Histoire

Le nom de cette commune apparaît pour la première fois au 11ème siècle dans la charte 228 du cartulaire de l’abbaye de Noyers sous la forme Curcue, qui vient du gallo-romain Curcuiacus ou « domaine de Curcuius ». Ce toponyme indique qu’il y avait sans doute là un domaine gallo-romain et un autre existait peut-être à Preugny, du gallo-roman Proviniacus ou « domaine de Provinius », mais aucune trouvaille gallo-romaine n’a été faite dans cette région, qui, à cette époque, faisait partie du territoire des Pictons.

 

Courcoué. Avril 2011
Courcoué. Avril 2011

PATRIMOINE DÉCOUVERT : La plupart des découvertes indiquées ci-dessous ont été faites par Gérard Cordier : voir Recherches préhistoriques dans la Région de La Tour-Saint-Gelin, in Bulletin des Amis du Vieux Chinon, 5.4, 1949.

Du paléolithique : un coup de poing en silex jaune, près de Preugny, près du bourg, au nord-ouest, et un racloir en silex au Puits-Morin, au nord-ouest du bourg.

Du néolithique : de très nombreuses trouvailles de cette époque ont été faites sur le territoire de cette commune ; voici les principales :

Une dizaine de grattoirs, un tranchet, une pointe de lance, deux talons de haches polies et 200 éclats de silex ou de jaspe, sur un site, entre la Bonde et la Rivière-Marteau (au nord-est du bourg), occupé à cette époque.

Des fragments de lames et de scies, un perçoir et une dizaine de lames du Grand Pressigny, au Bois des Dames (nord-ouest du bourg).

Grattoir de la Mabilière (photo wikipedia)
Grattoir de la Mabilière (photo wikipedia)

Deux beaux grattoirs à la Mabilière et deux haches polies, entre la Mabilière et les Bruères, au nord-ouest du bourg.

Autre grattoir de la Mabilière (photo wikipedia)
Autre grattoir de la Mabilière (photo wikipedia)

Un grattoir et une hache polie à Beaumené, au nord-ouest du bourg. Une pointe de lance aux Bouchets, au nord-ouest du bourg. Un grattoir et une lame à Bois-Godet, au nord-ouest du bourg. Un grattoir en jaspe et un éclat de hache polie, dans les Fonds de Courcoué, au sud du bourg. Un fragment de hache polie et une petite hache, au Carroi de la Commission, au nord-ouest du bourg, entre Courcoué et La Tour-Saint-Gelin.

Notons aussi que le toponyme le Chillou, au nord-ouest du bourg, entre Courcoué et Chaveignes, laisse supposer qu’il y avait là un dolmen ou un menhir. Comme on le voit d’après les trouvailles indiquées ci-dessus, c’est surtout le plateau au nord-ouest du bourg qui fut occupé pendant le néolithique.

Au moyen âge, neuf fiefs existaient sur la paroisse de Courcoué : Beaumené, la Mabilière, la Martinière, la Messardière, la Rivière Marteau, le Temple, Preugny et Traverzay.

Courcoué. Mars 2016
Courcoué. Mars 2016

Le premier seigneur connu est, en 1420, Jehan de la Lande, qui était également seigneur de Beaumont (dans la Vienne, entre Châtellerault et Poitiers).  Sa fille Louise épousa vers 1456 Aimery II de Brisay, (mort vers 1468), gouverneur de Châtellerault.

En 1503, la seigneurie est acquise par George Cokburn ou Cokbourne, lieutenant de la garde écossaise du roi de France Louis XII (voir Tauxigny).

Peu après, Courcoué fut vendue à Gilles du Bec, petit-fils de Geoffroy Crespin du Bec, secrétaire de Charles VII, seigneur de la Motte d’Usseau (près de Châtellerault), qui avait épousé Françoise de Faye, fille du seigneur de Marçay.

Gilles du Bec eut quatre enfants : Guy, alias Gilles, mort sans enfants, Antoine, protonotaire du Saint-Siège, Christophe et Marc ainsi qu’une fille Françoise du Bec, qui épousa en 1521 Jacques de Brisay, seigneur de la Roche-Brisay (Poitou), lointain petit-cousin d’Aimery II de Brisay.

