Le nom de cette commune, située dans une courbe de la Creuse, apparaît pour la première fois en 850, dans le cartulaire de Cormery, sous la forme In Cambone super Crosam, soit « dans Cambon, au-dessus de la Creuse » et venant du gaulois cambo, signifiant « la courbe »

église de Chambon
église de Chambon

PATRIMOINE DÉCOUVERT

 

Du paléolithique : en 1857, le comte Alexis de Chasteigner de la Roche-Posay découvrit dans le jardin potager de sa propriété de la Custière (au nord-ouest du bourg), des bifaces situés dans ce qui est le premier site paléolithique de Touraine. Voir Jacques Rougé : Le Préhistorique des rives de la Claise et de la Creuse, in Bulletin de la Société Préhistorique française, 3.1, 1906.

La Custière (Tourainissime)
La Custière (Tourainissime)

Du néolithique : Les Chevrettes : sur ce site, situé au sud, entre le bourg et la Creuse, deux fosses ont été découvertes et ont été fouillées en 1991 ; ces fouilles ont fourni des outillages en silex local, des céramiques, des meules en grès et du mobilier datant du néolithique moyen. Ces céramiques ont pris une grande importance puisque les archéologues ont choisi de caractériser l’ensemble des poteries du néolithique moyen découvertes dans le bassin de la Loire par l’appellation de Groupe de Chambon.

Chambon les Chevrettes (JCM)

Sur « la culture de Chambon : Voir :

 

Gérard Cordier: Le cimetière des Chevrettes à Chambon (Indre-et-Loire) et le groupe de Chambon (Association des Publications Chauvinoises, 2014). La « culture de Chambon » fut créée en 1967 par Gérard Bailloud au vu des deux vases publiés (Cordier 1963) et des vases encore inédits du site des Chevrettes à Chambon (Indre-et-Loire). Celui-ci, tout en rapprochant ce site de celui de La Goumoizière à Saint-Martin-la-Rivière (Vienne) [aujourd’hui commune nouvelle de Valdivienne], n’en dissimulait cependant pas la lacune principale : « Dans les deux sites, le matériel lithique est à peu près inexistant ; la tombe de Chambon indique simplement l’usage de flèches à tranchant transversal ». « La céramique constitue un ensemble parfaitement original » où les « décors en moustaches » étaient remarqués. Mais « sans doute, concluait G. Bailloud, est-il prématuré de discuter des affinités précises de cet ensemble culturel avant que la totalité du matériel soit publiée ». En dépit de cette prudente réserve partagée par la suite par divers auteurs, la « culture de Chambon » ou « groupe de Chambon » fit son chemin au-delà des espoirs de son inventeur et du fouilleur du site éponyme.

 

Chambon, bouteille néolithique (MGP)
Chambon, bouteille néolithique (MGP)

Jean-Marc Pierrat : La céramique du site néolithique de Contres (Loir-et-Cher) au sein de la culture Chambon in Revue Archéologique du Centre de la France, 49, 2010

 

Si la légitimité du Chambon comme “ groupe culturel ” est établie par comparaison avec d’autres entités, celles-ci le font toujours apparaître comme la juxtaposition d’héritages et d’influences aux origines très diverses, telles que les avait déjà perçues Gérard Bailloud. L’enjeu est à présent de comprendre comment ces apports ont été assimilés pour construire une identité cohérente sur un vaste territoire centré sur le bassin de la Loire moyenne. La céramique Chambon se distingue ainsi nettement de celle de la culture de Cerny parmi laquelle ouverture circulaire, “ coupes ” de forme simple et “ bouteilles ” à inflexion accentuée prédominent. Elle n’apparaît donc en rien comme une variante régionale ou temporelle de celle-ci : si donc l’entité Cerny est considérée comme une “ culture archéologique ”, il devrait également en être de même pour l’entité Chambon qui apparaît bien comme “ une unité historique concrète et appréhendable dans un espace et un temps donnés ” Pour autant, il serait effectivement difficile d’affirmer que la culture de Chambon possède “ son système, ses structures et sa dynamique propre ” et de plus, se caractérise “ par des systèmes économiques, des structures sociales, et des éléments religieux bien particuliers ” en constatant qu’elle reste essentiellement connue par sa céramique. Mais si elle est bien partie prenante d’une dynamique culturelle plus large, celle-ci trouve plutôt sa source dans la vallée du Rhône et le Centre-Ouest que dans la moitié nord de la France.

Chambon, les Chevrettes (JCM)b

 

De l’époque gallo-romaine :

 

Selon Wikipedia : Des traces de forges gauloises ont été découvertes près du lieu-dit nommé La Forge (à l’est du bourg)  ainsi que des monnaies romaines et des débris antiques. Une prospection aérienne a révélé la présence d’un fanum sur le territoire de la commune. De plus, une grande villa gallo-romaine, c’est-à-dire avec des constructions étalées sur au moins 2 hectares, a également été mise au jour dans ce petit village.

Chambon sur la carte de Cassini
Chambon sur la carte de Cassini

La voie gallo-romaine qui suivait la rive droite de la Creuse passait sur le territoire de cette commune.

Des domaines gallo-romains existaient sans doute aux Lurés (au sud-est du bourg), venant de Luriacus ou « domaine de Lurius » et à Verthenay (également au sud-est du bourg), venant de Vertiniacus ou « domaine de Vertennus ».

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