Le nom de cette commune apparaît en 939, sous la forme Cancellis, venant du latin cancellum, signifiant « pâturage entourée d’une clôture ».

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PATRIMOINE DÉCOUVERT

Du néolithique :

Selon le Patrimoine des communes d’Indre-et-Loire (Flohic 2011) des silex polis de cette époque ont été découverts à Langennerie (au nord du bourg).

Le toponyme Pierre couverte (au nord-ouest du bourg) indique peut-être qu’il y avait là un dolmen disparu.

Le site La prairie de la Bourdillière (voir ci-après) a été occupé dès le néolithique, comme le montre la découverte de quatre fragments d’un vase Chambon 

La prairie de la Bourdillière (photo Jacques Dubois) 1
La prairie de la Bourdillière (photo Jacques Dubois) 

De la même façon, dans le site de la Grande Pièce (voir ci-après), les mobiliers lithique et céramique récolté dans les limons a mis en évidence une première occupation datant du Néolithique final ou de l’âge du Bronze.

De l’âge du fer : dans le site La prairie de la Bourdillière (voir ci-après) une occupation du 1er âge du Fer a été mise en évidence par une fosse et un alignement de poteaux qui suggère la présence d’un habitat structuré.

La prairie de la Bourdillière (photo Jacques Dubois)
La prairie de la Bourdillière (photo Jacques Dubois)

De l’époque gauloise : dans le site de la Grande Pièce (voir ci-après) une occupation, datée de La Tène finale et située au nord du site, à l’emplacement des occupations postérieures, a été pressentie par la présence de mobilier céramique.

 

De l’époque gallo-romaine  :

Le site de la Grande Pièce (actuellement dans le sud du bourg). Voir Sébastien Jesset et Philippe Salé, « Chanceaux-sur-Choisille, ZAC de la Grande Pièce », ADLFI. Archéologie de la France  : L’occupation gallo-romaine est matérialisée par des structures en creux, vraisemblablement liées à un habitat ; dans le même temps, les nombreuses scories retrouvées dans les comblements indiquent une activité métallurgique proche. En revanche, aucune trace de voirie n’a été mise en évidence sur l’emprise.

Le site La prairie de la Bourdillière (au nord du bourg). Voir les articles et les photographies aériennes de Jacques Dubois in Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, 17, 1999 et in Revue archéologique de Picardie, 17, 1999. Voir aussi Anne-Marie Jouquand et Roland Irribarria, « Chanceaux-Sur-Choisille, Prairie de la Bourdillière », ADLFI. Archéologie de la France.  Des fouilles préventives sur le tracé de l’autoroute A 28, ont mis en évidence une agglomération gallo-romaine secondaire ou un vaste domaine agricole situé à proximité de l’ancienne voie gallo-romaine (voir ci-après), avec une villa avec thermes (bassins et hypocaustes), des fragments de tuiles et de poteries, un sanctuaire avec deux temples (fanum) carrés ; une pièce de monnaie des Bituriges Cubes.

Au Passe-Temps (sud-est de l’agglomération) : on a découvert en 1971 une sépulture à incinération de la fin du 2ème siècle après JC, contenant de la céramique sigillée  et commune, des débris de verre liquéfiés et des ossements calcinés.

Des domaines agricoles gallo-romains  existaient à Bray, cité au 9ème siècle, dans le cartulaire de l’abbaye de Cormery, sous la forme villa Beria, à le Bosnai (au nord-est du bourg), venant de Bonacus ou « domaine du Bon » et au Villeray (à l’ouest du bourg), cité également au 9ème siècle, dans le même cartulaire, sous la forme Villaredum, du latin villaretum, signifiant un groupe de domaines ruraux.

Voie descendant vers la Choisille (juin 2011)
Voie descendant vers la Choisille (juin 2011)

Une voie gallo-romaine  qui allait de Tournon Saint-Pierre (voir cette commune) au Mans, via Tours, traversait le territoire de cette commune, en venant de Notre-Damé d’Oé (voir cette commune) et franchissait la Choisille, à Langennerie,  au gué de Roiville (voir Cérelles).

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