Histoire de la commune 

 

Le nom de cette commune apparaît pour la première fois en 1188, dans une charte du chapitre de Saint-Mexme, à Chinon, sous la forme « Terra de Ligreio ». Ce toponyme vient du gallo-romain Ligeriacum ou « domaine du Riverain de la Loire ».

Ville Neuve (photo André Montoux 1982)
Ville Neuve (photo André Montoux 1982)

D’autres domaines existaient sans doute à la Villière (au nord-ouest), venant de Villaris ou « domaine rural », au Rouilly (au sud-ouest), venant de Rulliacus ou « domaine du Rustre », à Sassay (à l’ouest), venant de Sattiacus ou « domaine de Sattius », à Turpenay (au sud-ouest), venant de Turpiniacus ou « domaine de Turpinus », à  Vouguet (au sud-ouest), venant de Valdeniacus ou « domaine de Waldenius  (patronyme germanique)» et à Ville Neuve (au sud-est), venant de Villa Nova ou « Nouveau Domaine ».

Dolmen du Carroir-Non-Air (sept 2016)
Dolmen du Carroir Bon Air (sept 2016)

Un très beau dolmen peut être vu au Carroir Bon Air, près du bourg, à droite de la rue du dolmen, qui va vers Vau-Breton ; il mesure 7 m. sur 3.50 m. et sa table de couverture, composée de deux pierres distinctes, est effondrée au centre. À l’entrée du dolmen on peut voir trois dalles, qui pourraient être les vestiges d’un portique démantelé. Selon la légende, Gargantua jouait au palet avec ce dolmen, un pied posé sur le clocher de Ligré et l’autre sur celui de Lémeré.

polissoir portatif (BAVC 1982)
polissoir portatif (BAVC 1982)

Armand Moirin, maire de Ligré dans les années 1980, a découvert un polissoir portatif en grès blanc, mesurant 0,52 x 0, 38 m et pesant 32 kg au lieu-dit Touraine (au sud-ouest du bourg), actuellement au Carroi-Musée à Chinon ainsi qu’une hache perforée en dolérite dans les alluvions de la Veude, près de la Chaperonnière (à l’est du bourg). D’autres haches polies ont été trouvées près du dolmen (voir ci-après) au Quellay (voir ci-après), aux Roches-Saint-Paul (au nord) et au Saut au loup (au nord-ouest).

hache perforée (BAVC 1962)
hache perforée (BAVC 1962)

Selon Gustave de Cougny, il existait aux Roches-Saint-Paul (au nord) un tumulus de 5,5 m. de diamètre et de 1,5 m. de hauteur, près duquel il a trouvé une lame en silex, de la poterie et des ossements provenant de trois squelettes. Selon Armand Moirin, ce tumulus se trouvait plus précisément aux Chilloux mais il n’en reste plus rien aujourd’hui.

 

Hache perforée de Ligré (SAT)
Hache perforée de Ligré (SAT)

Au Saut au loup (au nord-ouest) on a également trouvé une pièce de monnaie gauloise en bronze et une pièce en argent de Gordien III  ainsi que des fusaïoles et de la céramique sigillée. Une pièce de monnaie de Tetricus I ainsi que des fragments de marbre et des clous proviennent du site gallo-romain de la Fuye (au sud-est).

Fibule trouvée à Ligré
Fibule trouvée à Ligré

On peut voir au Musée-Carroi de Chinon une fibule militaire, une fibule dite « à queue d’aronde » et une fibule à appendices latéraux, du 1er s. après JC, découvertes à Ville Neuve (au sud-est).

Autre fibule trouvée à Ligré
Autre fibule trouvée à Ligré

Le fief de Ligré appartenait,  en 1681 à Maurice Picault et en 1695 à Jean II Picault (1663-1707), commissaire du roi et prévôt provincial de Touraine ; ce dernier, fils de Jean I Picault et de la pieuse Marie Daguindeau, de Chinon, d’un caractère libertin, violent et dissipateur, fut révoqué de sa charge ; accusé de vol, il fit trois ans de prison mais, suite aux prières de sa mère, il se convertit et entra, en 1703, à l’abbaye Notre-Dame de la Trappe, où il devint frère Moyse.

En 1778, le seigneur de Ligré était Fortuné Bouin de Noiré, chanoine de Saint-Mexme à Chinon, seigneur de La Roche-Clermault et de Sassay (voir ci-après Famille Bouin et Sassay).

En février 1983, un souterrain refuge fut découvert à 450 mètres au nord-est de l’église et à 400 mètres du dolmen, au lieu-dit Les Pièces du chemin neuf. Un autre souterrain-refuge existe au Quellay (voir ci-après).

Hôtel et gare de Ligré-Rivière (nov. 2013)
Hôtel et gare de Ligré-Rivière (nov. 2013)

La voie ferrée qui allait de Port-Boulet à Port-de-Piles bifurquait vers Richelieu, juste après la gare de Ligré-Rivière, située aux Roches-Saint-Paul, et près de laquelle il y avait un grand hôtel-auberge. 

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