Le nom de cette commune apparaît pour la première fois, en 906, dans le cartulaire de Saint-Martin de Tours, dans la citation suivante : « Pausaniacum villa super flumen Bredonna », c’est-à-dire « la villa appelée domaine de Pausanius, au-dessus du Brignon »

Hache polie en dolérite
Hache polie en dolérite

Des outils du paléolithique ancien (acheuléen) et récent (magdalénien) ont été trouvés à Pauvrelay (voir ci-après).

Polissoir de La Chauvelière
Polissoir de La Chauvelière

Une hache en dolérite du néolithique a été ramassée aux Grandes Maisons (sud) et un polissoir mobile de la même époque provient du Châtelier (ouest). Selon le site Touraine Insolite, il y aurait dans la cour de la ferme du château un polissoir mobile provenant de La Chauvelière (nord-ouest).

Le camp de Brenne au début du 20ème s (photo Louis Dubreuil Chambardel
Le camp de Brenne au début du 20ème s (photo Louis Dubreuil Chambardel

Le Camp de Brenne s’étendait sur les communes actuelles de Paulmy et de Neuilly-le-Brignon.

La Pierre Chaude : ce dolmen également appelé « le siège des fées » se situe à gauche de la D 100, quand on va de Paulmy vers Neuilly-le-Brignon, à 600 m. après Le Châtelier. Il était probablement inclus dans Le Camp de Brenne.

Le dolmen et le camp de Brenne
Le dolmen et le camp de Brenne

Il est composé de 5 supports dont 3 portent encore la table effondrée, dont une partie se trouve à 2 m. au nord ; c’est un dolmen à chambre funéraire polygonale complètement fermée.

La Pierre Chaude (photo de JC Marquet)
La Pierre Chaude (photo de JC Marquet)

Des fouilles, faites en 1887, ont mis à jour des squelettes d’hommes et d’animaux, sans doute sacrifiés lors des inhumations, du chardon, des cendres, et des offrandes faites aux défunts (vases en poterie, pierres et silex taillés).

La Pierre Chaude (février 2020)
La Pierre Chaude (février 2020)

D’autres mégalithes sont indiqués par les toponymes :

La Pierre-aux-Loups, à 500 m au sud du Bois de La Tuilerie (sud-est) : Gérard Cordier (voir Inventaire … 1963) indique y avoir vu 2 supports de 1 m  de haut et une dalle plate enterrée à côté, qui laissent supposer la présence d’un ancien dolmen.

Jacques-Marie Rougé indique la présence d’un menhir appelé La Pierre Palette dans le Bois de l’Ange (nord-ouest) ; on dit qu’un morceau de cette Pierre aurait été utilisé pour construire, en 1894, une « grotte de Lourdes » dans le parc du château ; il s’agit sans doute de la christianisation de la Dame Blanche, qui, selon la légende, aurait habité une fontaine guérisseuse se  trouvant dans le Ruisseau de Sainte-Colombe, qui coule à l’ouest du château.

Représentation de la grotte du château (photo NR)
Représentation de la grotte du château (photo NR)

Des fragments de meules néolithiques ont été trouvés par Gérard Cordier à La Cormerie (voir ci-après) et à Villeret (voir ci-après).

fragment de meule néolithique trouvé à Villeret (dessin G. Cordier)
fragment de meule néolithique trouvé à Villeret (dessin G. Cordier)

La statue gauloise de Pauvrelay : dans le BSAT 27.07, 1939, le baron Henry Auvray est le premier à indiquer que le comte Pierre de Sarrazin découvrit dans sa ferme de Pauvrelay, au nord-ouest du bourg, la statue d’une « idole », qui aurait été  placée sur le tombeau d’un homme, comme l’indique la présence du poignard, et ressemblant au Mercure de Lezoux ; cette dernière affirmation est bizarre car cette statue n’a aucun point commun avec ce Mercure mais s’apparente beaucoup plus à celles découvertes à Paule (Côte d’Armor), à la fin du 20ème siècle, il est vrai.

La statue de Pauvrelay (71 cm). [Cliché H. Guillemot]
La statue de Pauvrelay (71 cm). [Cliché H. Guillemot]

Cette statue représente en effet un personnage masculin, à la tête ronde, aux yeux clos et à la bouche serrée ; La main droite, qui possède six doigts, tient de sa main repliée un poignard, dont la pointe est dirigée vers le bas ; La main gauche possède cinq doigts, l’extrémité des deux plus grands seulement atteignant la lame du poignard ; Le dos de la statue est brut mais relativement plat, une partie du côté gauche manque.

La statue de Puvrelay (Musée du Grand Pressigny)
La statue de Puvrelay (Musée du Grand Pressigny)

Elle mesure 71 cm de hauteur et 29 de largeur ; on pense qu’elle date de la fin de La Tène et qu’elle était plantée en terre. Elle se trouve actuellement au Musée du Grand Pressigny. Selon Gérard Coulon, in RACF 29.1, 1990, il s’agit d’une statue-menhir.

Il y avait à La Cormerie (nord-ouest du bourg) une importante villa gallo-romaine, avec thermes, cave et enduits peints à décors végétaux ; les fouilles ont révélé de la céramique commune et sigillée des 1er et 2ème siècle après JC, un sarcophage d’enfant et plusieurs tombes plates.

Bol en céramique sigillée de La Graufesenque, 50-85 apr. J.-C.
Bol en céramique sigillée de La Graufesenque, 50-85 apr. J.-C.

Un autre domaine existait probablement à Villeret (nord-ouest), venant de Villaris ou « ensemble de domaines ruraux ».

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