HISTOIRE et CARTE

Le nom Civray apparaît pour la première fois en 1080 dans la charte 76 du cartulaire de Noyers sous la forme Sivriacum, venant du gallo-romain Severiacus signifiant « le domaine de Severus (le Sévère) ».

Jacques Rougé écrivait déjà dans le Bulletin de la Société préhistorique française, 3.8 (1906) : « Il existe, dans la Touraine méridionale, un dolmen, qui va disparaître. Ce monument se trouve situé sur le territoire de la commune de Civray-sur-Esves et sur une parcelle faisant partie de la vieille forme fortifiée « La Pierre », un ancien fief.

On nomme traditionnellement dans le pays cette pierre « La Pierre Levée ». Ce terme semble lui convenir assez peu, car elle est à demi enfouie. En 1894, dans son Inventaire des Monuments mégalithiques du Département ď Indre-et-Loire M. Louis Bousrez plaça ce mégalithe parmi les menhirs » (?) Il indiqua qu’il avait déjà été signalé par C. de Busserolle et, en 1876, par l’abbé Baranger, ancien curé de Ligueil.

La Pierre levée (Touraine insolite)
La Pierre levée (Touraine insolite)

J’attire la bienveillante attention de la Société Préhistorique de France sur ce mégalithe en danger. Le mégalithe de Civray-sur-Esves devait être un dolmen, et non un menhir. En effet Je suppose que, vers 1860, la pierre était soutenue au sud par des piliers. Alors, les gens qui fouillèrent le mégalithe cassèrent, sans doute, ces supports. Les pierres qui gisent près du monument en seraient les vestiges. Après avoir fouillé le dolmen et brisé les piliers, on abattit probablement la pierre, qui, au Nord, resta adossée au coteau, tandis qu’elle s’affaissa, au midi, tout en surplombant légèrement au-dessus de terre, à cause de l’irrégularité de la surface du sol et du mégalithe lui-même. »

Selon le site Touraine insolite, le Dolmen dit de « La Pierre Levée », qui se trouve au lieu-dit Le champ-Bergeon, non loin du moulin de Menard, présentait une dalle de 4 mètres sur 1,70 mètre, celle-ci recouvrait une chambre dans laquelle on a retrouvé quelques ossements, des objets funéraires et des silex du néolithique. Le dolmen est maintenant à moitié enfoui dans la terre. Une légende rapporte qu’un détachement de soldats Romains à la recherche d’un gué auraient été massacré par les Turons et que les officiers auraient été enterrés à proximité du dolmen. Quand je suis allé sur place, en août 2014, le terrain était recouvert par un champ de maïs et je n’ai pas pu voir s’il existait toujours.

 

La Pierre levée (Touraine insolite)

Il y avait dans la région d’autres domaines gallo-romains comme l’indiquent les toponymes suivants : Maulay, venant de Molliacus (domaine du Mou) (voir ci-après), Orbigny, venant de Urbaniacus (domaine du Gracieux) et Prouzay, venant de Probatiacus (domaine de l’Honnête).

Orbigny (août 2014)
Prouray (août 2019)
Prouray (août 2019)

Selon la charte 662 du cartulaire de Noyers, saint Gratien (voir Sepmes) aurait été assassiné, au 7ème siècle, sur les bords de la Riolle « à deux milles de l’église qu’on appelle Civray ». Certains pensent que cet épisode s’est déroulé au moment où les troupes d’Abd-er-Rahmane se trouvaient dans la région.

Selon Carré de Busserolle, les fiefs nobles étaient, au Moyen-Àge, Aleth (voir Alet ci-après), Chezelles, La Félonnière (qui avait un revenu de 12 livres en 1639), La Gibotière (citée en 1509), La Picardière (citée 1639), La Pierre (voir ci-après), La Pinotière (cité en 1636), La Rodinière, La Russaudière (citée en 1697), Le Pressoir, L’Érable (cité en 1335 sous la forme Larrable), Les Tournières (citées en 1595), Maulay (voir ci-après) et Orbigny.

Vue générale (août 2014)

La plupart des fiefs appartenaient à la famille de Mons ou à ses alliés (voir généalogie ci-dessous) . Pierre I de Mons (16ème siècle) est seigneur de La Pierre (ainsi que maire de Ligueil (voir cette commune)), son arrière-petit-fils, Pierre II de Mons (mort en 1676) est seigneur d’Orbigny et de la Roche d’Enchailles à Cussay (voir cette commune) ; ce dernier aura trois fils : Pierre IV de Mons, seigneur d’Allet, Jean II de Mons, seigneur d’Orbigny et Charles Christophe de Mons, seigneur de la Roche d’Enchailles.

Note : au 16ème siècle, un autre Pierre de Mons était seigneur de Mons et d’Épigny, à Ligueil. Il épousa vers 1540 Marie Bougaut et leur fille unique, Marguerite de Mons, dame de Mons et d’Épigny, épousa en 1545 Antoine Pierres (voir Anché 12 et Ligueil 9).

Une personne a commenté “Civray-sur-Esves

  • Millevoye a écrit le :

    J’habite la Pierre, je ne sais qui vous êtes mais tout ce que vous savez sur ce lieux son histoire et cette région m’intéresse.
    Pouvez vous me contacter.

    Merci et j’espère à bientôt.
    Florence Millevoye

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