Le nom de cette commune apparaît pour la première fois en 1188, dans une charte de Barthélémy de Vendôme, archevêque de Tours de 1174 à 1206, sous la forme Ecclesia de Ingrandia, ce qui indique que cette agglomération se trouvait à une frontière : celle entre les Turons et les Andécaves, qui était probablement matérialisée par la Marche, petite rivière qui coule à la sortie ouest de la commune.

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Par la suite, ce lieu se trouva à la limite entre les provinces de Touraine et d’Anjou. Le dictionnaire de Carré de Busserolles indique le lieu-dit l’Infirmerie (qui n’existe plus), où se trouvait peut-être une maladrerie, comme c’était souvent le cas à la frontière entre deux provinces.

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La D 35 puis la D 51 continue sans doute l’ancienne voie qui longeait la rive gauche de la Loire (voir voie 1.1) traversait le territoire de cette agglomération, qui, selon Pierre Audin, était un vicus, où se trouvait un atelier monétaire (voir BSAT 38, 1976).

ancienne voie à l'entrée d'Ingrandes-de-T (août 2011)
ancienne voie à l’entrée d’Ingrandes-de-T (août 2011)

PATRIMOINE DÉCOUVERT

Lors d’une table-ronde organisée en 2010 par la Société Préhistorique Française, Laurent Lang et Fiona Kildea ont présenté une communication intitulée Le mésolithique en région Centre, dans laquelle ils indiquent que des fouilles faites en 2000 à la Prairie d’Ingrandes (au sud-est du bourg), site occupé de -8200 à -7600 ont livré 6000 pièces lithiques, dont 1 300 lames ou lamelles, 111 nucléus, des pointes et un broyeur en roche cristalline, présentant des traces d’ocre rouge sur toute sa surface.

Ingrandes de Touraine, la Prairie d'Ingrandes, triangles (JCM)
La Prairie d’Ingrandes :  triangles (JCM)

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