Nueil : ce toponyme vient du gallo-romain novoialum désignant un nouveau champ mis en culture à la suite du défrichement d’une clairière. C’était une maison fortifiée, entourée d’un mur d’enceinte dont il reste deux tours cylindriques, enrobées de lierre, qui furent transformées en pigeonniers. Le portail d’entrée (16ème siècle), en plein cintre, accompagné d’un guichet pour piétons, était protégé par deux échauguettes, qui étaient, en fait, des poivrières ; il y a deux corps de logis : un à pan de bois, du 16ème (à gauche de l’entrée) et un autre, au sud de la cour, qui date du 17ème ou du 18ème siècle, qui a été rénové et transformé en deux logements.

Château de Neuil (mai 2013)

Le fief,  qui relevait de la paroisse Saint-Mexme de Chinon, appartenait au 18ème siècle à Pierre François Jacques Le Breton (1732-1773), seigneur de Nueil et de Noiré, procureur du roi au baillage de Chinon, dont la fille Louise Cécile Le Breton (née en 1758) épousa Daniel Abel Marie Pierres, fils de François Daniel Pierre, seigneur de Narçay. Leur petit-fils Eugène Stéphane de Pierres sera seigneur d’Anché (voir Anché 12).

Château de Neuil (photo Martine Laîné)

Une magnanerie (élevage de vers à soie) fonctionna à Nueil durant tout le 19ème siècle et une salle du premier corps de logis fut appelée « la chambre aux vers à soie ».

Château de Neuil (mai 2013)

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