LE BOURG et LE CIMETIÈRE

Mairie de Manthelan (mars 2014)

Rue Nationale (D50) : quand on vient de Tours, on rencontre d’abord la mairie près de laquelle se dresse le monument aux morts, inauguré le 2 juillet 1922 et sculpté par Georges Delpérier (1865-1936), sculpteur installé à Tours.

Peu après, sur la droite, au n°11, une ancienne maison du 15ème siècle a été défigurée par un étage en brique ; l’arrière de cette maison est visible dans la rue François Rabelais, parallèle à la rue Nationale.

  

Maison du 15ème 

Cette rue s’élargit ensuite pour former une sorte de place, où se tient le marché du jeudi ; sur la gauche, une grande maison a gardé l’enseigne de l’hôtel Le vieux tilleul. Léon Daunassans, préfet de Corse puis préfet d’Indre-et-Loire à partir de 1877, enterré dans le cimetière de Manthelan, y habita.

Le vieux tilleul (mars 2014)

Presque en face, à côté du café-restaurant le Bistrot, on peut voir une ancienne pompe ; une pompe identique se trouve à côté de l’église.

Rue Nationale (carte postale)
Rue Nationale (mars 2014)

On arrive ensuite à L’église actuelle : Au 11ème siècle, une église romane, dite la vieille église, consacrée à Saint Gervais et à Saint Protais, remplaça l’église primitive.

De cette église, reconstruite en 1868 selon les plans de l’architecte Gustave Guérin (voir Pouzay), il ne reste que le clocher-porche qui a été restauré. Dans ce clocher, une cloche du 16ème siècle, fondue par Pierre Payen, continue à annoncer les offices.

Église de Manthelan (mars 2014)

Une pieta en noyer, d’un seul bloc, sculptée au 15ème siècle, était placée sur l’autel de la vieille église. En 1890, le curé Paul Goupille la retrouva dans le grenier du presbytère ! Il la fit restaurer et l’installa avec une console et une croix ajoutées.

Derrière l’église, au n° 9 de la rue François Rabelais, parallèle à la rue Nationale, se trouve l’ancien presbytère, du 18ème siècle. Il fut acheté par la commune en 1814.

Ancien presbytère (photo PCIL)
Ancien presbytère (mai 2014)

En continuant la rue Nationale, on peut voir, au n° 55, l’ancien café Branger qui fut ouvert au 19ème siècle par Clémentine Branger, l’épouse d’Augustin Branger, menuisier de son état, l’un des deux fondateurs du carnaval.

Café Branger (mai 2014)

En 1888, le café fut décoré par l’autre fondateur Théodore Fontaine, dit Cocodache, peintre en bâtiment, qui représenta des scènes de la vie locale et des paysages. Ce café ferma en 1954 mais en 1999, Éliane Branger, petite-fille d’Augustin légua cet édifice à la mairie, qui fit restaurer les peintures. C’est maintenant la Maison du Carnaval. Cet établissement peut-être visité, en général, le 3ème dimanche du mois.

Café Branger (mai 2014)

À côté de cet ancien café, une maison a été donnée à la municipalité par Joseph Brault (1862-1932), éditeur de cartes postales 

Rue André Caby (mars 2014)

Après l’église, sur la droite, part la rue André Caby, ancien fermier de la seigneurie de Manthelan et maire de Manthelan sous le Premier Empire.

Dans cette calme rue, aux maisons bourgeoises, on peut voir au n°11 une grande bâtisse ornée d’un cartouche portant les initiales BL et la date de 1892.

Cartouche du n°11 (mars 2014)

Juste après, au n° 13, une ancienne boulangerie a gardé son enseigne, inspiré par celui de la maison précédente,  présentant deux outils de boulanger : un rouable et une pelle en sautoir, noués d’un ruban avec les lettres ML et la date de 1894.

Cartouche de l’ancienne boulangerie (mars 2014)

Ce sont les initiales des propriétaires : Eugène Maingault et Marie Limouzin. Cet Eugène Maingault était compagnon du Devoir sous le nom de Poitevin la Douceur ; il était en effet né dans la Vienne en 1854 et il mourut en 1896, à l’âge de 42 ans. Il avait pris la succession de Gustave Pellé, dit Tourangeau la Bonté, mort en 1889, à l’âge de 48 ans. Les boulangers mouraient jeunes !

Quand on prend, entre la D50, qui va vers Tours, et la D58, qui va vers Reignac, la route rectiligne qui va vers Saint-Bauld et qui continue sans doute une ancienne voie romaine (voir ci-dessus), on voit d’abord le cimetière, dans lequel un carré militaire a reçu les dépouilles des morts des deux guerres mondiales et notamment celles des fusillés de Kerkeroux (voir ci-après). 

Carré militaire du cimetière (mars 2014)

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