Le nom de cette commune apparaît pour la première fois vers 590, dans Histoire des Francs de Grégoire de Tours sous la forme Cisomagensis vicus, venant du gallo-romain Cisomagos ou « marché de Cisos (patronyme gaulois) ».

Église de Chisseaux (Wikipedia)
Église de Chisseaux (Wikipedia)

PATRIMOINE DÉCOUVERT

 

Du néolithique : le toponyme Le Chillou (à 2,5 km au nord du bourg) laisse supposer qu’il y avait là un mégalithe.

De l’époque gallo-romaine :

L’abbé Casimir Chevalier écrit dans son Histoire de Chenonceau (réédition EDR 2016) : « On trouve (à Chisseau) près du cimetière et au lieu des Gibets (NB : les Justices, actuellement), des murs en petit appareil gallo-romain bien caractérisé, avec des tuiles courbes et des tuiles à rebords d’une origine non moins évidente ; on y remarque aussi, sur le chemin qui monte à l’église, un aqueduc en béton encore en place, qui conduisait à quelque villa les eaux du ruisseau (NB : Ruisseau de la Charvière aujourd’hui). » L’abbé Chevalier indique aussi que, selon lui, l’église de Chisseaux a été édifiée par Saint Martin et qu’il en reste des vestiges dans les soubassements de la nef, puis il ajoute : « on remarque dans les fondations (…) de gros blocs de béton, fragments de l’aqueduc gallo-romain. »  Ces murs, dont parle l’abbé Chevalier seraient peut-être, selon l’Atlas Archéologique de Touraine, les vestiges d’une enceinte protégeant une agglomération secondaire.

Souterrain-refuges les Justices (Touraine insolite)
Souterrain-refuges les Justices (Touraine insolite)

Louis de Grandmaison, fils de Charles de Grandmaison informa la Société Archéologique de Touraine (voir BSAT, 19, 1913-1914) : « qu’un affaissement s’est produit à Chisseaux, au lieu-dit les Justices et qu’il a fait découvrir des galeries curieuses (NB sans doute un souterrain-refuge) et de vieilles poteries. »

La voie gallo-romaine qui longeait la rive droite du Cher passait sur le territoire de cette commune, qui est maintenant à la limite entre l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher mais, à l’époque gallo-romaine, la frontière entre les Turons et les Bituriges Cubes se trouvait plus à l’est, sans doute entre Montrichard et Thésée-la-Romaine.

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