Le nom de cette commune apparaît pour la première fois au 11ème siècle sous la forme Noziliacus mais ce toponyme est interprété de plusieurs façons : lieu planté de noisetiers, châtaigneraie, domaine de Nucilius, lieu où il y a des marais.

Hache polie de Nouzilly (photo PCIL)
Hache polie de Nouzilly (photo PCIL)

Plusieurs éléments néolithiques ont été trouvés, dont un polissoir et une hache polie, qui se trouve dans les réserves de la SAT selon PCIL.

La Pierre à vinaigre (Touraine Insolite)
La Pierre à vinaigre (Touraine Insolite)

De cette époque date aussi le petit menhir appelé La Pierre à vinaigre, qui se trouve au sud-ouest du bourg, au lieu-dit Le Hallier, à droite de la D 4, quand on vient du bourg. Le nom de ce mégalithe (qui est plutôt un microlithe, en l’occurrence) vient du fait qu’il recevait des libations de vin.

Les enceintes de Nouzilly (plan J.M. Couderc)
Les enceintes de Nouzilly (plan J.M. Couderc)

Cinq enceintes, dont trois datent de la fin de l’époque gauloise (ou la Tène), existaient sur le territoire de cette commune : un éperon barré : Gué-Chapelle, au nord-est du centre, et deux enceintes liées à la métallurgie : Le Bois de Charentais (au nord-est) et Les Fossés de César. Sur ce sujet voir : Jean-Mary Couderc : Les enceintes de terre en Touraine, in, BSAT 40, 1984.

Les fossés de César (photo Nicolas Husson)
Les fossés de César (photo Nicolas Husson)

Gué-Chapelle est un éperon de 250 m. sur 150 m. entre la vallée du Ruisseau de Gué-Chapelle et la vallée sèche du Pré-Toulmais ; il est barré par deux fossés séparés de 50 à 65 m. avec un talus au milieu.

Les fossés de César (photo Nicolas Husson)
Les fossés de César (photo Nicolas Husson)

Les Fossés de César, il ne subsiste de cette très vaste enceinte que la partie nord, d’un seul tenant de 2,5 km, entre Le Clos et la Choisille, au sud de Longueville, la partie est, de 2,5 km de long également, mais en plusieurs tronçons, entre Le Clos et Les Quatre Fontaines (au sud-est), dans le Bois du Mortier, où l’on dit qu’il y avait une source sacrée gauloise, disparue au 19ème siècle, et un petit tronçon, au sud, du côté de La Simonnière.

Les fossés de César (photo Nicolas Husson)
Les fossés de César (photo Nicolas Husson)

Jean-Mary Couderc a découvert sur la partie est, dans Le Bois du Mortier une porte protégée par des barrières successives, formées de fossés séparés par des talus, typique, selon lui, de l’âge du fer ; un chemin, avec des fossés latéraux, se dirige de cette porte vers l’extérieur.

Les fossés de César, porte (dessin JM Couderc)
Les fossés de César, porte (dessin JM Couderc)

On ne sait pas exactement quel était l’usage de ce dispositif de forme hexagonale , qui est encore parfaitement visible entre Le Carroi de la Croix-Blanche et la porte ; il abritait sans doute des activités métallurgiques car des scories ferriques y ont été trouvées mais ses dimensions laissent perplexe. Selon la tradition locale, le bourg était autrefois une grande ville connue sous le nom de « la Cité » !

Les fossés de César (photo G. Dubois)

Des domaines gallo-romains se trouvaient probablement au Villeret (au sud), à Longueville (au nord-ouest), où un habitat a été repéré et à Ville-Mousse (au sud-ouest), trois toponymes dans lesquels on retrouve le terme villa.

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