LE BOURG

Au centre de la commune, l’église Notre-Dame a été en partie reconstruite en 1869 selon les plans de l’architecte Gustave Guérin.

 

Le clocher carré date du 12ème siècle et appartenait à l’église primitive consacrée à saint Maurice ; il est surmonté d’une flèche hexagonale du 15ème siècle. Derrière l’église on pouvait voir deux sarcophages provenant de Soulangé selon certains ou du Moulin à vent selon d’autres mais il n’en reste plus qu’un actuellement. 

En face de l’église, le linteau d’une porte cochère est orné par une enseigne de 1873 illustrant le commerce de M. Leblanc, marchand de farines.

En prenant la petite rue qui descend vers la Vienne, à droite de la Départementale, on peut voir l’ancien lavoir communal ; il est aujourd’hui dans un triste état et mériterait bien d’être nettoyé et restauré comme cela a été fait dans de nombreuses communes. On peut aussi remarquer un peu avant ce lavoir d’anciennes marques de crues. 

MARNAISE ET LES VERNIÈRES

Après avoir traversé le pont, on voit tout de suite à droite, Marnaize, ancien fief relevant de Franc Palais à Luzé. Un document de 1575 indique « Marnaize ou Vinay ». Ce dernier toponyme venant du gallo-romain Viniacum ou « domaine du Vigneron »  se trouve aujourd’hui sur la commune actuelle de Rilly-sur-Vienne, à 1’ouest, à 1 km environ de Marnaize, qui une annexe de ce domaine.

Au 17ème siècle, le « sieur de Marnaize » est Jean Lestang (ou de Lestang), greffier de  justice à Noyers (Nouâtre), neveu de Jacques de Lestang, fermier de la seigneurie de Rivière. Marnaize appartint ensuite à François Champigny, fils d’un autre François, fermier de la Haute Rue (Pouzay), et époux de Marie Thion, fille de Claude Thion, sieur des Rajeaux, fermier de Talvois (voir Nouâtre 3.23), greffier et notaire.

Note sur la famille Thion : Ce Claude Thion fut aussi le père de

  1. Jeanne Thion épouse de Pierre Champigny, marchand à Soulangé et autre fils du François Champigny, fermier de la Haute Rue,
  2. Charles Thion, procureur à Tours,
  3. Claude Thion, sieur de la Houdrière à Pouzay,
  4. François Thion, sieur de la Houdrière, procureur fiscal de la seigneurie des Roziers et propriétaire de la Grande Maison à Soulangé,
  5. Nicolas Thion, sieur de la Houdrière, maître ès arts de l’université de Poitiers et tuteur des enfants de Nérée de Messemé, dame de Talvois.

Un peu plus loin, on aperçoit, à gauche, l’ancien fief des Vernières, qui est aujourd’hui une exploitation agricole dont le bâtiment principal, flanqué de deux tours carrés, est du 17ème siècle. Le seigneur des Vernières était en 1615 Lancelot de Kerbout, époux de Marie des Ligneris. Plus tard, le propriétaire fut Charles Renault, fils de Philippe Renault, qui avait épousé en 1665 Catherine Davonneau. Charles Renault épousa Anne Martineau, de Sainte-Maure et fut le père de Charles Philippe Renault (1717-1782), seigneur des Vernières, dont le fils Jacques Philippe Renault des Vernières fut guillotiné à Tours en 1793.

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