HISTOIRE

Le nom de cette commune apparaît pour la première fois, en 1032, dans le Livre des serfs de Marmoutier, sous la forme Villa Chesellae, qui peut se traduire par : « le domaine des Petites Cabanes », du latin casellas, signifiant « les cabanes ».

A 07 Chezelles carte

Dans un article intitulé Recherches préhistoriques dans la région de la Tour Saint-Gelin et paru dans le Bulletin des Amis du Vieux Chinon, 5.4, 1949, Gérard Cordier indique avoir découvert dans les environs de La Vrillère (à l’ouest du bourg) du matériel néolithique, notamment, un percuteur, un nucléus en jaspe, des grattoirs, des pointes de flèche et des fragments de haches polies.

La Vrillère (février 2013)
La Vrillère (février 2013)

Dans le même article, il signale un menhir en grès de 1 m. de haut, appelé le Chillou et situé à 280 m. à l’est de La Fuchard (au nord-ouest du bourg) ; d’une façon traditionnelle, deux légendes sont attachées à ce menhir : pierre lancée par Gargantua de Faye-la-Vineuse, avec la marque d’un de ses ongles ou pierre qui pousse. Selon le site Tourainissime, ce menhir aurait disparu en 1959. À proximité, Gérard Cordier a trouvé un grattoir en silex et un retoucheur en jaspe.

La Fuchard (février 2013)
La Fuchard (février 2013)

À l’époque gallo-romaine des domaines agricoles existaient probablement à Lassay (à l’est du bourg), venant de Lattiacus ou « domaine du Romain » et à Nozay (au nord-ouest du bourg), venant de Noziacus ou « domaine de Nautius ».

Un acte de 1397 mentionne une forteresse établie à l’emplacement du château actuel et selon certains le seigneur de ce fief aurait été le maréchal de France Jean II le Meingre, dit Boucicaut (1324-1421), qui, par ailleurs, fit édifier l’aumônerie de Sainte-Catherine-de-Fierbois vers 1400.

Le château de Chezelles (février 2013)

La chapelle aurait été fondée en 1448 par Guillaume Bellier (ou Beslier), grand veneur de France, gouverneur de Chinon en 1418 à 1429 (date de l’entrevue de Chinon entre Charles VII et Jeanne d’Arc) puis bailli de Troyes de 1429 à 1449 et par son épouse  Anne de Maillé, fille de Jean de Maillé, seigneur de Cravant.

Leur fille Blanche Bellier épousa son cousin germain Jacques de Maillé et, en 1487, leur fils : Charles de Maillé rend aveu au comte de Chinon pour « son châtelet ou forteresse de Chezelles, fortifié à double fossé, fausse-braye (seconde enceinte au bord du fossé), murailles anciennes et pont-levis, ensemble de basse-cour, ayant muraille crénelée, une fuye (pigeonnier) dans le clos de vigne, le bourg de Chezelles, dans lequel est l’église  de sa fondation, la halle, ledit bourg sciemment fortifié de barrières et de murailles avec droit de gué et de garde. »

Ce Charles de Maillé mourut sans enfant en 1483 et la propriété passa à sa sœur Perrine de Maillé, qui avait épousé en 1480 Dimanche du Raynier, seigneur de la Tour du Raynier (actuellement sur la commune de Verneuil-le-château) ; leur fils Lancelot du Raynier devint à son tour seigneur de Chezelles et, en 1611, un de ses descendants : un autre Dimanche du Raynier, rend aveu au roi de France pour son château « garni d’arbalètes, canonnières, douves tout alentour... ».

La fille de ce dernier : Marguerite du Raynier (décédée en 1684), épousa en 1642 Louis II de Tusseau et leur fils Alexis Joseph de Tusseau est signalé comme seigneur de Chezelles en 1725.

En 1749 le château passa par alliance à Charles Jacques Darrot de la Boutrochère puis en 1779 à Benoît Armand de Ruzé d’Effiat (1748-1834) époux de Marie-Madeleine Bouin de Noiré, descendante  de Charles Jacques Darrot par sa mère Claude Madeleine Moisant (née en 1737 et décédée à Chezelles en 1831) (Sur cette famille, voir ci-après, page 9).

Le fils de ces derniers Armand de Ruzé, comte d’Effiat (1780-1870) fut maire de Chinon ainsi que conseiller général puis député d’Indre-et-Loire. Sans enfant, il adopta Marie-Thérèe Dujon (1861-1930), mariée en 1884 avec le comte Charles Eynard de Monteynard (1858-1923) et décédée à Chezelles à l’âge de 70 ans le 31 décembre 1930.

Leur fils Pierre de Monteynard donna en 1936 la propriété à la congrégation religieuse des Montfortains, congrégation de prêtres missionnaires puis en décembre 2002 la propriété passa à la communauté de l’Emmanuel, fondée par Pierre Goursat (1914-1991), qui en est toujours propriétaire et qui est en charge de la paroisse de L’Île-Bouchard.

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