L’église et le château

L’Église Saint-Denis, avec une nef unique, fut fondée au 12ème siècle .  Le chœur lambrissé ainsi que la chapelle seigneuriale ont été refaits au 16ème siècle  . Au 17ème siècle fut ajouté sur la droite du chœur un petit collatéral, communiquant avec lui par trois arcades reposant sur des chapiteaux de piles octogonales. La façade a été refaite et avancée de 2 mètres, vers 1860, quand on a aménagé la tourelle contenant un escalier donnant accès à la tribune. Les vitraux sont signés de Lucien-Léopold Lobin.

Église de Courcoué. Avril 2011
Église de Courcoué. Avril 2011

La cure possédait la maison de la Crouaillère, dans le bourg, léguée par Anne Buquet, épouse de Pierre Thubert (1696-1745), descendant de Jean Thubert, échevin de Poitiers de 1616 à 1625. La chapelle funéraire de la famille Thubert se trouve dans le cimetière communal.

Église de Courcoué. Mars 2016
Église de Courcoué. Mars 2016

Le château : François Joseph Pierre de Mondion n’ayant pas émigré, conserva son château et le premier registre des délibérations municipales indique : « le 14 frimaire an II (le 4 décembre 1793) de la République française une et indivisible, la municipalité de Courcoué procède au triage des titres du citoyen Mondion (François de Mondion, ci-devant seigneur de Tournelay, La Chambaudière et de Courcoué, qui avait servi en qualité de major général dans l’armée du comte d’Eistaing pendant la guerre d’indépendance d’Amérique). Tous les titres de féodalité sont livrés aux flammes en présence du Conseil de la Commune et de la citoyenne Mondion qui fit preuve du républicanisme le plus marqué et pour finir le vendredi 9 mai (20 floréal an II) la municipalité brûlera le reste des titres (le reste de ces lambeaux du despotisme) ».

Le château. Photo André Montoux (1984)
Le château. Photo André Montoux (1984)

La fille de François Joseph Pierre : Charlotte Barbe de Mondion, née en 1789, épousa en 1808 Armand de Ruzé, dernier marquis d’Effiat, qui devint propriétaire du château. Après avoir émigré avec ses parents, il rentra en France en 1801, fut maire de Chinon de 1816 à 1828, député de 1822 à 1824 puis en 1827, Pair de France en 1826. Propriétaire également du château de Chezelles (voir cette commune), il fit restaurer les églises de Chezelles et de Courcoué.

Sans enfant, il légua le château à sa petite-cousine Élisabeth Dujon (1818-1886) qui avait épousé, en 1844, Jules de Mauvise (1817-1905). Ce sont eux qui firent construire le château actuel, appelé la Courtière.

Le château. Mars 2016
Le château. Mars 2016

Leur petite-fille Marie Renée Marguerite de Mauvise, fille de Louis Marie René Charles de Mauvise, hérita du château, où elle mourut en 1951 mais qu’elle avait vendu en viager, en 1931, à Laurent de la Berge de Mauvise.

En 1974, le château fut vendu à M. et Mme Télias, qui l’ont restauré.

Du château primitif, il ne reste qu’une haute tour, arasée au sommet, près du chemin descendant au village, qui a été transformé en pigeonnier.

Ancienne tour du château. Mars 2016
Ancienne tour du château. Mars 2016

La coutume de Faye, qui régissait le fief de Courcoué, limitait le droit d’aînesse, ce qui explique que, les biens étant divisés, il existe à Courcoué une douzaine de propriétés nobles, sur lesquelles s’élevait un petit château ou un manoir. Tous se trouvent à proximité de l’ancienne route qui allait de Richelieu à Nouâtre, au nord de la route actuelle.

Plan du 17ème siècle
Plan du 17ème siècle

Ce sont notamment d’est en ouest :

La Messardière (page 5)

Preugny (page 6)

Beaumené (page 7)

La Girardière (page 8)

La Mabilière (page 9)

4 ont commenté “Courcoué

  • TEMPÉ Philippe a écrit le :

    Ma Grand-mère, Yamina Collet, fille de Jeanne, Marie-Louise Brisson, elle même fille de Marie Le Brun de la Messardière, possédait un tableau représentant une partie de la généalogie de la famille de Cabaret.
    Il y avait sur ce tableau le texte suivant : Dieu est mon seul appui. Je n’ai recours qu’a lui. Je ne parle de lui à la volée. …… …… Tous ceux qui ont dit le contre ont manty.
    Ce tableau a disparu de chez mon frère après un déménagement à Bordeaux. Qui en est le détenteur actuel ? Il l’a peut-être acquis, de bonne foi, chez un antiquaire ou dans une brocante ? J’aimerai savoir. Si vous savez, merci de me renseigner.
    Nota : Par ma mère, je suis un arrière-arrière petit-fils de Marie Lebrun de La Messardière.
    Philippe Tempé.

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  • Pelletier Francis a écrit le :

    Jacques de Baignan et Françoise Goulard son deux de mes ancêtres. Leurs fils Pierre est aussi un de mes ancêtres, mais ensuite il faut s’intéresser à ses enfants de premier lit avec Catherine de Ballisam ( leur fille Lucrèce de Baignan) pour continuer ma ligne généalogique. L’ascendance des « De Baignan » remonte à la nuit des temps généalogiques et on y trouve du beau monde, et du moins beau. J’ai plus de mal à « remonter » la lignée « De Baigneux » et Goulard. Si vous avez des infos, elles m’intéressent. Sinon, merci pour ce court article qui évoque leur mémoire.

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