deux voies gallo-romaines arrivaient à Candes : la voie suivant la rive droite de la Vienne qui aboutissait à la Coue (Queue) du pré et la voie suivant la rive gauche, près de laquelle des thermes (F sur le plan) ont été découverts un peu avant l’entrée dans l’agglomération. Il est également probable qu’une autre voie atteignait Candes, via Couziers et Fontevraud en passant par la borne des Trois évêchés.

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