Histoire de la commune

Le nom de Cormery apparaît pour la première fois en 791 sous la forme Cormaricus ou domaine de Curmerus (patronyme germanique), ce qui indique qu’il y avait là un domaine agricole à l’époque gallo-romaine, époque où deux voies empruntaient un même gué sur l’Indre à cet endroit : celle allant de Nouâtre à Athée-sur-Cher et celle allant de Clermont-Ferrand à Lutèce, via Clion-sur-Indre et Chartres.

Gué sur l'Indre au débouché de la rue de l'abreuvoir : ancienne voie gallo-romaine (mai 2011)
Gué sur l’Indre au débouché de la rue de l’abreuvoir : ancienne voie gallo-romaine (mai 2011)

À la fin du 8ème siècle un prieuré, appelé « cella S. Pauli » (la cellule Saint-Paul) y fut fondé par Ithier, abbé de Saint-Martin de Tours et chancelier de Charlemagne (voir ci-après Histoire de l’abbaye).

Grâce à la présence de cette abbaye, la ville se développa mais dut faire face en 1353 à l’occupation des troupes de Basquin du Poncet, capitaine gascon au service des anglais, en 1412 aux exactions de ces mêmes Anglais qui occupaient Beaulieu-lès-Loches, et, en 1523, à la peste, qui fit périr la moitié des habitants (500 personnes) et la moitié des moines.

Lavoir et ancien gué (août 2017)
Lavoir et ancien gué (août 2017)

Au 18ème siècle, la nouvelle route royale du Berry (actuelle RN 143), qui traversait Cormery, suscita la construction d’auberges et assura la prospérité de la ville, qui cependant fut mise en péril par la crue du 25/26 novembre 1770, détruisant 25 maisons et tuant 38 personnes.

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