Bâtiments de l’abbaye

L’église abbatiale, a disparu ; il n’en reste que des traces dans les maisons, les caves et les greniers de part et d’autre de la nef qu’occupe l’actuelle rue de l’Abbaye ainsi que quelques vestiges (voir ci-après). 

Vestiges de l'abbatiale (août 2017)
Vestiges de l’abbatiale (août 2017)

La Tour Saint-Paul (11ème siècle) était le clocher porche de l’église abbatiale. La façade occidentale se caractérise par une décoration en losange et par deux motifs sculpturaux dont l’un, encore visible, représente l’entrée du Christ à Jérusalem. La façade orientale aux baies obstruées donnait sur la nef empruntée aujourd’hui par la rue de l’abbaye. Un escalier à vis conduit a une magnifique salle au 1er étage où se trouve une très belle coupole à 16 pans dont les deux doubleaux retombent sur des colonnes aux chapiteaux finement sculptés.

 

La tour Saint-Paul (août 2011)
La tour Saint-Paul (août 2011)

Au-dessus, le beffroi avait deux étages, bien visibles sur les images anciennes et les photos d’avant 1891. A la suite de l’effondrement de la flèche en 1891 entrainant un étage du beffroi et endommageant la toiture du réfectoire, le beffroi est maintenant ouvert. Il abritait 5 cloches très bien accordées dont la dernière Christus (1850 kg) « exilée » à Tours en 1807 malgré la résistance de la population est la plus grosse cloche de la cathédrale de Tours.

 
La Chapelle de la Vierge
(15ème siècle) est en réalité la chapelle absidiale nord de l’abbatiale gothique, Elle a été édifiée entre 1490 et 1517 par l’abbé Jean du Puy (abbé de 1490 à 1507) pour y abriter sa sépulture. Elle possède de superbes clefs de voûtes peintes ainsi que de beaux chapiteaux, et on peut voir sur les colonnes, de fines sculptures de feuilles de vignes et de raisins. Elle échappa au démantèlement car elle servit, durant la Révolution, à loger les chevaux des gendarmes. Par la suite elle fut utilisée comme école, avant d’être transformée en logements.

Chapelle de la Vierge (août 2011)
Chapelle de la Vierge (août 2011)

Le cloitre (13ème, 15ème s. s’étendait perpendiculairement à l’église abbatiale formant un rectangle de 40 mètres de long sur 29 mètres de large.  Au centre se trouvait un puits et une fontaine. La salle capitulaire, longtemps transformée en grange, a gardé sa façade d’entrée où de très fines sculptures sont réapparues lors de travaux récents ; on peut voir au-dessous des arcades une sculpture représentant une tête de basilic avec un corps d’argile terrassant un moine.

Le cloître en mai 2011.
Le cloître en mai 2011.
Le cloître en août 2017
Le cloître en août 2017

Le réfectoire :

Le réfectoire (13ème siècle) occupe le côté ouest du cloitre. C’est une magnifique salle gothique rayonnante à deux nefs, dont la voute en ogive retombe sur de superbes colonnes minces et sculptées. Sur le mur Ouest du réfectoire était aménagée la chaire destinée au lecteur pendant le repas des moines. Elle forme un balcon saillant à l’intérieur du réfectoire.

Le réfectoire (mai 2011)
Le réfectoire (mai 2011)

Dans le prolongement du réfectoire, l’ancienne cuisine, reconstruite au 17ème siècle, fut ensuite l’habitation de Paul Boyer, grammairien, professeur de russe à l’Ecole des langues Orientales, qui a légué en 1949 son habitation à la ville de Cormery

La Maison de l’abbé

Ce logis date du 15ème siècle, À cheval sur le mur d’enceinte, il surplombe les douves que franchissait un pont levis. On peut voir les fenêtres à meneaux un escalier à vis ainsi qu’un pan à colombage. Le Logis s’accompagnait d’une terrasse et d’un vaste parc. Une grange dîmière considérable abritait les récoltes revenant à l’abbé : elle était encore en place en 1860.

La maison de l'abbé (mai 2011)
La maison de l’abbé (mai 2011)

Le logis de l’aumônier

L’aumônier était chargé des aumônes mais aussi des contacts avec les personnes de l’extérieur. La façade de sa maison (15ème s.) est percée par des fenêtres à meneaux et flanqué d’un escalier à vis.

Le logis de l'aumônier (août 2017)
Le logis de l’aumônier (août 2017)

La tour Saint-Jean

Cette tour du 15ème siècle faisait partie des fortifications qui protégeaient l’abbaye et la ville ; elle est composée d’une cave, d’une salle des gardes chauffée, dont le plancher a disparu, et d’une pièce de tir à 3 canonnières.

La Tour Saint-Jean (août 2017)
La Tour Saint-Jean (août 2017)

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