HISTOIRE

Le nom de cette commune située sur la rive gauche de la Vienne apparaît pour la première fois en 975, dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Florent de Saumur, sous la forme « in villa de Ruilliaco » puis en 1080 dans la charte 81 du cartulaire de l’abbaye de Noyers sous la forme « Rilliacus ».

Ces deux indications confirment l’origine gallo-romaine de ce toponyme puisque Rilliacus est un mot latin signifiant : le domaine agricole de Regulius et que ce patronyme est d’origine gauloise. À cette époque, deux voies suivaient les deux rives de la vallée de la Vienne, en direction de Candes-Saint-Martin pour ce qui est de la rive gauche et en direction de Chinon pour ce qui est de la rive droite et de nombreux domaines agricoles (villae rusticae) étaient principalement consacrés à la culture du blé, dont la plus grande partie était exportée vers Rome.

Vue générale (2013)

L’étymologie nous amène à penser qu’il y avait au moins deux autres domaines agricoles : à Doucé, qui vient du gallo-romain Dulciacus ou domaine de Dulcius (le Doux) et à Chougne, qui vient du gallo-romain Cavinia villa ou domaine de Cavinius.

Doucé (février 2013)

Les archives indiquent qu’un château fut construit à la fin du 14ème siècle pour Guillaume Odart, seigneur de Verrières-en-Loudunois, chambellan du duc Jean I de Berry puis conseiller et chambellan du roi René, époux en premières noces d’Isabeau de Craon, fille de Guillaume II de Craon, seigneur de Sainte-Maure et de Nouâtre, puis, en secondes noces de Jeanne d’Ausseure.

En 1669 la propriété de Rilly fut saisie à Jean-Jacques du Verdier, époux de Marguerite de Jussac, fille du comte de Jussac et descendante de la famille Odart, au profit de François de Siffredy, conseiller du roi. Dans ses Mémoires, Primi Visconti, fait le portrait de ce nouveau châtelain, un homme très riche, âgé de 70 ans, qui avait épousé une jeune fille de 15 ans !

En 1753, Joseph de Durand, fils d’Anne de Siffredy, héritière de François de Siffredy, vendit le domaine à Claude Henri Odart de Rilly (1728-1801), époux de Jeanne Amable Chabert de Prailles (voir ici) et lui-même descendant de Guillaume Odart et seigneur de Prézault, (voir Parçay-sur-Vienne).

Le château de Rilly en 1837
Le château de Rilly en 1837 (dessin de James Richard)

En 1840 Ulysse Charbonnier racheta la propriété, fit détruire le vieux château et construire le château actuel. Ces opérations l’ayant ruiné, Rilly fut saisi puis acquis par maître Boucq, notaire local. En 1911, la propriété revint à André Henri Paul Odart de Rilly (1812-1880), petit-fils de Claude Henri et époux de Geneviève du Pont d’Aubevoye, dame d’Oysonville. Le petit-fils de ces derniers : François Odart de Rilly d’Oysonville, né en 1891 et décédé au château de Rilly en 1966, fut un archéologue local qui fit des fouilles à Mougon (voir Crouzilles) et qui, sous le nom de comte de Rilly, écrivit de nombreux articles dans le Bulletin des Amis du Vieux Chinon (BAVC), dont un sur le château de Rilly (voir BAVC 1927.2.9) dans lequel il y a un dessin de James Richard représentant l’ancien château en 1837.

Armes des Odart de Rilly (église)

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