Le nom de cette commune apparaît dès 862, dans un diplôme de Charles II le Chauve, sous la forme Camiliacus, venant de Camilliacus ou « domaine de Camillius ». D’autres domaines existaient sans doute à Marigny (au sud-ouest du bourg), autrefois Villa de Marigne, venant de Mariniacus ou « domaine du Marin » et aux Mouzets (à l’est du bourg), venant de Maletiacus ou « domaine de Maletus (patrinyme germanique) » (voir ci-dessous).

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PATRIMOINE À VOIR

Les aqueducs du Gravier et de la Ronde sont souvent, par erreur, situés à Montrésor parce que leurs parties visibles sont à proximité de l’ancienne gare de cette commune, mais ils sont bien, en réalité, sur la commune de Chemillé.

aqueduc de la ronde (décembre 2011)
aqueduc de la ronde (décembre 2011)

Voici ce qu’en dit le blog montresorseraconte.over-blog.com : « Les courtes sections de galerie connues, permettent seulement d’émettre des hypothèses sur l’origine de l’eau transportée. 

L’aqueduc du Gravier semble longer la vallée de l’Indrois, il allait probablement collecter l’eau de sources entre Villeloin et Loché sur Indrois. 

aqueduc du gravier (décembre 2011)
aqueduc du gravier (décembre 2011)

Pour l’aqueduc de la Ronde l’eau provenait de sources captées dans la vallée du ruisseau d’Aubigny. L’abbé Gabriel Plat situait plus précisément le départ des aqueducs près du lieu-dit l’Étang Rompu. Cette hypothèse sous-entend l’existence d’une galerie souterraine longue d’environ 3000 m. Près de la Tourtoirie (note pmd : au sud-est du bourg) un puits d’accès à la galerie aurait autrefois été découvert, malheureusement on ignore le lieu précis de la découverte. Néanmoins, le témoignage sur la présence de ce puits renforce l’hypothèse d’une galerie souterraine traversant le plateau.

L’eau était destinée à une villa et peut-être mêmes à des bains privés localisés entre Montrésor et Chemillé à environ 300m de la sortie de ces aqueducs. (Note pmd : peut-être la maison du domaine situé aux Mouzets (voir ci-dessus).

Aqueduc de la Ronde, bassin de régulation (site de la mairie)
Aqueduc de la Ronde, bassin de régulation (site de la mairie)

Les galeries sont hautes de 1,60 m à 1,80 m et larges de 55 cm. Dans ces galeries, on remarque de petites niches ménagées régulièrement dans la paroi et destinées à accueillir des lampes. Il existe d’autres niches plus grandes dont la fonction est plus difficile à déterminer.

Aqueduc de la Ronde, canal souterrain (site de la mairie)
Aqueduc de la Ronde, canal souterrain (site de la mairie)

Le conduit de l’aqueduc de la Ronde nous fournit des renseignements sur les techniques de construction, les traces des piques montrent que l’on a commencé à creuser le conduit à partir de l’entrée et du puits d’extraction. La jonction des deux conduits se caractérise par la présence d’un coude prononcé dans le tracé de la galerie. Un élément dans l’aqueduc du Gravier souligne les difficultés du creusement de ces galeries souterraines car on a été obligé de remblayer une partie de la galerie pour couler le radier. Cette situation est liée certainement à la difficulté de maintenir et de contrôler exactement le niveau des conduits lors de leur creusement et c’est lors de la construction du canal que l’on a du corriger l’erreur. »

PATRIMOINE DÉCOUVERT

 

Du paléolithique et du néolithique : selon Wikipedia : « La présence humaine sur le territoire de Chemillé-sur-Indrois semble remonter au moins au paléolithique, attestée par la découverte d’outils sur un site. Au cours du néolithique, le peuplement semble réparti sur l’ensemble du territoire, puisque des outils en silex ont été trouvés sur dix-neuf sites différents ; le niveau de sédentarisation de ces groupes humains est toutefois inconnu.

De l’époque gallo-romaine :

Dans une communication orale, faite à la Société Archéologique de Touraine (voir Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 25, 1932), l’abbé Gabriel Plat indique avoir trouvé, à 800 m. du bourg de Montrésor, des vestiges de constructions, des thermes, un aqueduc souterrain et, peut-être, un temple voué au culte des eaux. Cela confirme, selon moi, l’existence d’un domaine à proximité des Mouzets, sur la rive gauche de l’Indrois (voir ci-dessus) mais selon Jacques Dubois, ces vestiges se trouvent plutôt à la Verrerie, à l’est du bourg, sur la rive droite de l’Indrois (voir Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 45, 1999). Peut-être s’agit-il, en fait, d’un seul et même grand domaine, la Verrerie n’étant qu’à 700 mètres au nord des Mouzets et l’abbé Gabriel Plat soulignant que les vestiges antiques se trouvaient sur les deux rives de l’Indrois.

Chemillé-sur-Indrois, les Mouzés (déc. 2011)
Chemillé-sur-Indrois, les Mouzets (déc. 2011)

Dans une communication orale, faite à la Société Archéologique de Touraine (voir Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 32, 1957), Albert Philippon (Président de la Société archéologique de Touraine de 1955 à 1961) donne des précisions sur le trésor monétaire trouvé à Chambaudon (au sud-ouest du bourg) : il comprenait entre 5 000 et 6 000 pièces, contenues dans de grands vases en terre, dont 20 de Gallien (empereur romain de 253 à 268), 5 de Claude II le Gothique (empereur romain de 268 à 270), 5 de Postumus (empereur des Gaules de 260 à 269), 21 de Victorin (empereur des Gaules de 269 à 271) et 25 de Tetricus I ou Tetricus II (empereurs des Gaules de 271 à 274).

Chemillé-sur-Indrois, Marigny (déc. 2011)
Chemillé-sur-Indrois, Marigny (déc. 2011)

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