LA PETITE BAILLOLIÈRE et LE DOLMEN DES BOMMIERS

 

La croix tréflée, dont nous avons parlé ci-dessus, est située à la sortie de Sainte-Maure, en direction de Poitiers ; pour y aller, il faut prendre, au dernier grand rond-point, la D108 en direction de Nouâtre et, au premier carrefour, une petite route à gauche, qui va vers Maillé ; au pied de cette croix, un chemin part à droite : c’est l’ancienne voie gallo-romaine qui allait de Nouâtre à Athée-sur-Cher, via Sainte-Maure et qui passe à côté du dolmen de Bommiers.

 

Si l’on emprunte ce chemin (carrossable par temps sec) on passe d’abord devant la ferme de la Petite Baillolière, où l’on peut voir plusieurs grosses pierres que l’ancien propriétaire dit avoir amenées quand il était jeune du lieu-dit les Trois-Croix, en face de la ferme, près de la route de Maillé (voir ci-dessus).

 

Peu après, on peut voir, sur la gauche, le dolmen de Bommiers ou de Boumiers, situé près du lieu-dit les Raudières, dans un champ que la cadastre nomme la Pierre fondue. Il se trouve à 1km environ à droite de la route qui va de Nouâtre à Sainte-Maure (d’où on peut l’apercevoir) et à moins de 2km de la Pierre Percée, que l’on peut rejoindre par le GR 655.

Ce dolmen de 1,90 x 2,65 x 3,20 mètres fut signalé en 1842 à la Société archéologique de Touraine par l’abbé Jean-Jacques Bourassé. Fait de craie spathique et de grès (roches qui abondent aux alentours), il est ouvert à l’est, comme tous les dolmens de la région

L’abbé Jean-Jacques Bourassé, découvreur de ce dolmen, écrit à son sujet (voir bibliographie) « Dirigé du sud-est au nord-ouest, il est composé de six pierres de dimensions différentes. La table triangulaire s’inscrirait assez bien dans un triangle rectangle ; elle présente dans sa plus grande largeur, c’est-à-dire à la base du triangle, 2,40 m. Sa longueur est 3,10 m. et son épaisseur de 85 cm. Cette table offre à sa surface quelques traces d’un travail grossier ; c’est une rainure irrégulière, en forme de rigole, partant du centre et se dirigeant vers le nord. Bien appuyée sur de grosses pierres verticalement implantées en terre, elle produit l’effet d’un toit grossier, élevé de terre de 1,70 m. » On croyait à cette époque que les dolmens étaient des tables de sacrifice utilisées par les druides gaulois ; on sait maintenant que ce sont des monuments funéraires datant pour la plupart du chalcolithique (entre – 2 500 et – 1 800) et il est probable que cette « rigole » dont parle l’abbé Bourassé soit d’origine naturelle !

 

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