Histoire

La région fut occupée dès la préhistoire, comme le montrent le site voisin de Doux (commune de Pussigny), où les travaux de la LGV ont mis à jour une importante nécropole néolithique, ainsi que la découverte, dans le cimetière de Ponçay de 7 haches en bronze, datant de – 1500 (Voir page 5)

Vue générale de Marigny-Marmande, prise de Nancré (janvier 2016)
Vue générale de Marigny-Marmande, prise de Nancré (janvier 2016)

Le nom de Marigny apparaît pour la première fois en 862 sous la forme Madriniacum, évolution de Matriniacus ou domaine de Matrinius (patronyme romain bien connu), puis au 11ème siècle, dans le cartulaire de l’abbaye de Noyers (charte 96), sous la forme Mariniacus. Ce toponyme indique qu’il y avait là, au début de notre ère, un domaine agricole gallo-romain. D’autres domaines se trouvaient à Nancré (voir page 7), qui apparaît au 11ème siècle, dans la charte 106 du cartulaire de Noyers, sous la forme Nancriacus ou domaine de Nancrius ainsi qu’à Noiré (voir page 12), venant de Nigracum ou domaine du Noir, à Ponçay, que l’on trouve au 12ème, dans la charte 445 du cartulaire de Noyers, sous la forme Pontiacus, ou domaine de Pontius (autre patronyme bien connu).

Vue générale de Ponçay, prise des Gapiaux (janvier 2016)
Vue générale de Ponçay, prise des Gapiaux (janvier 2016)

Il est probable que des domaines existaient aussi à Messemmé, venant de Maximiacum ou domaine de Maximius, à Psé, venant de Bettiacum ou domaine de Bettius, et au Rillé, venant de Rilliacum ou domaine de Regulius (voir page 8).

Vue générale de Psé (janvier 2016)
Vue générale de Psé (janvier 2016)

Au Moyen-Âge, le fief de Marigny dépendait de la seigneurie de Marmande (commune de Vellèches, dans la Vienne), dont le premier seigneur connu fut, au 11ème siècle Zacharie de Marmande, qui fit don à l’abbaye de Noyers de l’église Saint-Hilaire de Nancré. Une sœur de ce Zacharie, Sophise de Marmande, épousa Adraud de Nouâtre, de la famille des seigneurs de Nouâtre. C’est ce qui explique que Marigny s’appela ensuite Marigny-sous-Marmande (17ème siècle) puis Marigny-Marmande.

Marmande (janvier 2016)
Marmande (janvier 2016)

La seigneurie de Marmande (voir ici l’article complet de Pierre Souty) resta dans la famille de Marmande jusqu’au 14ème siècle avec Pierre de Marmande, cité en 1379, seigneur de Marmande, de Faye-la-vineuse, de La Haye (aujourd’hui Descartes) et de La Roche-Clermault. Elle passa ensuite dans la famille du Bueil, puis dans la famille Gillier (voir Ports-sur-Vienne), par le mariage de René Gillier (né en 1482) avec Isabelle du Bueil, dame de Marmande et fille d’Edmond du Bueil. La seigneurie resta dans cette famille jusqu’en 1730, année où elle fut acheté par Marc-Pierre d’Argenson (voir le château d’Argenson à Maillé).

Château de Noiré (CP)
Château de Noiré (CP)

Mais à cette époque la seigneurie de Marigny était indépendante de celle de Marmande et appartenait à Louis Bouin de Noiré (mort en 1721), seigneur de Noiré et de Marigny, « maire » de Châtellerault de 1694 à 1718. Elle appartint ensuite à l’un de ses fils : Louis Claude Bouin de Marigny (1688-1767) tandis qu’un autre de ses fils : Louis Bouin de Noiré (1691-1758), lieutenant général au baillage de Chinon, fut seigneur de Nancré et de Noiré, du gué de Marcé et de la Touchevoisin (voir Crouzilles). Un des fils de Louis Claude Bouin de Marigny : Jean Fortuné Bouin de Marigny (né en 1735) épousa à Nouâtre en 1757 Marie Geneviève de Tourneporte (voir ici).

Château de Mondon (janvier 2016)
Château de Mondon (janvier 2016)

Un autre fief important sur le territoire de la commune actuelle était le fief de Mondon (voir page 11)), dont le nom apparaît en 1040 dans la charte 12 du cartulaire de Noyers, qui nous apprend, par ailleurs, que ce fief, qui était un alleu, faisait partie de la paroisse de Nancré. Le premier seigneur connu est Pierre des Bancs, qui, vers 1486, vendit la seigneurie à Guyon Le Roy (1455-1525), vice-amiral du roi Louis XII et constructeur de la ville du Havre. Ce dernier était également seigneur de la Touche d’Avrigny (commune de Saint-Gervais-les-trois-clochers, dans la Vienne) et du Chillou (commune de Jaulnay). Une fille de Guyon Le Roy : Anne Le Roy épousa François II du Plessis et fut la mère de Louis du Plessis, seigneur de Mondon, ainsi que l’arrière-grand-mère d’Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu, né, selon les preuves que possède le propriétaire actuel, dans ce château du Chillou.

Château du Chillou (janvier 2016)
Château du Chillou (janvier 2016)

Au-début du 17ème siècle, la seigneurie de Mondon, comme celle de La Touche d’Avrigny appartenait à la famille de Saint-Gelais. En 1651 Marie de Saint-Gelais, dame d’Avrigny épousa Henry François de Vassé (1622-1684), seigneur d’Azay-le-Rideau, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur héréditaire du château de Plessis-les-Tours, qui devint ainsi seigneur de Mondon et en 1767, un de ses petits-fils : Armand Mathurin de Vassé (1708-1788), écrasé de dettes, vendit toutes ses seigneuries, y compris celle de Mondon, à Jean Cadet (1756-1781), roturier qui s’était enrichi en étant munitionnaire général des troupes royales au Canada !

Après la Révolution, la paroisse de Marigny-sous-Marmande, qui était dans le Poitou, devint la commune de Marigny-Marmande et fut incluse dans le département d’Indre-et-Loire ; elle s’agrandit avec le rattachement des communes de Ponçay et Nancré en 1832.

L’abbé Louis-Auguste Bosseboeuf (1852-1928), qui deviendra Président de la Société Archéologique de Touraine en 1901 fut curé de Marigny-Marmande de 1878 à 1885.

Marigny-Marmande fait partie du Parc Naturel Loire-Anjou-Touraine et est considérée comme la capitale de la truffe noire, dite « truffe du Périgord en Richelais ». Voir ici.

truffes2014-2015

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