LA VALLÉE DE COURTINEAU

Vallée de Courtineau vue du ciel (septembre 2013)
Vallée de Courtineau vue du ciel (septembre 2013)

Pour se rendre dans cette très touristique vallée, il faut emprunter, en face de l’église, la rue des fontaines, et continuer par la rue du viaduc ou D 210 en direction de Sainte-Maure ; on passe alors au moulin de Bisset puis on trouve, à gauche, une petite route qui conduit à Mont-au-maire.

Pigeonnier de Mont-au-maire (janvier 2016)
Pigeonnier de Mont-au-maire (janvier 2016)

Ce lieu-dit, indiqué sur les cartes sous la forme Mont Omer, tire son nom de la charge de « maire« , qui, au Moyen-Âge était une charge de police dépendant du prévôt. Ce « maire » était en 1476 Jean Mairel, qui venait d’acheter à François Dupin, dit le Baschier, « l’hostel du Mont« . Le pigeonnier, avec les armes des chanoines de Saint-Martin, est postérieur à cet achat.

Blason figurant sur le pigeonnier (janvier 2016)
Blason figurant sur le pigeonnier (janvier 2016)

On arrive ensuite aux Roches, où des silex taillés ont été retrouvés et où des carrières de sarcophages mérovingiens furent transformées, au 11ème siècle, en habitations troglodytiques. Voir https://sites.google.com/site/37roches/

 

Carrière de sarcophages des Roches (juin 2014)
Carrière de sarcophages des Roches (juin 2014)

On passe ensuite devant le château de Brou et sous le viaduc des Besnault (voir Noyant) et juste avant l’oppidum des deux Manses (voir Sainte-Maure), on tourne à gauche vers Mareille. Nous sommes maintenant dans la vallée de Courtineau. Cette belle vallée a été creusée par la Manse de Souvres, petit affluent de la Manse de Sainte-Maure ; on peut voir, sur la rive droite, sur laquelle nous sommes,  de nombreuses habitations troglodytiques, autrefois très habitées et transformées maintenant, pour la plupart, en résidences secondaires, et sur la rive gauche, qui est sur la commune de Sainte-Maure, plusieurs moulins.

 

Vallée de Courtineau au 19ème siècle (CP)
Vallée de Courtineau au 19ème siècle (CP)

Après être passé à Pont Goubault, on continue en direction de Courtineau.

Les tombes de Pont-Goubault
Les tombes de Pont-Goubault (sept. 2009)

On peut trouver tout de suite sur la gauche, en cherchant bien, quatre sépultures mérovingiennes taillées dans le roc, qui contenaient des squelettes, dont la tête était tournée vers le nord ; des débris de poteries du 5ème ou 6ème siècle ont aussi été découvertes à cet endroit.

 

Fontaine Saint-Marc (janvier 2016)
Fontaine Saint-Marc (janvier 2016)

On peut voir ensuite, sur la gauche, la fontaine Saint-Marc, dont l’eau, dit-on, soignait les problèmes de vue puis sur la droite, un peu avant le viaduc de l’autoroute, un ancien lavoir.

 

Lavoir de la vallée de Courtineau (janvier 2016)
Lavoir de la vallée de Courtineau (janvier 2016)

Après Courtineau, ancienne paroisse, citée dans un document de 1425, et le moulin de la Chaise, on arrive à Notre-Dame de Lorette. Cette chapelle troglodytique du 15ème siècle a peut-être été appelée ainsi par analogie avec Notre-Dame de Lorette, en Italie, où la maison troglodytique de la Vierge Marie à Nazareth fut transplantée en 1290 et qui devint au 15ème siècle un des trois grands pèlerinages de la chrétienté, avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle. Sur cette chapelle, voir l’excellent travail de Jean-Paul Desaché (Anovi 2017).

Notre-Dame de Lorette, vue du ciel (septembre 2013)
Notre-Dame de Lorette, vue du ciel (septembre 2013)

Dans cette chapelle se trouvent un croissant, une coquille Saint-Jacques, une croix latine pattée et diverses sculptures, dont une sculpture murale représentant deux anges portant un écu, surmontés du Père Éternel, du Saint Sépulcre et du Saint-Esprit, qui figurent la Trinité. Selon la tradition, Jeanne d’Arc s’y serait arrêtée en se rendant à Chinon pour rencontrer le futur roi Charles VII. Au-dessus de la porte d’entrée un blason portant un croissant renversé est surmonté d’une croix latine (cette croix diffère de la croix des templiers, par la longueur de sa branche inférieure). 

ND de Lorette (janvier 2016)
ND de Lorette (janvier 2016)

Un pèlerinage se rend à cette chapelle le 1er dimanche d’octobre et elle est généralement ouverte par la propriétaire l’après-midi, en été. 

Au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle (janvier 2016)
Au-dessus de la porte d’entrée de la chapelle (janvier 2016)

Voir http://touraine-insolite.clicforum.fr/t471-Notre-dame-de-lorette.htm

Voir aussi Saint-Épain sur le site Tourainissime, que je remercie pour son aide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une personne a commenté “Saint-Epain

  • pmd a écrit le :

    Quatre villae gallo-romaines se trouvaient sur le territoire actuel de Saint-Épain :
    Épeigné de Spaniacum = domaine de l’Espagnol
    Le Biré de Burriacum = domaine du Rouquin
    Peigné de Paniacum = domaine du Pain
    Vrillé d’Apriliacum = domaine de Celui qui est né en avril

    Répondre

Laissez un commentaire

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 
requis