Histoire de la commune

Le toponyme de cette paroisse apparaît pour la première fois en 997, dans la charte 30 du cartulaire de l’abbaye de Cormery, qui indique que Thibaut (ou Thibault), abbé de Cormery fonda une église et une paroisse dans la « villa Lupantia », auparavant située dans la paroisse de Tauxigny, avec l’autorisation d’Archambaud de Sully, archevêque de Tours de 981 à 1003.

Ce fief appartenait à l’abbaye de Cormery depuis 791 et cette dénomination indique qu’il y avait là un ancien domaine agricole gallo-romain, tombé ensuite, comme cela était généralement le cas, entre les mains des autorités religieuses.

Il y avait aussi un Prieuré, dédié à Notre-Dame et indépendant de la cure, qui constituait un fief, relevant de Loches mais concédé à l’abbé de Cormery en 1228 par Dreux V de Mello, seigneur de Loches, avec la confirmation du roi Philippe III le Hardi en 1272, dont le prieur était le seigneur du fief (voir ci-après).

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Les prieurs furent : en 1334, Odon de Ricey (inconnu par ailleurs) ; en 1338, Arnould (inconnu par ailleurs) ; en 1645,  Jean Joysel (prieur commendataire, secrétaire du roi et banquier expéditionnaire en Cour de Rome) ; en 1671, Louis de Voyer d’Argenson (prieur commendataire, abbé commendataire de l’abbaye de Beaulieu (1639-1671), doyen de Saint-Germain l’Auxerrois, évêque de Dol puis archevêque d’Embrun et de Bordeaux, frère de Marc René de Voyer d’Argenson ; en 1715, Pierre de Gaillarbois (Pierre Tardieu, sieur de Gaillarbois, chanoine de la Sainte-Chapelle du Palais ?) ; en 1730 : Dom Prudent Marant (bénédictin de la congrégation de Saint-Maur) ; en 1789 : N. Dephorès (inconnu par ailleurs).

Prieuré et église (juin 2017)
Prieuré et église (juin 2017)

La liasse H 98 (datée de 1376 à 1721) des archives ecclésiastiques du département de l’Indre-et-Loire indique : « Baux à ferme du temporel dudit prieuré (de Louans), consistant en droits de châtellenie haute, moyenne et basse justice, maison et château seigneurial, colombier, etc., dîmes au 13e , droits de corvée, servitude, etc., consentis par Jean Joysel, Pierre de Gaillarbois, Louis de Voyer d’Argenson, prieurs commendataires, à Étienne Champion le jeune (voir la Croix Rouge), notaire royal, pour 1,400 livres, et à René Clavier, notaire de Montbazon pour 1,850 livres. — Bail d’un logis, avec cour, grange, et écurie, dans l’enceinte du château, des jardins et vergers, situés dans l’enclos, près des douves, et de la fuie, consenti par François Martin, notaire à Tours, fermier général (résidant à Saint-Branchs de 1704 à 1730, décédé en 1732), à François Naudin, serviteur de Pierre de Gaillarbois, prieur, pour 50 livres, 2 boisseaux d’ognons, et la moitié des poires de Bon. — Quittance de 110 livres, payées par le prieur Joysel à Jean de Vonnes, chevalier, seigneur de Fontenay (Voir Saint-Bauld 4et d’Azay-le-Chadieu (Azay-sur-Indre), pour le réméré d’une rente de 4 setiers de blé qu’il avait aliénée. »

De 1889 à 1949, une voie ferrée relia Le Louroux à Esvres-sur-Indre, via Louans et Saint-Branchs.

Ancienne gare de Louans (juin 2017)
Ancienne gare de Louans (juin 2017)

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