Les Roches Saint-Paul

 

Ce « Lieu des Roches de Saint Paul » (Locus de Rupibus Sancti Pauli) est mentionné pour la première fois au 12ème siècle, dans un don fait à l’abbaye de Turpenay par « Guillaume Audeburgis des Roches Saint-Paul ». C’est maintenant le hameau le plus important de Ligré, avec beaucoup de belles maisons.

On y a découvert, dans un tumulus occupé à l’âge du fer, des ossements et un poignard en silex (BSAT 1968).

Il y avait là un prieuré fondé par l’abbaye de Cormery, dont le prieur avait droit de haute, moyenne et basse justice. Le premier prieur connu, en 1550, est Eustache du Bellay (mort en 1565), futur évêque de Paris et cousin germain de Joachim.

Prieuré (et non château) des Roches-Saint-Paul (carte postale)
Prieuré (et non château) des Roches-Saint-Paul (carte postale)

En 1629, le prieur est Michel Le Masle (1587-1662), homme de confiance de Richelieu et propriétaire d’un hôtel particulier à Richelieu, dont voici l’épitaphe  » Cy gist le corps de deffunct messire Michel Le Masle, prieur Des Roches, conseiller du Roy en ses conseils d’estat et privé, chantre et chanoine de l’église de Paris, décédé le 25 février 1662 âgé de 74 ans 6 mois. Priez Dieu pour son âme « .

Michel le Masle par Simon Vouet
Michel le Masle par Simon Vouet

En 1767, le prieuré fut réuni au collège de Chinon et supprimé. En 1778, le fief fut vendu pour 16 000 livres à l’abbé Fortuné Bouin de Noiré, (voir ci-dessus 3.2) , déjà propriétaire de Sassay (Ligré) et de La Roche Clermault.

Le prieuré fut vendu comme Bien National à la Révolution à Louis Blucheau, fermier de ce prieuré, ensuite juge de paix du canton de Chinon, époux de Marie Foucault. Sa fille Marie Blucheau, morte à 25 ans, en 1819, avait épousé Jean Péan, avocat au tribunal de Chinon. La famille Blucheau était également propriétaire de Voizeray, à Assay.

Des bâtiments prieuraux, du 16ème siècle, il reste deux ailes et une tour polygonale, ainsi que le pigeonnier. L’église prieurale du 12ème, a été détruite vers 1942. C’est maintenant une propriété privée, très bien restaurée mais difficile à voir de l’extérieur.

Sur ce prieuré, voir l’article très complet d’André Montoux, dans BAVC 8.2 (1978).

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La Closerie Saint-Martin (sept. 2016)

À côté, on peut voir la Closerie Saint-Martin, dépendance du Prieuré, avec des bâtiments du 14ème et du 17ème siècle.

Moulin cavier des Roches-Saint-Paul (sept. 2016)
Moulin cavier des Roches-Saint-Paul (sept. 2016)

À la sortie du hameau, en direction du bourg, sur la gauche, un moulin cavier, du 19ème  siècle, a conservé sa hucherolle en bois.

 

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