HISTOIRE

 

Le nom de cette commune située sur la rive gauche de la Vienne, entre Ports et Antogny (voir ces communes), apparaît pour la première fois en 920, dans un acte de Charles III le Simple , sous la forme Pusciniacus, venant du gallo-romain Pussiniacus ou « Domaine de Pussinius ».

Cartes d’Ernest Montrot

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Les fouilles préventives organisées par la DRAC entre mars 2012 et juillet 2013 à l’occasion de la construction de la ligne TGV Paris/Bordeaux, qui par ailleurs a gravement impacté cette commune, ont mis à jour trois sites préhistoriques et antiques au sud-ouest du bourg.

Les fouilles de Grouet (photo INRAP)
Les fouilles de Grouet (photo INRAP)

À Grouet, il a été découvert :

3 haltes de chasseurs de la fin du paléolithique, qui ont fourni des silex taillés et des pointes en silex ainsi que 530 vestiges osseux d’aurochs et de cerfs.

Des tumulus, des fosses et des foyers à pierres chauffées du néolithique.

Des traces d’une occupation à l’âge du bronze et à l’âge du fer.

Voir : https://multimedia.inrap.fr/atlas/Ligne-a-grande-vitesse-Tours-Bordeaux/sites/3288/Grouet#.XqhZrMgzZHg

Le Fond d'Arrêt : alignement de trous de poteaux (photo DRAC)
Le Fond d’Arrêt : alignement de trous de poteaux (photo DRAC)

Au Fond d’Arrêt, à côté du dolmen de Doux (voir page 7), il a été découvert :

Un habitat du néolithique final (-2 800/-2 500), caractérisé par de nombreux trous de poteau, supportant des petites habitations avec toiture à double pente et accompagné de plus de 10 000 tessons de céramiques (coupes, bols, cuillères, pots, fusaïoles) et de 2 900 silex taillés (grattoirs, scies à encoches, pointes de flèches, poignards, lames, lamelles), souvent tirés de nucléus du type Livres-de-Beurre provenant du Grand-Pressigny.

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Des vestiges d’une occupation à l’âge du bronze et à l’âge du fer : fossé parcellaire, céramiques décorées, vases de stockage.

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Voir DRAC : Archéologie en région centre : la LGV Tours-Bordeaux : Le Fond d’Arrêt.

Voir aussi : http://www.paleotime.fr/la-pierre-levee-pussigny-indre-et-loire/

Plan des fouilles du Vigneau (dessin Arkemine)
Plan des fouilles du Vigneau (dessin Arkemine)

Au Vigneau, à 200 m. à l’ouest du dolmen, il a été découvert :

Tombe du Vigneau (photo DRAC)
Tombe du Vigneau (photo DRAC)

Une nécropole du néolithique moyen (-4 500/-4 300), qui a livré plus de 100 sépultures de défunts inhumés dans des fosses, en position fœtale, dont la tête était orientée à l’est, accompagnés de restes d’animaux, d’outils et d’armatures en silex, de vases en céramique relevant de la culture de Chambon (voir cette commune). 

Le Vigneau : tombe de l'âge du bronze, entourée d'un fossé (photo DRAC)
Le Vigneau : tombe de l’âge du bronze, entourée d’un fossé (photo DRAC)

Une autre nécropole de l’âge du bronze, avec des inhumations dans des coffres de pierre contenant des dépôts funéraires : poteries, objets en métal, perles, épingles en bronze, lame de couteau en fer, ainsi qu’avec des ossements brûlés placés dans des urnes. L’une de ces tombes, entourée d’un fossé et dont le fond était constitué de dalles soigneusement assemblées, était un vrai monument funéraire.

Le Vigneau : céramiques de l'âge du bronze (photo DRAC)
Le Vigneau : céramiques de l’âge du bronze (photo DRAC)

Un grand temple (fanum) gallo-romain, dont la cella mesurait 6,70 m. sur 6,10 m., implanté à l’est des nécropoles, était l’élément principal d’un sanctuaire situé à la frontière entre les Turons et les Pictons

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À proximité de ce temple, se dressaient des habitations et des ateliers, où l’on a découvert de la vaisselle de table et de stockage, des fibules, un stylet en fer et une pièce de monnaie de Magnence (empereur de 350 à 353).

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Voir DRAC : Archéologie en région centre : la LGV Tours-Bordeaux : Le Vigneau.

Fouilles du Vigneau

Sur le Château de l’Amirette : voir Sauvage, page 6

Une grande villa gallo-romaine, qui a sans doute donné son nom à l’agglomération, s’étendait à la place du cimetière actuel, dans lequel, selon les chartes 31 et 37 du cartulaire de Noyers, il y avait encore au moyen-âge des ruines (maceriae) importantes. Des domaines agricoles gallo-romains existaient sans doute à Doux (dola villa, dans la charte 479 du cartulaire de Noyers) (voir page 7) et à Grizay (nord-ouest du bourg, à la limite avec Ports), venant de Gresiacus ou « domaine de Gresius ».

Grizay (mars 2012)
Grizay (mars 2012)

Au moyen-âge, la villa gallo-romaine devint, comme cela fut souvent le cas, une villa mérovingienne ; ce qui explique que de nombreux sarcophages y ont été découverts, dont celui d’une certaine Lupicina. Certains de ces sarcophages peuvent être vus au château du Châtellier à Paulmy, qui appartient à la famille Lemaître, également propriétaire de la ferme Blanchard à Pussigny.

Le château de la commune est nommé la Proutière ou la Proustière ou la Prouterie ; ce nom vient de proust, variante de prévôt et nom de personne à partir du 14ème siècle : c’était un fief dépendant de la seigneurie de Nouâtre ; à la fin du 17ème siècle, cette propriété fut achetée par Hiérôme Babinet, conseiller au Présidial de Poitiers, qui embellit le château et y fit mettre ses initiales (H.B.) ; voir page 5.

 

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