Histoire

Le nom de cette paroisse apparaît au 10ème siècle sous le nom Ecclesia San Petri Capellae (église de la chapelle de Saint-Pierre), puis au 12ème elle est appelée Sancti Martini de villa, que dicitur Capella (chapelle dite du domaine de Saint-Martin). Le nom de Capella Alba (La Chapelle blanche) apparaît au 13ème siècle et ce n’est qu’en 1920 que le vocable actuel est fixé.

L’origine du toponyme « Chapelle blanche » vient, soit de la blancheur de l’église, construite en tuffeau,  soit des fleurs blanches d’un prunier qui aurait fleuri en plein hiver, lors du passage des reliques de saint Martin, au retour de Bourgogne (voir le vitrail de l’église).

Vitrail du transfert de la châsse de Saint-Martin

Selon la tradition Saint Martin, attaqué et blessé par des muletiers, alla laver ses plaies dans une source, située près de Monfouet (ou Montfouet), qui fut alors appelée la fontaine Saint-Martin (voir le vitrail de l’église et voir ci-après).

Vitrail de l’agression

Au Moyen-Âge, les fiefs nobles étaient, outre Grillemont, le plus important : la Chaise, les Chaumes, la Martinière, la Houssaie, l’Aventure, la Hercellière et la Voltière.

Le nom de la seigneurie de Grillemont apparaît pour la première fois en 1064, dans une charte de l’abbaye Saint-Martin de Tours, sous la forme Grislomons ; le seigneur en est alors Geoffroy de Grillemont ; on trouve ensuite les formes Grislum mons (1095), Fortelicia de Grislemont (1205), Domus de Grillemont (13ème s.), Ville de Grillemont (1464). Ce qui confirme que le village primitif se trouvait près de ce château, où Louis XI serait venu au 15ème siècle.

Cette ancienne châtellenie relevait de la baronnie de Ligueil (voir cette commune) à foi et hommage lige et un roussin de service. Le jour de saint Laurent, le châtelain devait fournir à l’église de Ligueil un homme d’arme pour la garde de la vigile.

Château de Grillemont (carte postale)

On voit, par un acte de 1443, que le seigneur de Betz était tenu de payer une livre de poivre au seigneur de Grillemont, le jour de la mi-août ou le dimanche d’après.

Le seigneur de Grillemont possédait un droit appelé fleurs de Grillemont et qui consistait en une redevance qu’il percevait sur les bœufs existant dans le ressort de sa justice: trois sols un denier pour deux bœufs labourant dix arpents de terre, six sols deux deniers pour quatre bœufs labourant dix arpents de terre, etc…

Après avoir appartenu à la famille de Grillemont, la seigneurie appartint ensuite à la famille des Payen, seigneurs de Boussay et de Preuilly et en premier lieu à Barthélémy de Payen qui participa à la 5ème croisade (13ème siècle). Au début du 15ème siècle, elle était la propriété de Péronnelle d’Amboise, épouse d’Olivier du Guesclin, comte de Longueville et frère du connétable.

Grillemont vu d’avion (Châteaux de France)

Par la suite, Roland de Lescoët fit construire, vers 1460, une importante forteresse, qui a été, en partie, démolie et  réaménagée (voir ci-après).

Ce dernier fut notamment Grand Veneur de France, charge dans laquelle il remplaça, en 1457, Jean Soreau, écuyer, seigneur de Saint-Géran, frère d’Agnès Sorel, ainsi que gouverneur de la ville et du château de Loches ; il mourut sans doute le 10 décembre 1467 et fut enterré dans la collégiale Saint-Ours. Son tombeau était composé de quatre lames de cuivre rouge, attachées par des bandes plates, avec cette épitaphe :

« Sous ce piteulx édifice doland, se gist le corps de messire Rolland De Lescouet très léal chevalier. En son vivant châbellan côseiller du roy des Francs, et grand veneur de France. De Montargis bailly de grand prudence. Maistre des eaulx et forests de Touraine. De Loches fut général capitaine, et de Bourgoin ; moult vaillant et expert ; Seigneur aussi estoit de Kéripert et de Kemblec, voire de Grillemont, qui trespassa, comme tous vivans font, le jour mortel dixième de décembre Mil et cinq cens … ; de ce suis je remembre. Et puis lui mort fut mis soubz cette lame. Priés à Dieu qu’il veuille avoir son âme. »

Le château fut restauré au 18ème siècle par François Balthazar Dangé d’Orsay, qui le légua à son neveu René François Constance, qui fut seigneur de Grillemont, de Manthelan (voir cette commune), de Taffeneau, de Vou, de Civray (voir cette commune) et de la Roche-Saint-Jean (voir Bournan). Ce sont eux qui transplantèrent le village près de l’église appelée la Chapelle blanche.

Chemin de Louis XI près de Manthelan (mars 2014)

La limite entre La Chapelle Blanche et Vou est constituée par un chemin qui porte le nom de « chemin pavé de Louis XI » et par la suite la paroisse était située sur le Chemin de grande circulation n°50 allant de Tours au Blanc, via Manthelan et Ligueil (actuelle D50). Cette route rectiligne est peut-être la survivance d’une ancienne voie gallo-romaine.

Une maladrerie fut édifiée au 17ème siècle.

Laissez un commentaire

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 
requis