HISTOIRE

 

Cette commune, au nord de la communauté, est la seule qui ne fait pas partie du canton de Sainte-Maure. Le cartulaire de l’abbaye Saint-Florent de Saumur cite une villa peurera ou villa pevrera appartenant à cette abbaye alors dirigée par l’abbé Amalbert (seconde moitié du 10ème siècle) ; il s’agit peut-être du même domaine qui sera ensuite appelé villa perdita (cartulaire de l’archevêché de Tours, 13ème siècle).

Les explications de l’étymologie de ce « domaine perdu » sont variées et aucune n’est sûre ; c’était, peut-être tout simplement un domaine « situé à l’écart » ou encore un domaine « perdu » par l’abbaye Saint-Florent ou par la collégiale Saint-Martin au profit de l’archevêché de Tours, ou encore, moins sûrement, d’un domaine « détruit », par les barbares selon certains, par les arabes selon d’autres.

Selon le site de la mairie un certain Pierre Bonnard, au 13ème siècle, vint de Candes pour administrer le domaine des archevêques de Tours ; ce serait lui qui aurait planté le bois auquel il donna son nom, qui passa ensuite à la propriété : fief dépendant des seigneurs de Sainte-Maure ; il appartenait en 1559 à Claude de Corbin, écuyer puis il devint la propriété de Louis de Tours (mort en 1605) « conseiller du roi et secrétaire de ses finances » ; ce dernier eut une fille : Geneviève de Tours, qui épousa en 1615 Lancelot du Bouchet, gouverneur du Vendômois, et un fils : Nicolas de Tours, qui épousa en 1625 Marie de Beaufils.

Au 18ème siècle, le château appartenait aux Milon de Mesne ; le comte Fortunat Milon de Mesne (1767-1847) y naquit ; ce dernier, ardent royaliste, fut successivement préfet des Hautes-Pyrénées, de l’Indre et du Doubs, où il ne laissa pas un excellent souvenir puisqu’un habitant de Besançon écrit dans son journal : « le nouveau préfet, M. de Milon, a fait plus de sottises depuis 8 jours que tous ses prédécesseurs dans plusieurs années. »

En 1757 les habitants de Villeperdue aménagèrent et entretinrent une route (actuelle D21) allant de Boisbonnard à la voie royale Paris-Bordeaux (actuelle D910) comme l’indique la borne à côté du cimetière (voir ci-après). Ils furent, en contrepartie, dispensés des impôts (pour une année sans doute).

Au siècle suivant, c’est la ligne de chemins de fer Tours-Poitiers qui contribua à désenclaver la commune ; la gare fut construite en 1851 et la ligne fut électrifiée en 1938.

On peut aussi noter qu’en 1911, Roland Garros fut contraint de se poser à Villeperdue, non loin de la N10 (D910), à la suite d’une panne de moteur lors de la course Paris-Madrid.

La commune est aujourd’hui connue par le magasin de Maurice Dufresne [1] (5 Rue du Carroi du Vignau. 02 47 26 08 12) , avec un hélicoptère Vertol H21 [2] devant la devanture.

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