HISTOIRE

Le nom de Luzé apparaît pour la première fois en 1085, dans la charte 127 du cartulaire de l’abbaye de Noyers, sous la forme Luceziacum, signifiant « domaine de Lucesus ou de Lusacus ».

Vue générale de Luzé (sept. 2014)
Vue générale de Luzé (sept. 2014)

Un autre domaine agricole existait au Petit-Marigny, toponyme venant de Materniacum et signifiant « le domaine de Maternus ».

Le petit Marigny (sept. 2014)
Le petit Marigny (sept. 2014)

Le territoire de Luzé était également traversé par une voie gallo-romaine, qui allait de Nogastrum (Nouâtre) à Saint-Jean-de-Sauves (dans la Vienne).

Ancienne voie gallo-romaine (sept. 2014)
Ancienne voie gallo-romaine (sept. 2014)

Cette charte 127 concerne une querelle entre « les moines de Noyers » et « les moines de Luzé », suite à un don fait par Brice du Chillou, fils de Boson du Chillou, seigneur de JaulnaySi la date de cette charte est exacte, cela signifie que la fondation de l’abbaye de Bois-Aubry (voir ci-après) est antérieure à la date donnée habituellement (entre 1110 et 1120). La charte 157, de 1088, indique que Boson du Chillou donne aux moines de  Noyers l’autorisation de prendre du bois tiré « de la forêt qu’on appelle Luzé » ; cette forêt appartint ensuite au fils de Boson, Brice de Chillou. La charte 195, de 1090, précise qu’une partie de cette forêt appartient à Chauve du Chillou, sœur de Brice, et épouse d’Alexandre de Nouâtre.

Franc-Palais (CP)
Franc-Palais (CP)

La paroisse faisait partie de la châtellenie de Franc-Palais (voir ci-après) qui relevait de la baronnie de Marmande. En 1487, le fief appartenait à Jeanne de Mondion, fille de Jean de Mondion, seigneur de Mépied (commune de Sammarçolle) ; en 1528, à Achille de Mondion, seigneur de la Seilletière. En 1575, il était en possession de Jeanne Prévost de Sansac, qui rendit hommage, le 26 octobre 1575, à Bonaventure Gillier, baron de Marmande (voir La Celle Saint-Avant). Elle était la sœur de Louis Prévost de Sansac et d’Antoine Prévost de Sansac, archevêque de Bordeaux de 1560 à 1591. 

La terre de Franc-Palais passa ensuite à Jean Gillier, chevalier, seigneur de Passau, et de Saint-Gervais-sur-Mer, fils de René Gillier, baron de Marmande, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Claude de Laval. Jean Gillier épousa Gabrielle de Beauvau, dont il eut une fille unique, Marie-Louise, qui épousa en 1663, à Louis de Bernabé, qui, en 1672, rendit hommage, pour la terre de Franc-Palais, à Cyprien Gillier, marquis de Puygareau, baron de Marmande, fils ainé et principal héritier de Georges Gillier. La fille de Louis de Bernabé, Marie Élisabeth, épousa Guillaume Hameau, seigneur du Marais et de Franc-Palais et leur fille, Louise-Prudence, épousa Pierre André Claude Scévole Pocquet de Livonnière. Leur fils, Jean Claude Marie Scévole Pocquet de Livonnière, seigneur de Franc-Palais et de la Boissière, comparut, par fondé de pouvoir, à l’assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789 puis fut maire de Luzé en 1812.

Monteil (sept. 2014)
Monteil (sept. 2014)

Parmi les autres fiefs, on peut noter ceux de La Guenaudière, qui relevait de la châtellenie de Nouâtre), de Monteil, cité en 954 puis en 1080, dans la charte 81 du cartulaire de Noyer, comme faisant partie de la paroisse de Marcilly-sur-Vienne et appartenant à « un homme de Nouâtre, nommé Geoffroy » et du Pont-Amboisé, (voir ci-après), qui s’étendait sur les paroisses de Luzé et de La Tour-Saint-Gelin, puis qui constitua en 1789 une commune, annexée à la commune de Luzé en 1794.

Une chapelle fut fondée dans l’église en 1540 par Éliacim Girard, prêtre demeurant à Ligré ; en 1679, le titulaire en était René Bernon, curé de Luzé. Sous l’ancien régime, Luzé faisait partie de la Province du Poitou, ce qui lui permettait d’éviter la gabelle, puisque cette province était rédimée.

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