LA GRENOISIÈRE et PÉAGU

La Grenoisière apparaît en 1752 sous cette forme et, sur la carte de Cassini, sous la forme  la Grenoiserie ; la propriété appartenait en 1626 à Louis de Marolles, frère ou cousin ( ?) de Michel de Marolles, puis en 1665 à Jehan de Mons (voir Civray). 

La Grenoisière (sept 2014)

Le pigeonnier circulaire du domaine a été transformé en habitation.

Piégu ou Péagu : ce fief apparaît sous la forme Fortericia de Podio acuto (la forteresse de la colline pointue) en 1256 ; il appartenait au doyen de Saint-Martin et à ce titre Odon Clément en fut propriétaire en 1213 et Gui de Boulogne en 1353 ; Odon Clément fut aussi archidiacre de Paris et il fut enterré dans l’église Saint-Denis du pas, à Paris. Quant au cardinal Gui de Boulogne, appelé aussi Guy de Montfort (1313-1373), petit-neveu de Louis IX, il fut notamment archevêque de Lyon.

Manoir de Piégu (photo A. Montoux)

En 1360, après la défaite de Poitiers, le roi Jean le Bon signa le traité de Brétigny, qui amputait largement le domaine royal tout en lui redonnant quelques places-fortes, dont Piégu mais deux ans plus tard le château était toujours occupé par Basquin de Poncet, capitaine gascon au service du roi d’Angleterre Édouard III, qui demanda 8 000 moutons d’or pour rendre la place. Pour se les procurer le maréchal Boucicault frappa d’un impôt exceptionnel les habitants de la châtellenie de Loches.

Manoir de Piégu (sept. 2014)

C’est aujourd’hui un beau petit manoir qui date du 15ème siècle.

6 ont commenté “Ligueil

  • Schoenstein a écrit le :

    Bonjour
    Attention, il y a une petite confusion : la loge de vigne qui servit de poste de garde n’est pas celle que vous montrez (à cet endroit, il y avait un petit bâtiment construit exprès par les Allemands ; le monument commémoratif que vous montrez est installé à son emplacement) mais elle se trouve au lieu-dit Noizay, un peu plus loin, où a été installé un autre petit monument commémoratif identique. Cette loge utilisée par les Allemands garde deux traces de cet usage : un sol en béton et un petit mat métallique pour le téléphone ou le télégraphe.
    Bien cordialement
    F. Schoenstein, association pour la sauvegarde du cadre ligolien.

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  • R.Salard a écrit le :

    Bonjour,

    La légende de la photo concernant Cercay est erronée.
    Cette photo est celle du lieu-dit La Valinière (ou Vaslinière), situé entre La Garde et Cercay (Cercay est juste après)

    R.Salard

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  • a écrit le :

    Bonjour,

    Bravo et merci pour ce très instructif historique de la ville et ses alentours.
    Je viens de mettre en ligne sur un site perso une bonne quantité de cartes postales anciennes de Ligueil scannées en haute définition, si cela peut vous être utile n’hésitez pas à piocher dedans :-)
    http://ligueil.mezei.fr/CPA/

    Cordialement,
    Stéphane

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