Le nom de cette commune apparaît pour la première fois en 919, dans les Actes de Charles III le Simple sous la forme Adrisiacus ou « domaine d’Adrastios (patronyme grec) ».

Le castellum (mars 2011)
Le castellum (mars 2011)

Selon le site de la commune, le territoire a été occupé : pendant le paléolithique moyen (- 350 000/- 45 000) et notamment pendant l’époque moustérienne (- 200 000/- 40 000, où l’homme de Néandertal vivait au Voisinet (à l’est du bourg), puis pendant le paléolithique supérieur (- 45 000/- 11 700), où le site des Grands Champs (à l’ouest du bourg, non loin du castellum) fut habité par l’homme de Cro-Magnon. Des poteries néolithiques furent également découvertes aux Graviers, à l’est du bourg.

Plan Jason Wood
Plan Jason Wood

Les Turons s’installèrent évidemment dans cette riche vallée du Cher et à Bellevue, près du castellum, on a découvert des poteries gauloises, un dépôt de 9 haches en bronze et trois monnaies gauloises. D’importants vestiges gallo-romains subsistent à Larçay, (voir ci-après)  Sur cette période, voir notamment : Pierre Audin : Larçay gallo-romain (BSAT 38, 1977) et Jason Wood : Études archéologiques à Larçay (BSAT 40, 1984 et 42, 1989).

Villa de Bellevue (plan Livernet)
Villa de Bellevue (plan Livernet)

La villa gallo-romaine de Bellevue

Découverte et fouillée par Sylvain Livernet et l’archéologue anglais Jason Wood,

 

La villa de Bellevue (plan Jason Wood)
La villa de Bellevue (plan Jason Wood)

Le castellum :

Signalé pour la première fois en 1854 puis fouillé entre 1977 et 1989, ce fortin impressionnant est une construction en forme de trapèze (80 m. x 66 m.) avec des tours circulaires, dont l’entrée se trouvait au sud.

Le castellum (plan Jason Wood)
Le castellum (plan Jason Wood)

Les fouilles ont révélé la présence d’un grand bâtiment, au niveau de sa muraille sud : il s’agit d’une plate-forme carrée surmontée des vestiges d’une structure circulaire, ce qui peut laisser à penser qu’il y avait là, à l’origine, un mausolée ou une pile funéraire surplombant le Cher. Un autre bâtiment, situé à l’intérieur du fortin, dans sa partie ouest, semble être contemporain de ce mausolée.

Le castellum (mars 2011)
Le castellum (mars 2011)

La construction du castellum peut être datée de la seconde moitié du 3ème siècle (entre 256 et 270), avant le début de la période d’insécurité ou entre deux épisodes troublés, toutefois, sa construction n’a jamais été achevée et sa position, à proximité immédiate de Caesarodunum, est difficilement compréhensible.

Fondations du castellum (photo Wikipedia)
Fondations du castellum (photo Wikipedia)

À l’intérieur, ont été trouvées des fragments de poteries sigillées, 4 pièces gauloises et des monnaies romaines, datées de 120 à 320.

Tour du castellum, surmontée d'une habitation (photo Wikipedia)
Tour du castellum, surmontée d’une habitation (photo Wikipedia)

L’Aqueduc de Fontenay (voir Athée-sur-Cher et Bléré) : cet aqueduc gallo-romain du 3ème siècle, qui alimentait en eau les thermes de Caesarodunum et longeait la rive droite du Cher, a été vu à plusieurs endroits sur la commune ; il est encore visible à l’ouest des Grands Caves, à l’est du bourg, peu après Veretz ; le canal est maçonné et surmonté d’une voute en pierre de section conique.

Aqueduc de Fontenay à Larçay (photo Joël Thibaud)
Aqueduc de Fontenay à Larçay (photo Joël Thibaud)

Les voies gallo-romaines 

Deux voies gallo-romaines traversaient le territoire de cette commune, d’est à l’ouest.

La voie qui suivait la rive droite du Cher, allant de Bourges à Tours, est encore bien visible, à 350 mètres, dans la partie nord de la commune, au-delà du Cher, entre la Ribellerie et les Montils.

 

le Carroi (mars 2011)

Celle qui suivait la rive gauche, reprenant un ancien chemin de crête gaulois se laisse encore deviner au chemin des quarts, à la Croix, rue Notre-Dame des Champs et au Carroi, où elle croisait sans doute une voie secondaire, qui, selon Jean-Mary Couderc joignait la voie de la rive droite de la Loire (Orléans/Tours) à celle de la rive gauche de l’Indre ; cette voie serait partie de Saint-Roch (commune de Rochecorbon) et aurait traversé les communes actuelles de La Ville-aux-Dames (la Carte, le Grand Village) et de Larçay (le Carroi, le Placier) avant d’arriver à la Chaussée à Esvres-sur-Indre, mais il faut avouer qu’il n’y a plus guère de traces de cette voie secondaire.

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