Le nom de cette commune apparaît pour la première fois en 1247 sous la forme Seniès, puis en 1423, dans une charte de l’abbaye de Seuilly, sous la forme Sinais, venant du gallo-romain Caenacus ou « domaine de Caenus ».

Le Camp des Romains (sept. 2009)
Le Camp des Romains (sept. 2009)

PATRIMOINE À VOIR

 

Du néolithique :

La pierre levée, petit menhir, de 1,30 de haut, situé sur le Camp des romains (voir ci-après) : Poudingue siliceux de 180×180 centimètres. Selon Touraine insolite, un vœu prononcé par quelqu’un ayant une main posée sur la pierre est exaucée.

La Pierre levée (PCIL)
La Pierre levée (PCIL)

Le pas de la mule de Saint-Martin : selon Pierre Audin, in Lieux sacrés et lieux saints de Touraine (CLD 2001) « dans le Camp des romains (…) se dressaient deux blocs de pierre qui ont plus tard été christianisé. L’un, disparu, portait localement le surnom de « Degrés de Saint-Martin » car il passait pour avoir servi de siège à l’évêque tourangeau, l’autre bloc, qui existe toujours, est dit Pas de Saint-Martin, car il portait une cavité en forme d’’empreinte, maintenant difficilement discernable. »

Pas de la mule de Saint-Martin (PCIL)
Pas de la mule de Saint-Martin (PCIL)

De l’époque gauloise : Le Camp des romains :

Ce site remarquable a été défiguré au milieu du 19ème siècle par l’extraction de matériaux utilisés pour les routes.

le camp des romains plan(Touraine insolite)
le camp des romains (plan Touraine insolite, d’après Gustave de Cougny)

Le site Touraine insolite donne une description de ce qu’il était avant cette défiguration à partir d’un texte de Gustave de Cougny intitulé Notice sur le camp de Cinais (1866) « La surface enveloppée par le pourtour extérieur est de 25 hectares ; son grand axe est d’environ 950 mètres et sa plus grande largeur est d’à peu près 300 mètres. Les pierres dont sont faits les murs ont été trouvées sur les lieux mêmes. Ces pierres sont des blocs grossièrement arrondis, formés de poudingues dont les fragments constitutifs sont des morceaux de quartz blanc, opaque, entourés d’une pâte siliceuse grise. Au nombre des divisions intérieures, on remarque une grande rue de 5 mètres de largeur. Elle est comprise entre deux murailles parallèles, dans la direction nord-sud, et donnait accès, au moyen d’ouvertures, dans les compartiments voisins. On voit encore aujourd’hui quatre portes à l’enceinte extérieure ; près des portes, dans l’intérieur de l’enceinte, on remarque les bases de petites constructions rectangulaires’ bâties de la même façon que les autres murs. C’étaient évidemment des postes destinés à recevoir les gardes des portes et à flanquer ces entrées. »

le camp des romains (Touraine insolite)
le camp des romains (Touraine insolite)

Raymond Mauny, in Bulletin des Amis du Vieux Chinon, VII 10 (1976) précise que cet oppidum ne fut utilisé que de façon accidentelle par les Romains car il n’y avait pas de point d’eau et que déjà en 1942, Max Delaleu, instituteur à Cinais, écrivait : « Aujourd’hui, il ne reste presque plus rien des beaux alignements de pierres (…) Les traces des fossés sont à peine apparentes (…) Le grand mur d’enceinte est à peu près complètement détruit. »

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Le Camp des Romains (plan Max Delaleu)

De l’époque gallo-romaine :la voie gallo-romaine qui longeait la rive gauche de la Vienne est encore bien visible sur le territoire de la commune actuelle de Cinais ; après Pontille (commune actuelle de Chinon), elle se dirigeait vers le Pont de Clan (commune actuelle de Saint-Germain-sur-Vienne).

PATRIMOINE DÉCOUVERT

Du néolithique : la collection du Musée des Amis du Vieux Chinon (actuellement le Carroi) contient (contenait ?) un poignard néolithique provenant du Camp des romains.

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De l’époque gallo-romaine : Cinais était, à cette époque une agglomération secondaire, comme le montrent :

            Les nombreux fragments de tuiles à rebords découverts près de l’église et un vase de terre rouge découvert en 1825 près du Camp des Romains, contenant une centaine de pièces de monnaies d’Hadrien (empereur de 117 à 138), d’Antonin le Pieux (empereur de 138 à 161) et de son épouse Faustine l’ancienne. (Voir Gustave de Cougny, opus cité).

Plan des thermes de la villa gallo-romaine (INRAP)
Plan des thermes de la villa gallo-romaine (INRAP)

            La grande villa gallo-romaine, avec thermes, fouillée par Jean-Philippe Chimier, archéologue à l’INRAP (Voir Les grandes villae gallo-romaines, in Atlas Archéologique de Touraine.)

fouilles des thermes, photo J.Ph. Chimier (BAVC 2013)
fouilles des thermes, photo J.Ph. Chimier (BAVC 2013)

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