SAINTE-PATERNE-RACAN

Le nom de cette commune, qui se trouve dans le nord-ouest du département, apparaît pour la première fois au 6ème s. chez Grégoire de Tours sous la forme Parochia Peternacensis, soit « Paroisse de Paternacus », ce dernier toponyme signifiant « domaine du Paternel », ce personnage gallo-romain ayant ensuite été confondu ou assimilé avec Saint Paterne d’Avranches.

plan de la commune

La région fut occupée dès le néolithique, comme le montrent le menhir de La Pierre-Levée et le Polissoir d’Hodebert (voir ci-après).

Des traces d’habitations gauloises ont été vues près du Ruisseau de Luenne (du gaulois luta = marais).

Des domaines gallo-romains existaient sans doute à Clairville (au sud), toponyme composé sur la latin villa, au Chauchy (sud-ouest), venant de Calpiacus ou « domaine de Calpius », à La Jaunay (au sud), venant de Gallinacus ou « domaine du Gaulois », à Lucé (sud-est), venant de Lucciacus ou « domaine de Luccaeus », à Saché (nord-ouest), venant de Sabiacus ou « domaine de Sabius », à Terchey (sud-est), venant de Triacus ou « domaine de Tricius (patronyme gaulois », à Thuré (sud-est), venant de Thuriacus ou « domaine du Taureau » et à Vitray (sud-est), venant de Victoriacus ou « domaine du Victorieux ».

PATRIMOINE À VOIR

La Pierre levée 1

Le menhir La Pierre-Levée, en grès, se trouve à La Grange (sud-est), près du Ruisseau de Luenne ; il mesure 3 m. de haut, a été redressé et bloqué en position verticale  les restes de la partie supérieure, qui a été cassée, se trouvent à son pied. On peut le voir en empruntant sur 300 m. un chemin, qui part vers le nord-est, entre Les Forges et La Grange.

La Pierre levée (photo site naturamagnifica.jimdo.com)
La Pierre levée (photo site naturamagnifica.jimdo.com)

Le polissoir d’Hodebert se trouve à 240 M au nord-est du château d’Hodebert (dans le centre de la commune) et il faut demander une autorisation pour aller le voir.

polissoir d'Hodebert (photo J.C. Marquet)
polissoir d’Hodebert (photo J.C. Marquet)

Jean-Claude Marquet écrit dans La Préhistoire en Touraine : « Ce polissoir (…) est un énorme bloc de grès éocène de 3,60 m de long sur 2,40 m de large, et plus de 1,50 m d’épaisseur. Les traces de polissages y sont très nombreuses : 10 rainures parallèles bien regroupées et une dizaine de plage de polissage plus dispersées. Situé à l’intérieur d’un bois, ce polissoir ne gênait en rien les travaux agricoles, c’est donc apparemment pour une raison tout à fait insignifiante qu’on a tenté de le faire disparaitre sans réussir, le grès et les perrons de l’éocène étant des matériaux particulièrement tenaces. On observe à la surface des trous de minage qui l’ont endommagé. Une vaste cavité a également été creusée au-dessous de lui comme pour le faire disparaitre sous terre ou l’entrainer en bas de la pente, mais là encore sans succès ».

situation du menhir
situation du menhir

Il a été signalé en 1981 par André Montoux (voir Gallia Préhistoire, 24.2, 1981).

 

 église de Saint-Paterne-Racan

C’est sur le territoire de cette commune que le poète Racan (Honorat du Bueil de Racan) fit reconstruire le château de la Roche-Racan, que l’on peut visiter du 6 juillet au 14 août.
 

 château de la Roche-Racan

Près de là se trouve une vallée avec toute une série de maisons troglodytiques.
 

 maisons troglodytiques

Laissez un commentaire

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 
requis