Histoire de la commune

Le nom de cette commune apparaît en 843, dans un acte de Charles II le Chauve, sous la forme Cormarius, venant de Curmeriacus, signifiant, soit « domaine du cormier », du gaulois corma, soit « domaine de Curmerus », patronyme germanique.

 

PATRIMOINE DÉCOUVERT

 

Situé dans la vallée de l’Indre, le site a été occupé dès le paléolithique et quelques vestiges néolithiques ont été découverts, en 1930, au Chaisneau, sur la rive gauche, à l’est du bourg, mais l’endroit était réputé sauvage et désert lorsque l’abbaye y fut fondée en 791.

Cependant, Jacques Dubois a vu, au lieu-dit la Taille Haute, sur la rive gauche de l’Indre, à l’est du bourg, des traces de ce qu’il considère comme une enceinte gauloise (voir Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 38, 1976).

Cormery, gué sur l'Indre (août 2017)
Cormery, gué sur l’Indre (août 2017)

Deux voies gallo-romaines se croisaient à Cormery : celle qui suivait la rive gauche de l’Indre et une voie qui allait de Nouâtre à Athée-sur-Cher ; cette dernière voie franchissait l’Indre au moyen d’un gué se trouvant dans le prolongement de la rue de l’abreuvoir, qui continue l’ancienne voie. Il est possible qu’à ce gué arrivait aussi une voie secondaire venant de Loches à travers la Champeigne.

Gué sur l'Indre au débouché de la rue de l'abreuvoir : ancienne voie gallo-romaine (mai 2011)
Gué sur l’Indre au débouché de la rue de l’abreuvoir : ancienne voie gallo-romaine (mai 2011)

À la fin du 8ème siècle un prieuré, appelé « cella S. Pauli » (la cellule Saint-Paul) y fut fondé par Ithier, abbé de Saint-Martin de Tours et chancelier de Charlemagne (voir ci-après Histoire de l’abbaye).

Grâce à la présence de cette abbaye, la ville se développa mais dut faire face en 1353 à l’occupation des troupes de Basquin du Poncet, capitaine gascon au service des anglais, en 1412 aux exactions de ces mêmes Anglais qui occupaient Beaulieu-lès-Loches, et, en 1523, à la peste, qui fit périr la moitié des habitants (500 personnes) et la moitié des moines.

Au 18ème siècle, la nouvelle route royale du Berry (actuelle RN 143), qui traversait Cormery, suscita la construction d’auberges et assura la prospérité de la ville, qui cependant fut mise en péril par la crue du 25/26 novembre 1770, détruisant 25 maisons et tuant 38 personnes.

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