HISTOIRE

Le nom de cette commune, située pour sa plus grande partie sur la rive droite de la Vienne, au sud de L’Île-Bouchard, n’apparaît qu’au 12ème siècle, dans les archives d’Indre-et-Loire, sous la forme Pozay, issu de Ponziacus, venant du gallo-romain Pontiacus ou « domaine de Pontius » ou d’un toponyme celtique signifiant « le lieu de la fontaine ». 

Des silex taillés, essentiellement des bifaces, de l’acheuléen ont été trouvés dans les alluvions de la Vienne.

Du néolithique date Le dolmen de la Pierre Levée ou des Pierres Levées (voir ci-après Chenevelles, page 6).

hache en jadéite (MGP)
hache en jadéite (MGP)

Une très belle hache polie en forme de goutte d’eau, en jadéite (variété de jade, dense et dure, en général de couleur verte, exploitée dans les Alpes dès le 6ème millénaire avant JC), trouvée à Pouzay en 1966 peut être vue au Musée du Grand Pressigny.

Par ailleurs, une de mes connaissances m’a montré un jour une petite hache taillée mais non polie, qu’il avait trouvée en faisant de la prospection à Soulangé (voir page 5).

La Fontaine de la Bonne Dame, qui avait la réputation de soigner les enfants infirmes, se trouve sur une propriété privée, près de la Vienne, en amont du pont, sur la rive droite ; c’était peut-être une source consacrée à une divinité gauloise de la fertilité.

 

L’agglomération secondaire gallo-romaine des Varennes : à la sortie de Pouzay, en allant vers Trogues, entre la D 109 et la Vienne, sur un rectangle de 400 m sur 300 m, situé aux lieudits les Grandes Varennes (Pouzay) et les Varennes (Trogues), Philippe Delauné a repéré à plusieurs reprises, une importante agglomération secondaire (vicus), c’est-à-dire un habitat groupé autour d’un temple (fanum) et de bâtiments publics, en bordure d’une voie, en l’occurrence ici la voie Nouâtre/Chinon par la rive droite de la Vienne (voir ci-après). Il semblerait que cette agglomération ait été occupée à partir 1er siècle après JC puis ait été désertée à la fin de l’antiquité.

Les Louines (janvier 2020)
Les Louines (janvier 2020) 

Des domaines agricoles gallo-romains* existaient sans doute à Douce (Dulcia villa), voir page 7, à droite de la D 108 Nouâtre/Sainte-Maure, aux Louines (Lutonia villa), sur la D 368 vers Noyant, et à Marnaize, anciennement Vinay, venant de Viniacus ou « domaine de Vinius » voir page 4. Cependant le plus grand et le plus important de ces domaines étaient celui de Soulangé (voir ici).

 

Deux voies gallo-romaines traversaient le territoire de la commune : la grande voie qui allait d’Espagne en Belgique via Poitiers, Nouâtre, Saint-Épain, Pont-de-Ruan et Caesarodunum a été vue d’avion à côté de la Piraudière (sud-est du bourg) ; elle est encore bien visible à côté de la Haute Rue (au nord du bourg) sous la forme d’un chemin perpendiculaire à la D 58, qui rejoint ensuite la Billette (octroi entre Pouzay, Noyant et Trogues) et qui se prolonge vers Saint-Épain.

Voie Nouâtre/Saint-Épain
Voie Nouâtre/Saint-Épain

À Chenevelles une bifurcation permettait d’aller vers Chinon ; un chemin, visible à quelques endroits continue sans doute cette voie, qui passait ensuite par Mougon, où il y eut un grand centre de production de poteries dans l’antiquité.

L’église fut fondée au 12ème  siècle par Jacques et Hugues de Pouzay.

Le fief de Pouzay, qui relevait de Profond Fossé à Trogues, fut divisé en trois parties du milieu du 16ème siècle jusqu’au 18ème siècle et fut appelé le fief des Trois Seigneurs ; il reste peut-être une trace de cette appellation dans le lieu-dit des Trois moulins.

En 1551, ces trois seigneurs étaient Claude de Crevant (seigneur de la Motte de Marcilly), Yolande de la Barre, épouse de Guillaume II de la Jaille, et Marguerite de Chargé (voir Razines5).

En 1612, Louis d’Aviau, seigneur de Piolant  possédait 1/3 de ce fief ainsi que les fiefs de Douce et de la Haute-Rue, où il avait un manoir (voir ci-après famille d’Aviau). En 1638, les deux tiers appartenaient à Louis de Jussac (voir Les Roziers, ci-après) et l’autre tiers à René de Mondion.

En 1721, ces deux tiers étaient la propriété de Jean Étienne de Varance, marquis de Gournais et en 1751 de Guillaume Torterue, seigneur de Roziers, qui les avait acquis de Philippe le Hayer, vicomte d’Azay.

Il existait aussi, sur la paroisse de Pouzay, une dizaine d’autres fiefs, dont celui de la Prévôté, dont les seigneurs furent, en 1600, Bernardin Brossin et, en 1638, Charles de Jussac (voir les Roziers).  

   

   

Un premier pont fut construit vers 1861 et détruit par un bombardement le 31 août 1944 ; il fut d’abord remplacé par un pont provisoire puis en 1965 par le pont actuel.

  

Famille d’Aviau de Piolant, d’Aviau du Bois de Sanzay et d’Aviau de Ternay

 

Cette famille descend de François d’Aviau, chambellan de Charles VII, qui épousa en 1490 Marie de Lacépède, dame de Piolant (paroisse de Dangé) et qui fut le grand-père de :

1.François II d’Aviau de Piolant, qui épousa en 1599 Louise du Bois et qui fut le père de Louis et de François III.

2.Louis d’Aviau de Piolant (mort vers 1635), seigneur de Piolant, de Pouzay, de Douce et de la Haute-Rue (à Pouzay) épousa en 1603 Jeanne Martel et fut le père de Louise et de Françoise. Un texte de Louis d’Aviau (1610) cite « mon lieu et maison noble de la Haute-Rue ».

la-haute-rue-oct-2016
La Haute-Rue (oct. 2016)

3.François III épousa en 1607 Élisabeth de Ferrières et fut le père de Louis François (4) et de Jacques (5).

2.1. Louise (morte en 1684), dame de Piolant épousa en 1628 Jean II d’Armagnac (voir Marcilly) et fut la mère de Jean III d’Armagnac (1631-1684), qui fut le père de Mathieu Pierre d’Armagnac (né en 1675).

2.2. Françoise, épousa en 1628 Charles Martin d’Aloigny.

4.Louis François d’Aviau (mort en 1676), gouverneur de Loudun, épousa en 1644 Dorothée Gautier et fut le père d’un autre Louis François.

5.Jacques d’Aviau, seigneur du Bois de Sanzay (Deux-Sèvres), épousa en 1647 Anne d’Arsac et fut le père de Charles.

6.Charles d’Aviau du Bois de Sanzay épousa en 1697 Louise Begaud et fut le père de Charles François Pierre Louis et de Jacques d’Aviau du Bois de Sanzay, abbé commendataire de l’abbaye de Noyers.

7.Charles François Pierre Louis d’Aviau du Bois de Sanzay (né en 1703) épousa en 1731 Catherine Thérèse Perrin et fut le père de Charles François d’Aviau du Bois de Sanzay (1736-1826), archevêque de Bordeaux, et de Charles Jean Marie.

8.Charles Jean Marie (1740-1828), seigneur de Ternay (en Loudunois), fut le père de Charles François Marie d’Aviau de Ternay (1772-1845), qui émigra avec son père.

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