HISTOIRE

 

Le nom de cette commune, qui se trouve sur la rive droite de la Vienne et, pour une toute petite partie, sur la rive gauche,  apparaît pour la première fois en 1290 sous la forme Pozay, venant de Pontiacum ou « domaine de Pontius ».

Cette région, comme toute la vallée de la Vienne, a été occupée depuis la plus haute antiquité, comme le montrent le dolmen de la Pierre levée à Chenevelles (voir ci-après) et la hachette néolithique trouvée par Gérard Fouquet à Soulangé (voir ci-après). Une source sacrée, appelée la Fontaine de la Bonne Dame, était sans doute sous le patronage d’une divinité gauloise, et fut ensuite christianisée ; pendant longtemps il y eut des pèlerinages pour soigner les enfants ; cette source était sur la rive droite de la Vienne, un peu en amont du pont ; elle est maintenant recouverte d’une plaque de béton.   


Deux voies gallo-romaines traversaient le territoire de la commune : la grande voie Poitiers-Tours, qui venait de Nouâtre et qui allait vers Saint-Épain, et une voie secondaire, qui partait de Chenevelles et se dirigeait vers Chinon en passant par les Varennes, où les traces d’une agglomération (vicus) ont été repérées par Philippe Delauné et par Mougon, où il y eut un grand centre de production de poteries.

 

Près de l’embranchement de ces deux voies, deux archéologues de la région : Philippe Delauné et Alain Kermorvant, qui faisaient des photographies aériennes, ont vu en 1976 (année de grande sécheresse) les restes d’un immense domaine agricole (villa rustica) gallo-romain. D’autres domaines agricoles gallo-romains existaient aux Louines, venant de Lutonia villa ou « domaine de Lutonius » et à Douce (voir ci-après).

L’église fut fondée au 12ème  siècle par Jacques et Hugues de Pouzay.

Le fief de Pouzay, qui relevait de Profond Fossé à Trogues, fut divisé en trois parties du milieu du 16ème siècle jusqu’au 18ème siècle et fut appelé le fief des Trois Seigneurs ; il reste peut-être une trace de cette appellation dans le lieu-dit des Trois moulins.

En 1551, ces trois seigneurs étaient Claude de Crevant (seigneur de la Motte de Marcilly), Yolande de la Barre, épouse de Guillaume II de la Jaille, et Marguerite de Chargé (voir Razines5).

En 1612, Louis d’Aviau, seigneur de Piolant  possédait 1/3 de ce fief ainsi que les fiefs de Douce et de la Haute-Rue, où il avait un manoir (voir ci-après famille d’Aviau). En 1638, les deux tiers appartenaient à Louis de Jussac (voir Les Roziers, ci-après) et l’autre tiers à René de Mondion.

En 1721, ces deux tiers étaient la propriété de Jean Étienne de Varance, marquis de Gournais et en 1751 de Guillaume Torterue, seigneur de Roziers, qui les avait acquis de Philippe le Hayer, vicomte d’Azay.

Il existait aussi, sur la paroisse de Pouzay, une dizaine d’autres fiefs, dont celui de la Prévôté, dont les seigneurs furent, en 1600, Bernardin Brossin et, en 1638, Charles de Jussac (voir les Roziers).  

   

   

Un premier pont fut construit vers 1861 et détruit par un bombardement le 31 août 1944 ; il fut d’abord remplacé par un pont provisoire puis en 1965 par le pont actuel.

  

Famille d’Aviau de Piolant, d’Aviau du Bois de Sanzay et d’Aviau de Ternay

 

Cette famille descend de François d’Aviau, chambellan de Charles VII, qui épousa en 1490 Marie de Lacépède, dame de Piolant (paroisse de Dangé) et qui fut le grand-père de :

1.François II d’Aviau de Piolant, qui épousa en 1599 Louise du Bois et qui fut le père de Louis et de François III.

2.Louis d’Aviau de Piolant (mort vers 1635), seigneur de Piolant, de Pouzay, de Douce et de la Haute-Rue (à Pouzay) épousa en 1603 Jeanne Martel et fut le père de Louise et de Françoise. Un texte de Louis d’Aviau (1610) cite « mon lieu et maison noble de la Haute-Rue ».

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La Haute-Rue (oct. 2016)

3.François III épousa en 1607 Élisabeth de Ferrières et fut le père de Louis François (4) et de Jacques (5).

2.1. Louise (morte en 1684), dame de Piolant épousa en 1628 Jean II d’Armagnac (voir Marcilly) et fut la mère de Jean III d’Armagnac (1631-1684), qui fut le père de Mathieu Pierre d’Armagnac (né en 1675).

2.2. Françoise, épousa en 1628 Charles Martin d’Aloigny.

4.Louis François d’Aviau (mort en 1676), gouverneur de Loudun, épousa en 1644 Dorothée Gautier et fut le père d’un autre Louis François.

5.Jacques d’Aviau, seigneur du Bois de Sanzay (Deux-Sèvres), épousa en 1647 Anne d’Arsac et fut le père de Charles.

6.Charles d’Aviau du Bois de Sanzay épousa en 1697 Louise Begaud et fut le père de Charles François Pierre Louis et de Jacques d’Aviau du Bois de Sanzay, abbé commendataire de l’abbaye de Noyers.

7.Charles François Pierre Louis d’Aviau du Bois de Sanzay (né en 1703) épousa en 1731 Catherine Thérèse Perrin et fut le père de Charles François d’Aviau du Bois de Sanzay (1736-1826), archevêque de Bordeaux, et de Charles Jean Marie.

8.Charles Jean Marie (1740-1828), seigneur de Ternay (en Loudunois), fut le père de Charles François Marie d’Aviau de Ternay (1772-1845), qui émigra avec son père.

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