Histoire de la commune

Le nom de cette commune apparaît pour la première fois, sous la forme Lameriacum, dans la charte 181 du cartulaire de l’abbaye de Noyers, où il est dit que « un certain homme de L’Île, nommé Gautier, surnommé Charchois » donna à l’abbaye « deux sous de cens et sept deniers, qui lui étaient dus à Lémeré ».

Dolmen du Bois de Neuilly (Touraine Insolite)
Dolmen du Bois de Neuilly (Touraine Insolite)

A 800 mètres Ouest-Sud-Ouest de Léméré et 300 m Sud-Sud-Est de Neuilly se trouve un dolmen en ruine fouillé au 19ème siècle par le propriétaire de ce Bois de Neuilly : M. le comte Du Fort (voir BSAT 18, 1911/12) ; ce mégalithe se compose d’une table de grès tertiaire rouge fichée obliquement en terre et soutenue d’un côté par des pierres blanches. La fouille a permis de constater que cette table recouvrait une crypte violée dès l’époque romaine. On a retrouvé à proximité des fragments de poterie néolithique noire, deux ou trois silex et de quelques débris d’ossements ainsi que des tessons de céramique gallo-romaine. Louis Bousrez supposait qu’il s’agissait des restes d’une allée couverte. Ce dolmen se trouvait non loin d’un ancien chemin allant de L’Île-Bouchard à Champigny-sur-Veude.

Lémeré, hache polie (SAT)
Hache polie de la SAT trouvée à Lémeré

La collection de la SAT contient une hache polie, avec traces de débitage préalable par sciage et fracture. Selon le Dictionnaire des Communes de Touraine (CLD 1985) « un petit fanum (temple) a été signalé (par qui ?) sur une pente (où ?) et « la source des rameaux ( ?) était réputée pour guérir les maladies d’yeux. »

Grésigny (avril 2013)
Grésigny (avril 2013)

Le toponyme, qui vient de Lathomaracum ou « domaine de Lathomar » (patronyme germanique), indique qu’il y avait là, à l’époque gallo-romaine, une « villa rustica » c’est-à-dire une propriété agricole. D’autres « villae » existaient à Dercé, venant du gaulois Dervoceton signifiant « Bois de chênes » ou du gallo-romain Derciacum, signifiant « domaine de Dercius » (patronyme gaulois, signifiant « Celui qui regarde », hameau connu dès le 12ème siècle et appartenant, au 15ème siècle à Jean du Fou, seigneur de Nouâtre, à Grésigny, de Grisiniacum ou « domaine de Graecinus », fief relevant de la seigneurie du Rivau, à Jaunais, de Gallicanum ou « domaine du Gaulois », au Thenay,  de Teniacum ou « domaine de Tenus » et à Thézé, de Tatiacum ou « domaine de Tatius ».

Le fief de Lémeré était peu important et dépendait de la seigneurie du Rivau (voir ci-après).

Le territoire de Lémeré était séparé de celui de Ligré par la Veude, qui faisait fonctionner plusieurs moulins, comme celui de Judeau, le moulin Thézé et celui du Coutureau.

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