HISTOIRE

Le nom de Parçay apparaît pour la première fois au 11ème siècle, dans le cartulaire de l’abbaye de Cormery, sous la forme villa Parciaci, signifiant le domaine de Parcius (l’Avare). Le territoire de cette commune, situé sur la rive gauche de la Vienne, a été, comme toute la région, occupé dès l’époque préhistorique, ainsi que le montre le dolmen détruit de la Brèche, situé à droite de la route allant de la Prée à la Planche, un peu avant Chamorin, dans le petit bois en face de l’étang. Un site néolithique a aussi été découvert à proximité des Roziers.

Dolmen de la Brèche (mars 2013)

La vallée de la Vienne fut aussi largement habitée aux époques gauloise puis gallo-romaine, avec comme preuves pour Parçay, le site gallo-romain de la Vinière, l’étymologie du toponyme de la commune et celle de Migny, venant de Magniacus, c’est-à-dire le domaine de Magnus (le Grand) ou le Grand domaine. La tour actuelle de Migny est du 17ème siècle ; elle était autrefois isolée et plus tard un séchoir à tabac lui fut accolé. Il y avait aussi, probablement, un habitat gallo-romain à Prézault (voir ci-après), où deux sépultures ont été mises à jour.

Migny (mars 2013)

On trouve aussi, sur la droite, quand on va de Pouzay à Rilly par la D 58 (voir ces communes), un lieu-dit appelé Vinay ou Vinet, venant du gallo-romain Viniacus ou domaine de Vinius (le Vigneron), et cité plusieurs fois dans le cartulaire de l’abbaye de Noyers.

Il y eut une abbaye, mentionnée pour la première fois au 9ème siècle et l’abbé était  le seigneur de la paroisse mais après la disparition de cette abbaye (voir ci-après) on trouve mentionnés comme seigneur de Parçay :  en 1666, N. Drouin de Champmorin, probablement de la même famille que Charles Drouin, seigneur de Champmorin, sénéchal de L’Île-Bouchard (voir cette commune) au 17ème siècle, puis en 1717 César du Rozel (voir Theneuil) et, en 1752, Charles Drouin, seigneur de Parçay et de la Brèche ainsi que de la Bellonière (voir Cravant). Le fils de ce dernier, Louis Charles Drouin, fut maire de Parçay au début du 19ème siècle (voir la Brèche ci-après).

Le village des rois (mars 2013)

Il y avait aussi, à l’entrée de Parçay-sur-Vienne, le fief du Pont, situé sur l’Arceau, un petit affluent de la Vienne. Ce lieu est mentionné dès 1147, dans la charte 558 du Cartulaire de l’abbaye de Noyers, sous le nom de Pons Verris ; la métairie fut acquise en 1698 par Philippe Renault, marchand à Lièze (voir Chezelles) et en 1737, elle appartenait à Pierre Renaud, écuyer, huissier de la chambre de la duchesse de Berry.

Anciens fours à chaux (juin 2013)

Au 19ème siècle, deux fours à chaux furent installés à Dorée et il y eut jusqu’à six fours produisant de la chaux hydraulique pour la construction mais aussi pour l’amendement des terres ainsi que des briques agglomérées ; une ligne à voie étroite permettait de transporter les produits jusqu’au bourg. La production dura jusqu’en 1929.

Laiterie de Parçay (mars 2013)

Au 20ème siècle, une laiterie coopérative fut mise en place avec des installations très modernes pour l’époque. La cheminée en briques porte la date de 1938. Cette laiterie fonctionna jusqu’en 1976.

2 ont commenté “Parçay-sur-Vienne

  • guy JOUTEUX a écrit le :

    Bonjour,
    Pour le musée du bouchardais, nous recherchons des informations sur les origines et l’histoire de la laiterie
    de Parcay sur vienne.
    Si vous aviez aussi d’autres pistes ou infos sur les laiteries de ANCHE et de CRAVANT LES COTEAUX, nous serions ravis
    Guy JOUTEUX
    Président de l’association LES AMIS DU MUSEE DU BOUCHARDAIS
    Merci d’avance

    Répondre
    • a écrit le :

      Je crains de ne pouvoir vous être d’aucune aide.
      Tout ce que je sais sur la laiterie de Parçay-sur-Vienne est sur mon site et je n’ai pas d’information, ni sur la laiterie d’Anché, ni sur celle de Cravant.
      Désolé !

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