Christophe du Bec, seigneur de la Plante (Courcoué) fut tué au siège de Metz en 1552.

Marc du Bec, époux de Renée du Vergier, qui fut un temps (de 1542 à 1557) chapelain de Brisay, par l’entremise de sa sœur Françoise du Bec, dame de Brisay, se convertit à  « la religion prétendue réformée », c’est-à-dire le protestantisme, ce qui peut expliquer les prénoms de ses filles : Sarah, Judith et Esther.

Sarah épousa en 1596 Florimond de la Chesnaye, Judith Marc De Gain et Esther, en 1598, Martin de Fergon, qui devint seigneur de Courcoué.

Leur fille : Charlotte de Fergon épousa Louis II de Beauvau, seigneur de Rivarennes (mort en 1641) et la seigneurie passa alors à cette famille de Beauvau.

François de Beauvau, fils de Louis II, épousa Louise de la Baume le Blanc et leur fils Gabriel Henri de Beauvau (mort en 1738), marquis de Montgauger, fut seigneur de Crissay-sur-Manse, Neuil, les Roches-Tranchelion (Avon-les-Roches), Beugny (Saint-Benoît-la-forêt) et Courcoué.

Sa fille Marie Thérèse de Beauvau épousa en 1711 son lointain cousin Pierre Madeleine de Beauvau (1663-1734), marquis du Rivau et directeur général de la cavalerie et c’est leur fille Marie Anne Élisabeth de Beauvau (née en 1712) qui vendit Courcoué à Charles Drouin, en 1749.

Ce Charles Drouin, ancien capitaine de milice à Saint-Domingue, conseiller du roi, contrôleur ordinaire des guerres à L’Île-Bouchard, était le petit-neveu de Charles Drouin de Champmorin, sénéchal de L’Île-Bouchard, fils de Guillaume Drouin (mort en 1673) notaire royal à Chinon, et le neveu de Louis Drouin (1722-1813), riche armateur de Nantes. Il possédait également le manoir de la Bellonière à Cravant ainsi que le château de la Brèche à Parçay-sur-Vienne. Son fils Louis Charles Drouin (1753-1837) fut maire de Parçay-sur-Vienne (voir cette commune).

Il avait épousé sa cousine Élisabeth Anne Drouin (1730-1787), petite-fille de Charles Drouin de Champmorin, qui, en 1784, alors qu’elle était veuve, vendit la seigneurie de Courcoué à François Joseph Pierre de Mondion (1737-1816), qui participa à la guerre d’indépendance des États Unis.

 

 

Courcoué. Avril 2011
Courcoué. Avril 2011

Pour la suite de l’histoire voir le château (ci-après).

4 ont commenté “Courcoué

  • TEMPÉ Philippe a écrit le :

    Ma Grand-mère, Yamina Collet, fille de Jeanne, Marie-Louise Brisson, elle même fille de Marie Le Brun de la Messardière, possédait un tableau représentant une partie de la généalogie de la famille de Cabaret.
    Il y avait sur ce tableau le texte suivant : Dieu est mon seul appui. Je n’ai recours qu’a lui. Je ne parle de lui à la volée. …… …… Tous ceux qui ont dit le contre ont manty.
    Ce tableau a disparu de chez mon frère après un déménagement à Bordeaux. Qui en est le détenteur actuel ? Il l’a peut-être acquis, de bonne foi, chez un antiquaire ou dans une brocante ? J’aimerai savoir. Si vous savez, merci de me renseigner.
    Nota : Par ma mère, je suis un arrière-arrière petit-fils de Marie Lebrun de La Messardière.
    Philippe Tempé.

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  • Pelletier Francis a écrit le :

    Jacques de Baignan et Françoise Goulard son deux de mes ancêtres. Leurs fils Pierre est aussi un de mes ancêtres, mais ensuite il faut s’intéresser à ses enfants de premier lit avec Catherine de Ballisam ( leur fille Lucrèce de Baignan) pour continuer ma ligne généalogique. L’ascendance des « De Baignan » remonte à la nuit des temps généalogiques et on y trouve du beau monde, et du moins beau. J’ai plus de mal à « remonter » la lignée « De Baigneux » et Goulard. Si vous avez des infos, elles m’intéressent. Sinon, merci pour ce court article qui évoque leur mémoire.

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