La petite ville de Descartes s’est appelée successivement La Haye (du latin haya = haie) puis La Haye-en-Touraine puis (en 1802) La Haye-Descartes et enfin Descartes depuis sa fusion, en 1967, avec la commune voisine de Balesmes (de Belisama, déesse gauloise). C’est, je crois, la seule ville de France qui a pris intégralement le nom d’un écrivain.  
 

 

 

Ancien rempart de Descartes

La ville primitive se trouvait au bord de la Creuse, avec une motte médiévale protégeant l’entrée en Touraine et un château (disparu) édifié par Foulques Nerra. De très beaux jardins (dont le jardin René Boylesve) ont été aménagés dans et autour de cette motte. Il y avait deux paroisses avant la Révolution : Notre-Dame et Saint-Georges. 

Église Notre-Dame

L’église Notre-Dame, bâtie en 1104 dans l’enceinte fortifiée sur les bords de la Creuse, a remplacé la chapelle du château  ; elle fut réservée, à certaines époques, au culte protestant qui était important à La Haye. La mère de René Descartes, Jeanne Brochard, y fut inhumée en 1597. Elle est en cours de réfection et utilisée pour des manifestations culturelles.    

 

Église Saint-Georges (décembre 2009)

L’église Saint-Georges est un édifice roman, bâti au 12ème siècle, qui a connu de nombreuses transformations. René Descartes y fut baptisé en 1596. Ces deux églises se trouvent dans l’ancienne ville médiévale (îlot Balzac actuel) située au bord de la Creuse que l’on franchit par le pont Henri IV (souvenir du passage du futur roi à La Haye en 1589), pont à dix arches qui est mentionné dès 1358, permettant d’accéder à Buxeuil et dans le Poitou. 

Pont Henri IV (décembre 2009)

Par la suite, la ville s’étendit en s’éloignant du fleuve vers le nord-est. La place de l’hôtel de ville était dominée par la statue de Descartes (que Boylesve remplace par Alfred de Vigny dans L’enfant à la balustrade). 

L’ancien Descartes (carte postale)

Après la reconstruction de la mairie, suite à un incendie, la statue fut légèrement déplacée et le socle fut abaissé. 

 

 

À la sortie de Descartes, sur la route de Sepmes (voir cette commune) (D 102) se trouve un important centre préhistorique dominé par les restes d’un dolmen : le chillou (caillou) du Feuillet, d’où l’on voit bien la Barbotinière (Courance dans l’œuvre de Boylesve). 

Le Chillou du Feuillet

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