HISTOIRE

Le nom de Tavant apparaît pour la première fois en 987 sous la forme villa Tavennis, signifiant domaine tranquille, puis sous la forme Tavento dans les chartes 68, de 1075, et 333, de 1105, du cartulaire de Noyers. Ce cartulaire parle souvent de Dame Odile (petite-fille de Marric, seigneur de Nouâtre) épouse d’Yvon de Tavant, dont les fils (les Fils-Ivon) ont laissé leur nom à un hameau de Sazilly (voir cette commune) et à au château de la Motte à Marcilly-sur-Vienne.

Portail de l’église au 19ème siècle

Le site fut occupé à l’époque néolithique puis à l’époque gallo-romaine, comme le montre la grande nécropole découverte en 1997 au 42 rue Grande, où l’on a découvert 103 tessons de céramique néolithiques et de l’âge du bronze ainsi que 24 sépultures datant du 1er au 3ème siècle après JC, qui contenaient des adultes inhumés dans des cercueils ainsi que 8 enfants placés dans des sarcophages ; ces sépultures ont livré 118 objets, dont 67 céramiques (gobelets, cruches, assiettes, etc.), 17 objets en verre (récipients, perles, etc.), 4 paires de chaussures, 3 épées miniature et 5 pièces de monnaie, parmi lesquelles un as de Claude ainsi qu’un as de Néron. Malheureusement, ces très beaux objets ne sont que rarement exposés.

Poterie découverte 42 rue Grande (photo Marius Heranowicz)

La voie gallo-romaine, allant de Dangé-Saint-Romain à Candes, via Rivière, passait sur le territoire de cette commune, où il existait, dit-on, trois gués sur la Vienne. De fait, aujourd’hui encore, trois rues conduisent à la Vienne : ce sont, en venant de L’Île-Bouchard (voir cette commune), la rue Sainte-Anne, puis la rue du Port de Vau et enfin la rue Port de Réneuse.

Vase en verre découvert 42 rue Grande (photo Mariuz Hermanowicz)

Le gué principal était sans doute au bout de la rue Sainte Anne, près de l’ancien prieuré ; de l’autre côté de la Vienne, sur la commune de Panzoult (voir cette commune), se trouve la métairie du Pont où il y avait une maladrerie appelée « la maladrerie de Tavant » ; il paraît, selon un ancien habitant du village, que ce gué est encore nettement visible aux périodes de basses eaux ; les deux autres rues arrivaient à des ports sur le rivière, comme l’indiquent leurs noms.

Gué en face du Pont à Panzoult (juin 2013)

Le prieuré (voir ci-après), cité, sous la forme Monachos de Tavento dans la charte 181, de 1089, du cartulaire de Noyers, fut fondé en 987 par Thibault, seigneur de L’Île-Bouchard (voir cette commune) et Geoffroy Fuel, lors de son conflit avec son neveu Bouchard III, s’y réfugia. Il fut alors détruit puis reconstruit.

Ancienne église du prieuré de Tavant (carte postale)

Le fief appartenait au prieur et relevait directement du roi de France ; dans un aveu de 1506, le prieur indique que l’on parlait auparavant de « la ville de Tavant » mais que celle-ci fut détruite par les anglais occupant Faye-le-Vineuse.

2 ont commenté “Tavant

  • tricas a écrit le :

    Bonjour , je viens de terminer une recherche approfondie sur les fresques de la crypte , et je suis en mesure d’apporter une explication générale et une interprétation de quasiment toutes les scènes.
    cordialement

    Répondre
  • bruno LIZEE a écrit le :

    Bonjour
    Je suis toujours surpris des interprétations définitives sur l’iconographie romane ! certaines sont improbables d’autres intéressantes et il ne faut pas oublier qu’elles sont souvent plurielles et que dans tous les cas nous avons perdu les clés.

    Répondre

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