LE BOURG

Église Saint-Pierre

Dédiée à Saint Pierre, l’actuelle église paroissiale de Chaveignes date de 1873. L’ancien édifice incendié au 19ème siècle appartenait au prieuré de Saint Côme au 12ème siècle.

Église (juillet 2016)
Église (juillet 2016)

Il n’en reste plus qu’une chapelle seigneuriale carrée du 15ème , voûtée sur croisées d’ogives et éclairée par une baie circulaire surmontée d’un entablement que supportent quatre colonnes corinthiennes ; elle sert maintenant de sacristie.

Église, chapelle et presbytère (juillet 2016)
Église, chapelle et presbytère (juillet 2016)

On peut voir, dans cette église :

une Vierge à l’enfant du 17ème siècle inscrite à l’inventaire des monuments historiques,

église 29 juillet 2016 A

des vitraux des ateliers Lobin,

église 29 juillet 2016 F

et un sarcophage mérovingien, découvert près de la Pataudière à Champigny-sur-Veude.

église 29 juillet 2016 E

Le presbytère

 

Presbytère (juillet 2016)
Presbytère (juillet 2016)

Construit, en 1740, dans le prolongement de la chapelle du 15ème, par le curé de Chaveignes : René Percheron, pour la somme de 6 000 livres, c’est un bâtiment simple édifié en moellons et coiffé d’un comble à la Mansart avec trois lucarnes au fronton courbe.

presbytère B 24 juillet 2016

On accède à la cour par un portail doublé d’une porte piétonne. Au-dessus de la porte centrale, on peut lire, selon André Montoux (voir Bibliographie) et tous les autres commentateurs, l’inscription « Satis Morituro 1740 » (Suffisant pour quelqu’un destiné à mourir). Mais en fait, l’inscription exacte est « SALIS MORIT-URO » et je ne vois pas ce qu’elle peut vouloir dire, « morit » n’existant pas en latin ! 

Il est possible qu’à l’origine l’inscription ait bien été « satis morituro » et que, par la suite, elle ait été plus ou moins effacée puis refaite par quelqu’un qui ne connaissait pas le latin !

 

Four à pain

Il y a deux fours à pain : le premier est situé derrière la mairie

(juillet 2016)
(juillet 2016)

et le second derrière la salle des fêtes.

(juillet 2016)
(juillet 2016)

Lavoir à plancher mobile (derrière l’église) : type de lavoir destiné à s’adapter à des hauteurs d’eau très variables.

lavoir C 24 juillet 2016

Juillet 2016)
Juillet 2016)

 

2 ont commenté “Chaveignes

  • Thierry Teinturier a écrit le :

    Entre le nom de Chaveignes et celui de Chinon vous avez oublié Cheillé.. Mais vous ne pouvez pas présenter tous les villages de Touraine non plus.. C’est un sympathique village où régnait la tranquillité à cette époque. J’imagine que c’est la même chose aujourd’hui.

    Je traversais ce petit bourg à vélo ou à pieds, mon vélo à coté de moi, lorsque depuis Tours je partais les lundis matin pour rejoindre mes collègues ouvriers forestiers dans la forêt de Chinon. Je prenais une Micheline qui faisait la ligne d’Azay le Rideau, demandais au conducteur l’arrêt de Cheillé, puis m’engageais vers le village et la forêt. Ce fut une surprise de découvrir, à mon premier voyage, les ramures du chêne qui pousse dans le mur de l’église ! Je passais par la Croix ensuite, abordais le château de la Roche et entrais dans les bois. Le vendredi soir je prenais la Micheline à la gare de St Benoit, passant parfois près de l’abbaye de Turpenay, parfois m’y arrêtant si j’avais de l’avance, toujours admiratif de ses vieux murs.

    Je découvrais au fil des mois un minuscule chemin, très sinueux, dit de Jeanne d’Arc d’après les anciens forestiers, qui rejoignait St Benoit depuis Cheillé, vis d’anciennes mines de fer, une succession d’excavations plus ou moins profondes remontant aux temps gaulois me disait-on, des lieux confirmés plus tard par le service archéologique régional, puis découvris un jour le fort des Anglais dont, si ma mémoire est bonne, on pouvait voir quelques traces des anciens fossés, mais je ne suis pas sûr. Un fort dont vous parlez je crois dans l’un de vos articles à propos d’une voie antique qui traverse la forêt par le Sud.

    Quelle est son origine, fut-il construit par des troupes anglaise lors de la guerre de Cent ans ou est-il antique, je ne sais pas et je n’ai pas votre ouvrage près de moi.

    Dans la semaine, l’unique auberge de Villaines les Rochers était mon bivouac, ayant loué une chambre. J’avais une bonne côte à avaler avant d’atteindre la forêt, passant par la ferme de St Hubert la plupart du temps. Plus tard je trouvais un logement dans l’ancienne maison de l’argentier du roi Louis XI ( je crois) à Rigny Ussé, non loin du Château. L’argentier de Louis XI ? Je lorgnais parfois en direction de la vaste cheminée, hélas bouchée.. N’était-ce pas dans les cheminées qu’on cachait les louis d’or ?

    Depuis Rigny Ussé, je me rendais en forêt par le vieux bourg de Rigny. Là était l’ancien village gaulois, là se trouvait le gouffre perdu, la belle église où l’on pouvait pénétrer par une petite porte vermoulue. Elle est restaurée aujourd’hui.

    Rigny, Villaines, Cheillé, les beaux villages..

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  • Thierry Teinturier a écrit le :

    L’église est restaurée et…la petite porte autrefois vermoulue elle aussi bien sûr ! Je conseille à qui ne la connait pas de venir admirer cette superbe église dont on peut lire une approche de sa vieille histoire sous la plume internet de Mme Elizabeth Zadora-Rio, une archéologue médiéviste. Je ne suis pas surpris d’apprendre qu’une première église fut édifiée aux temps charnières du passage des Mérovingiens aux Carolingiens.

    Pour la petite histoire qui me fait encore sourire, la première fois que j’y pénétrais, piqué par la curiosité je descendis d’énigmatiques marches situées là où devait être l’autel auparavant. Ce que j’avais pris pour une sombre crypte était un bassin empli d’eau. Descendu franco je fus quitte pour un très soudain bain de pieds ! La curiosité est un vilain défaut, je le sais bien pourtant…

    Il y avait donc une source sous le bâtiment et on peut imaginer qu’elle pouvait être sacralisée dans les temps gaulois. Peut-être..

    Je ne me rappelle pas y avoir vu des fresques. Elles ont été restaurées elles aussi lors du grand chantier archéologique qui fut mis en place après 1980. J’y retournerai, mais avec un guide puisque c’est possible avec l’association qui est à l’origine du sauvetage de l’église. Je reverrai la tranquille vallée de la Riniaco colonica comme se nommaient, paraît-il, ces lieux habités, aux temps carolingiens.

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