Histoire de la commune

Ce toponyme apparaît pour la première fois en 1082, dans la charte 98 du cartulaire de Noyers, dans laquelle il est dit que Ganelon, fils de Boson des Fourneaux donna à l’abbaye de Noyers tout ce qu’il possédait « dans l’église qu’on appelle Champagné à la Roche-Clermault » ; il est aussi présent dans les chartes 399 (Parochia quae dicitur Cleremalis), 463 Rupes quae dicitur Clerimalis) et 543 (Rupes Clerismaldi).

Le site fut occupé à l’époque préhistorique, comme le montre le lieu-dit le Chillou, où il reste un gros tas de pierres, vestige probable d’un dolmen.

Le Chillou (sept. 2017)
Le Chillou (sept. 2017)

À l’époque gallo-romaine, des domaines agricoles existaient à :

Contray ou domaine de Cuntherius (patronyme germanique), cité comme fief au 11ème siècle,

Contray (sept 2017)
Contray (sept 2017)

Chargé ou domaine de Carradius (voir ci-après),

Poizay ou domaine de Posiacus ; il y avait deux fiefs : le grand Poizay, cité au 18ème siècle et petit Poizay, cité en 1640,aujourd’hui à cheval sur les communes de La Roche-Clermault et de Marçay.

Le Grand-Poizay (sept 2017)
Le Grand-Poizay (sept 2017)

Taligny ou domaine de Talinius ; il y a près de là un grand marais, dont parle Rabelais (voir page 11).

Taligny (sept. 2017)
Taligny (sept. 2017)

Villegron, cité en 1640 sous la forme « Villaigron » ou domaine d’Haigro (patronyme germanique), faisant partie de la paroisse de Parilly.

Villegron (sept. 2017)
Villegron (sept. 2017)

Villeneuve, cité dès 994 sous la forme « villa nova » (nouveau domaine) et faisant aussi partie de la paroisse de Parilly.

Villeneuve (sept.2017)
Villeneuve (sept.2017)

Plus près de nous, vers 1093, un certain Effroi David donna à l’abbaye de Noyers tout ce qu’il possèdait dans l’église de la Roche-Clermault (voir charte 225 du cartulaire de Noyers)) et vers 1122, Audeberge, épouse de Bonel de Chinon fit de même (charte 440).

Le premier seigneur connu, cité en 1142, est un chevalier Maingot, peut-être de la même famille que Guillaume Maingot, seigneur de Surgères (Charentes maritimes) au 10ème siècle et/ou que Maingot II l’aîné, seigneur de Melle (Deux-Sèvres) au 11ème.

Vue générale de La Roche-Clermault (sept. 2009)
Vue générale de La Roche-Clermault (sept. 2009)

En 1256, le fief appartient à Bouchard II de Marmande (1230-1278), lointain descendant de Zacharie de Marmande, petit-fils de Malran, seigneur de Nouâtre. Son fils Guillaume III de Marmande devient également seigneur de Faye-la-Vineuse, suite à son mariage avec Isabelle de la Haye, dame de ce fief.

Vue générale (sept. 2017)
Vue générale (sept. 2017)

Au 14ème siècle, la seigneurie passe à la famille de Sancerre après le mariage de Marguerite de Marmande (1335-1371), petite-fille de Guillaume III, avec Jean III, comte de Sancerre, chambellan du roi Charles VI.

Leur fille, Marguerite de Sancerre (1355-1418) épousa en secondes noces Béraud II de Clermont, dauphin d’Auvergne et leur fille Marguerite de Clermont épousa en 1404 Jean IV de Bueil (mort à Azincourt en 1415) qui devint seigneur de La Roche-Clermault.

Leur fils Jean V de Bueil, compagnon de Jeanne d’Arc, surnommé le fléau des anglais, amiral de Charles VII puis chambellan de Louis XI épousa Martine Turpin de Crissé et fut le père d’Edmond de Bueil (mort en 1495) seigneur de la Roche-Clermault.

Jean V de Bueil
Jean V de Bueil

Cet Edmond de Bueil était le cadet d’Antoine de Bueil, comte de Sancerre, chambellan de Charles VIII, qui avait épousé Jeanne de Valois (1448-1467), fille de Charles VII et d’Agnès Sorel et demi-sœur de Louis XI, dont la fille naturelle, une autre Jeanne de Valois (1447-1519) devint dame de la Roche-Clermault.

Le fief revint ensuite à Isabelle de Bueil, fille d’Edmond et dame de Marmande, qui avait épousé Joachim Gillier ; leur fils Bonaventure Gillier, seigneur de Marmande et de La Roche-Clermault, épousa en 1542 Marie Babou, fille de Philibert Babou, maire de Tours et surintendant des finances sous François 1er.

Au 17ème siècle, le seigneur de La Roche-Clermault était Balthazar II le Breton, seigneur de Villandry et époux de Madeleine Gillier, petite-fille de Bonaventure.

Son petit-fils, Balthazar Léonard le Breton, seigneur de Villandry et de La Roche-Clermault fut le père d’Henriette Marguerite le Breton qui épousa en 1713 Louis François d’Aubigné, gouverneur de Saumur, cité en 1715 comme seigneur de La Roche-Clermault.

Le dernier seigneur de La Roche-Clermault fut Fortuné Bouin de Noiré (1728-1809), chanoine de Saint-Mexme à Chinon et seigneur également de Ligré (voir ici).

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