HISTOIRE

 

Le nom de cette commune située sur la rive gauche de la Vienne, entre Ports et Antogny (voir ces communes), apparaît pour la première fois en 920 sous la forme Pusciniacus, venant du gallo-romain Pussiniacus ou Domaine de Pussinius. Il y avait donc là une villa gallo-romaine, devenue ensuite, comme cela est souvent le cas une villa mérovingienne ; cette villa devait se trouver à l’emplacement du cimetière, où il y avait encore, au 11ème siècle, de nombreuses constructions, comme l’indiquent les chartes 31 et 34 du cartulaire de Noyers. De nombreux sarcophages ont été découverts près du cimetière et de l’église, dont celui d’une certaine Lupicina. Certains de ces sarcophages peuvent être vus au château du Châtellier à Paulmy, qui appartient à la famille Lemaître, également propriétaire de la ferme Blanchard à Pussigny.

Mais nous avons déjà vu que toute cette partie de la vallée de la Vienne a été occupée depuis la préhistoire ; les traces en sont, à Pussigny, le dolmen de Doulx (voir ci-après), la station du Bec-des-deux-eaux, aujourd’hui sur Ports (voir cette commune) mais autrefois sur Pussigny et la station du château d’Amirette à Sauvage ; à son sujet Ernest Montrot (voir bibliographie) écrit « la station du château d’Amirette fut exploré voici une trentaine d’année (donc vers 1900) par M. Parfait, instituteur à Pussigny ; elle fournit alors de splendides pièces en silex local : lames allongées, poinçons, percuteurs, grattoirs, tranchets, scies à encoches, haches polies, pointes de flèches. »

Cette station préhistorique se trouve au lieu-dit Sauvage, du latin Silvaticus = qui est au milieu des bois ; c’était une ancienne seigneurie, dont le nom est cité dès 1069 dans le cartulaire de Noyers ; les maisons, anciennes pour la plupart, sont au pied de la colline, où, selon la tradition, il y avait un château médiéval.

Le château de la commune est nommé la Proutière ou la Proustière ou la Prouterie ; ce nom vient de proust, variante de prévôt et nom de personne à partir du 14ème siècle : c’était un fief dépendant de la seigneurie de Nouâtre ; à la fin du 17ème siècle, cette propriété fut achetée par Hiérôme Babinet, conseiller au Présidial de Poitiers, qui embellit le château et y fit mettre ses initiales (H.B.) ; voir ci-après.

 

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