LE BOURG

Cet ancien bourg était entouré de fortifications, percées de quatre portes : la porte Bigot au nord, la porte du puits Auger au sud, la porte de Saint-Épain à l’est et la porte de la Motte à l’ouest ; les chemins du bourg se croisaient au Carroi de la croix de la barrière, près du vieux puits ; cette croix figure encore sur le cadastre de 1831 ; le village actuel est remarquable par le grand nombre de manoirs, qui abritaient vraisemblablement les seigneurs de la cour de Charles VII.

Quand on arrive de Saint-Épain, on voit, à droite, une grande maison, dont certaines parties remontent au 14ème siècle, dite Maison Renaissance ou Maison du Grand Carroi ; la porte centrale, sur le linteau de laquelle figure un losange, motif géométrique souvent utilisé à l’époque de François 1er  est du 15ème siècle. Elle était habitée vers 1591 par le notaire Jacques Daguet ; un graffiti dans l’escalier indique « la maison de M. Allain, 1725 » ; il s’agit peut-être de Michel Allain, qui était l’intendant des seigneurs de Crissay au 18ème siècle.

Maison Renaissance (mai 2013)

En face se trouve la Maison à pans de bois, dite aussi maison de la forge ; ce petit logis, du 15ème siècle, présente une façade sur rue composée, à l’étage supérieur, de pans de bois et de colombage de torchis ;  elle était percée de deux fenêtres dont les appuis de bois sont sculptés. Les pignons sont en pierre de taille.

Maison à pan de bois Maison de Justice et la Grande Maison (mai 2013)

À côté la Maison, dite de Justice, appartenait au 17ème siècle à l’avocat Jean de la Forge ; selon la tradition, c’était la maison où le « bailli, juge ordinaire civil et criminel de la police du comté de Crissé » venait rendre ses arrêts tous les quinze jours.

Les mêmes, il y a cent ans

Enfin, en face de cette dernière et faisant angle, la Grande Maison, dite Maison de Charles VII, (appellation récente et sans fondement), dite aussi Maison Gaby, car elle fut habitée par des membres de la famille de Pierre Gaby, qui habitait auparavant dans la Maison du Grand Carroi, est également du 15ème siècle elle a conservé au premier étage ses deux fenêtres à meneaux ; deux lucarnes à croisées de pierre éclairent les combles ; à l’arrière, côté ouest, sur la cour, de nombreuses petites adjonctions datent du 17ème siècle, et enserrent une tour d’escalier carrée, elle-même postérieure à la construction du 15ème siècle.

D’autres maisons anciennes existent dans le village, notamment, à l’angle de la rue de Chinon et de la rue du château, la Beaumonnerie.

Rue de la Porte Bigot (mai 2013)

En prenant, au nord, la rue de la Porte Bigot, au bout de laquelle une vaste construction était la poterne qui protégeait deux portes, l’une en direction du château, qui existe toujours et une autre, en direction de Villaines-les-Rochers, qui fut démolie en 1882. À l’opposé, la rue du Puits Auger conduisait à la Porte du même nom, qui devait aussi être double, à l’image de la Porte Bigot.

Rue du Puits Auger (mai 2013)

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