HISTOIRE

Cette commune porta successivement les noms suivants : Marthiacus (1080), Marciacus (1086), Marthaicus (1090), Marchiacus (1110), Marchayus (1263), Marchatus (1263), Marcayus (1283), Marseyum (14ème), Marçay sous La Haye (1608), Marcé (1748), Marçay près La Haye (1812).

Vue générale de Marcé (février 2014)

Ce toponyme vient du latin Marciacus, signifiant « le domaine de Marcius ». En effet, après avoir été occupée à l’époque préhistorique, comme l’indique le dolmen appelé le Chillou du Feuillet, à la limite entre Marcé et Descartes (voir cette commune), la région fut peuplée par les gaulois et largement exploitée à l’époque gallo-romaine.

Ancienne voie gallo-romaine à côté de la Pierre du Faon (février 2014)

Un temple gaulois a été vu en 1976, par photographie aérienne, au lieu-dit les Clôtures (près de la Babinière) ; des domaines agricoles existaient à la Jaunaie (voir ci-après) et à Jarcy, toponyme venant du gallo-romain Gerisiacus ou domaine de Gerisius, patronyme formé sur le germanique ger signifiant « la lance ». 

Jarcy (mars 2013)

On peut aussi voir les restes d’un temple au lieu-dit la Pierre du Faon (voir ci-après), près duquel passait la voie gallo-romaine qui allait de La Celle Saint Avant (voir cette commune) à AmboiseÀ la Thomassière, lieu-dit aux limites de Marcé, Draché et Sepmes (voir ces communes), se trouve un puits de 14 m. de profondeur, avec deux galeries partant vers le nord-ouest et le sud-ouest, qui indiquent la présence d’un aqueduc souterrain, dont le tracé n’est pas bien connu. 

Église de Marcé (février 2014)

Au moyen-âge, l’église de Marcé appartenait à Hubert Persil de Montbazon et à Hugues de Garnaud (voir les chartes 75 et 135 du cartulaire de Noyers). Ils la donnèrent à l’abbaye de Noyers et ce don fut confirmé par Simon de Nouâtre, qui avait épousé Audeburge, dite Borille, une fille d’Hubert Persil.

Il y avait alors dix fiefs sur la paroisse :

Cinq qui relevaient de la seigneurie de Nouâtre : la Giraudière, dont le nom apparaît en 1483, la Pierre, située près de la Pierre du Faon (voir ci-après), le Gué, (voir ci-après), le Bois Turbé, cité en 1283 sous la forme Boscus (bois) Torbe apud Marcayum (près de Marçay) et Nembon, toponyme d’origine germanique, cité en 1483 dans un aveu de Jean du Fou.

Cinq qui relevaient de la seigneurie de Bagneux (voir Bournan) : la Gibottière, la Louère (voir ci-après), la Jaunaie (voir ci-après), Choizeau et la Pageaise, à cheval sur les paroisses de Marcé et de Sepmes (voir cette commune). 

La Pierre (février 2014)

Outre la chapelle du Gué, il y avait aussi une chapelle au château de la Louère (voir ci-après), une autre, au lieu-dit la Chapelle, consacrée à Notre-Dame d’Auvergne (voir ci-après) et une dernière au Gué (voir ci-après).

Plusieurs moulins se trouvaient sur l’Esves, qui traverse toute la commune, du nord au sud, avant d’aller se jeter dans la Creuse, notamment le moulin de l’écorche-bœuf, le moulin de Liaunay, indiqué sous le nom de Moulin Liaunai, qui apparaît dès 1336 sous la forme L’Aunoy  et le moulin de Gruteau, cité dès 1062, dans la charte 24 du cartulaire de Noyers, sous la forme Molendinum (moulin) circa Grautel (dans les environs de Gruteau). Il appartenait alors à Archambaud le Long, frère de Malran, seigneur de Nouâtre.

Le moulin de Liaunay (février 2014)

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