HISTOIRE

Le nom de Faye-la Vineuse apparaît pour la première fois en 893, sous la forme Fagia (lieu planté de hêtres) dans le recueil des actes d’Eudes, roi des Francs.

Le site fut occupé à l’époque néolithique et un polissoir à trois rainures, datant de 7 000 ans avant JC, a été retrouvé au Grand Martigny.

Polissoir trouvé au Grand Martigny
Polissoir trouvé au Grand Martigny

À l’époque gallo-romaine, la région faisait partie du territoire des Pictons et plusieurs domaines agricoles existaient, notamment aux deux Martigny (de Martiniacum ou domaine de Martinus) ainsi qu’à la Tour de Broue, élevée, dit-on, sur des bâtiments gallo-romains.

Camp et voie gallo-romains (la Basse Vau)
Camp et voie gallo-romains (la Basse Vau)

Le premier seigneur connu est Landry de Faye, cité dans une charte de 980 (voir ci-après).

Les seigneurs de Faye sont souvent cités dans le cartulaire de Noyers car ils firent de nombreux dons à cette abbaye, souvent en conflit avec la collégiale Saint-Georges.

Les guerres entre les petits seigneurs de la région étaient nombreuses à cette époque : la charte 67, de 1074, parle d’une guerre de Zacharie de Marmande contre Aimery de Faye et Geoffroy Fuel, seigneur de L’Île-Bouchard et la charte 310, de 1102 d’une autre guerre des seigneurs de Faye et de Marmande contre Boson de Châtellerault, Barthélémy de L’Île et Hugues de Sainte-Maure.

Faye vue d'avion
Faye vue d’avion

Le nom de « Faye la Vineuse », qui, avec près de 10 000 habitants, était alors une des agglomérations les plus importantes de la région, apparaît dans une charte de 1460 qui donne rémission à Huet Yvepré, sergent du duc d’Anjou à Faye la Vineuse depuis plus de 20 ans, pour abus de pouvoir dans l’exercice de ses fonctions. Ce toponyme est vraisemblablement dû aux nombreuses vignes de la région et a été choisi pour différencier cette paroisse de celle de Faye-d’Anjou (près de Saumur).

Dans le chapitre 25 de Gargantua (1534), Rabelais cite ce dicton « aller au paradis par un chemin aussi droit qu’une faucille, comme l’est celui qui conduit à Faye » faisant un jeu de mots avec « la foi » qui se prononçait comme « faye« .

(avril 2016)
(avril 2016)

Au cours des guerres de religion, Faye-la-Vineuse fut attaquée plusieurs fois par les protestants.

En 1562, ils prirent la ville une première fois mais, en 1565, des hommes de l’amiral de Coligny, qui occupait Moncontour (dans la Vienne) furent anéantis, par un détachement de l’armée royale, au pied de l’église, lieu qui prit alors le nom de Plaine des morts.

En janvier 1593, la ville fut de nouveau occupée et pillée par une petite armée protestante de 1 200 hommes, dirigée par le capitaine de la Courbre, qui résidait dans l’hôtel du chapeau rouge et qui n’accepta de partir que contre le versement de 950 écus, prêtés par Bricette Champeigné, épouse Chevreau. Ces gens ne manquaient pas d’argent car leur fils Louis Chevreau acheta pour 4 000 livres la charge de receveur des dîmes du diocèse de Poitiers. Leur petit-fils Urbain Chevreau fut abbé de Bois-Aubry.

(mai 2016)
(mai 2016)

La ville fut achetée, en 1626, par Richelieu, qui entreprit de la ruiner, comme il le fit pour plusieurs autres, afin d’assurer le succès de la ville nouvelle qu’il avait créée dans la région.

Il existait aussi un prieuré nommé « Prieuré Saint-Lazare » qui est attesté par un acte de 1759 indiquant qu’il appartenait à Fulgent Faulcon de La Baron (voir Bibliographie).

Après la Révolution, les communes voisines de Jouin-lès-Faye et de Marnay furent rattachées à Faye-la-Vineuse.

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